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Note : * * * * * ACTA, le net en danger C'est qui les pirates/voleurs ?

31 janvier 2012 - 17:13 #21

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e-mail, mon nom, mon pays et code postal...
Image IPB


Citation


Si tu penses que de nos jours,une adresse mail est dangereuse à ce niveau là,tu ne connais rien au net ,un exemple simple,j'ai 2 adresses mail,une que j'utilise chez moi dans un cadre privé ( je ne la donne à personne ,je ne m'inscrit pas avec sur x ou divers site ,sauf à mes proches ) ,l'autre je ne l'utilise que via un tunnel ou proxi ou dans un cyber café ,en mettant un nom imaginaire ,un age quelconque ect..


Si les crakers ou hacker ne savais pas palier simplement à une telle chose,ils ne serais pas pirate ou alors ,ils seraient depuis belle lurette en zonze .


Ce message a été modifié par SAVANNA - 31 janvier 2012 - 17:13.

ex_SAVANNA*


À l'Instant

31 janvier 2012 - 18:39 #22

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Voir le messagechimeria, le 31 janvier 2012 - 16:58, dit :

Voir le messageCrumb, le 31 janvier 2012 - 16:02, dit :

Signer une pétition en indiquant son adresse mail c'est le plus sur moyen pour qu'elle se retrouve dans un fichier. Dans le cas présent, peut être celui de la Direction centrale du renseignement intérieur? :gurp: :D :snif:

Je ne donne jamais mon adresse mail à une institution, une entreprise ou un commerce. C'est un principe.
Ainsi, ma boîte mail est totalement exempte de pub ou de démarchage.
Par exemple, je n'ai pas été destinataire du mail de l'UMP ...

En dehors de cela, l'ACTA est une réelle menace pour la liberté sur Internet.


Si tu penses que de nos jours,une adresse mail est dangereuse à ce niveau là,tu ne connais rien au net ,un exemple simple,j'ai 2 adresses mail,une que j'utilise chez moi dans un cadre privé ( je ne la donne à personne ,je ne m'inscrit pas avec sur x ou divers site ,sauf à mes proches ) ,l'autre je ne l'utilise que via un tunnel ou proxi ou dans un cyber café ,en mettant un nom imaginaire ,un age quelconque ect..

Si les crakers ou hacker ne savais pas palier simplement à une telle chose,ils ne serais pas pirate ou alors ,ils seraient depuis belle lurette en zonze .


Va voir la liste défilante des gens qui signent la pétition ... avec leur prénom et nom de famille. Les gens sont plus crédules que tu ne le crois.

L'utilisateur est hors-ligne Crumb
j'assume ... pas toujours, 80 ans


31 janvier 2012 - 19:27 #23

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Oui parce qu'ils le mettent eux,l'adresse mail a rien à voir .. perso moi je ne navigue jamais avec mes vrais informations ,si les gens sont crétin bah ...

L'utilisateur est hors-ligne chimeria   XBannisX
Forumeur alchimiste, 28 ans


31 janvier 2012 - 21:07 #24

0
En même temps si tu signe "bob l'éponge" pour ce genre de pétition.. j'suis pas sur de l'accueil sérieux au parlement...

L'utilisateur est hors-ligne Adras   Modérateur
Forumeur alchimiste, 34 ans


31 janvier 2012 - 21:15 #25

1
et dire qu'il y a beaucoup de gens qui ont leur nom leur adresse leur téléphone , sur le bottin téléphonique , franchement il sont fou ... :smile2:

Ce message a été modifié par sfc - 31 janvier 2012 - 21:16.

L'utilisateur est hors-ligne sfc
Souverainiste individuel , 37 ans


31 janvier 2012 - 22:40 #26

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Perso , j'ai signé ,

Je n'ai utilisé qu'une adresse mail qui me sert à pas grand chose à part surfer sur le web, j'ai utilisé un faux nom et mis un autre code postal que le mien ...

Lorsque l'on est parano dans ce monde de fou qu'est ce qui nous empêche de lutter anonymement ??
Rien !!

Car rien n'oblige à inscrire de vraies informations ( sans pour autant mettre bob l''éponge )

L'utilisateur est en ligne R4fale
Forumeur alchimiste, 25 ans


31 janvier 2012 - 23:00 #27

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:D

Comme quoi avec un seul commentaire sur un forum (mon premier sur ce post) on arrive à faire un débat..

