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mardi 30 novembre 2004 à 12:33
Message
#1
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Face à la pression internationale et à la mobilisation de l'opposition, le président sortant, Léonide Koutchma, s'est dit favorable lundi soir à l'organisation d'un nouveau scrutin présidentiel pour sortir son pays de l\'impasse. "Si nous voulons vraiment préserver la paix et le consensus et construire cette société juste et démocratique dont nous parlons tant, mais à laquelle nous ne sommes pas parvenus par les voies légales, ayons donc de nouvelles élections", a-t-il déclaré. Le Premier ministre Viktor Ianoukovitch, candidat du pouvoir déclaré vainqueur de l'élection, se tenait à ses côtés. Il avait déjà enregistré dans la journée la défection de son directeur de campagne. Pour les partisans de l'opposant Viktor Iouchtchenko, qui crient à la fraude depuis le soir du second tour, le 21 novembre dernier, cette concession est une victoire. "Demain (mardi), nous pourrions assister à une décision politique et judiciaire qui pourrait nous permettre de sortir de la crise", leur a lancé le candidat libéral, partisan d\'un ancrage à l'Ouest de l'ancienne république soviétique. MOTION DE CENSURE AU PARLEMENT Mardi matin, bravant les chutes de neige de la nuit précédente, ils se sont massés devant le Parlement et le siège de la Cour suprême, distants d\'une centaine de mètres à peine dans le centre de Kiev. La plus haute instance judiciaire a repris l'examen de l'appel formulé par l'opposition, qui réclame l'invalidation du second tour pour fraudes massives et demande l'organisation d'un nouveau scrutin - Iouchtchenko souhaite qu'il ait lieu le 12 décembre. "La cours suprême ne doit sous aucun prétexte différer son examen de ce sujet", a déclaré Anatoli Iarema, président d'une instance judiciaire qui a fait la preuve de son indépendance, bloquant ainsi la semaine dernière la parution au Journal officiel des résultats officiels de l'élection. Au Parlement, qui a symboliquement invalidé le scrutin ce week-end, l\'ordre du jour est des plus fournis puisque les députés sont saisis de motions sur l'autonomie des régions de l'Est, le bastion électoral et russophone de Ianoukovitch, et sur la situation économique et financière du pays. L'opposition veut également faire voter une motion de censure à l'encontre du gouvernement, toujours en fonction, de Viktor Ianoukovitch. Ce dernier a vécu lundi une journée difficile avec la prise de position de son mentor, Léonide Koutchma, en faveur de nouvelles élections. Koutchma s'exprimait devant des élus régionaux après s\'être entretenu par téléphone avec le secrétaire d'Etat américain, Colin Powell, et le chef du gouvernement néerlandais, Jan Peter Balkenende, dont le pays assure la présidence tournante de l'Union européenne. Comme l'ensemble de la communauté internationale, à l'exception de la Russie et de la Biélorussie, Bruxelles et Washington ont dénoncé les conditions du scrutin. Dans la matinée, Ianoukovitch avait également enregistré la défection de son directeur de campagne, Serhiy Tyhypko, qui a également démissionné de son poste de gouverneur de la Banque centrale. "Que notre campagne présidentielle ait abouti à une division du pays me fait honte", a dit ce dernier.
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Sponsors
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À l'instant
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samedi 04 décembre 2004 à 00:14
Message
#2
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Je ne comprends pas trop les motivations de chacune des parties mais si un nouveau scrutin peut éviter une guerre civile, il serait temps de l'organiser
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Version bas débit | Nous sommes le : jeudi 28 août 2008 à 18:14 |