:bravo:

J'suis peut-être un troll 3.0 :o

L'utilisateur est hors-ligne Adras   Modérateur
Forumeur alchimiste, 34 ans


31 janvier 2012 - 23:15 #28

2
c'est n'importe quoi:vous pouvez signez avec des pseudos,utiliser une adresse msn ou n'importe quoi d'autre,si y a vraiment une liste à partir de cette pétition n'importe quel hacker ou service de répression des fraudes internet(c'est un service de la police entierement consacré à internet) ils peuvent facilement trouver votre identité via l'adresse IP!
c'est un débat qui n'a pas de sens,soit vous étes d'accord et vous signez la pétition,soit vous la signez pas mais mettre des informations fausses ça sert strictement à rien sauf à décrédibiliser cette pétition!
voila ce qui m'enerve dans la société de nos jours c'est que personne a les couilles d'assumer ses choix et ses convictions.
moi perso j'ai mis mon nom,prénom,adresse mail(la vraie) et mon code postal.
sérieux vous avez peur de quoi?que les CRS débarquent parce que vous avez signer une pétition sur internet?on en est pas encore la mais avec ACTA on en prends le chemin tout droit et vous voyez,vous étes déja conditionnés pour marcher bien droit et surtout pas contredire le pouvoir en place!ça fait peur!
en fait vous voulez bien assumez vos convictions....mais sans prendre de risques pour votre petite vie!bah non ça marche pas comme ça.
et franchement quand ACTA sera en place ça vous servira à quoi d'avoir internet de toute façon si y a plus de liberté d'expression?
si vous aimez internet comme il est en ce moment bougez vous quoi,c'est dans votre interet,aprés il sera trop tard!

L'utilisateur est hors-ligne yakiba
Forumeur alchimiste


01 février 2012 - 00:32 #29

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Citation



En décembre, Barack Obama a signé la loi NDAA autorisant la détention illimitée et sans jugement des citoyens américains. Cette possibilité avait été instaurée par le Patriot Act de Bush mais jusqu'ici c'était réservé aux ressortissants étrangers. Cette loi NDAA est une initiative des représentants et sénateurs Républicains qui ont la majorité au Congrès, mais une grande partie des Démocrates l'ont voté aussi. Obama a exprimé son désaccord mais il a quand même signé le décret d'application de la loi et il n'a pas opposé son véto comme il en avait la possibilité.

Début janvier sont arrivées les lois SOPA et PIPA qui vont permettre d'interdire des sites sans aucune décision judiciaire et pour des motifs aux définitions très extensives.

Ce à quoi vient s'ajouter ACTA, un accord multilatéral négocié en secret par 39 pays depuis 3 ans, sans que les parlements soient informés ni consultés. En façade, ACTA est un traité pour lutter contre les contrefaçon et pour protéger la propriété intellectuelle.


En réalité, il s'agit de faire surveiller et censurer les internautes par les fournisseurs d'accès à Internet, sans recours possible pour les internautes.





Citation




Le 14 septembre 2010 Sandrine Bélier

Dans cette tribune, l'eurodéputée Sandrine Bélier rappelle l'urgence d'une mobilisation nécessaire contre ACTA, qu'elle juge inacceptable en l'état, tant sur la forme que sur le fond.

A une semaine du prochain round des négociations ACTA qui reprendront à Tokyo le 23 septembre, l’eurodéputée écologiste Sandrine Bélier rappelle, en dépit des propos rassurants tenus par la Commission européenne, l’urgence qu’il y a à se mobiliser contre un texte qu’elle juge, tant sur la forme que sur le fond, inacceptable en l’état. Contournement des processus démocratiques en vigueur, mise en danger des libertés publiques, entrave à l’accès aux savoirs et aux médicaments, brevetabilité du vivant, fragilisation des activités économiques en ligne… La liste, particulièrement préoccupante, est non exhaustive…

Peut-on imaginer en 2010, qu’un petit groupe d’États décide, en dehors de tout cadre institutionnel et au mépris des règles démocratiques les plus élémentaires, de restreindre nos libertés numériques, notre accès à l’information, aux savoirs, aux médicaments? Peut-on imaginer qu’un petit groupe d’États légifère de telle sorte que le devenir de ces droits ne dépende demain plus – ou presque – que du bon vouloir de grandes firmes internationales?

La chose paraît raisonnablement improbable et impossible, à quatre lettres près : A.C.T.A (Anti-Counterfeiting Trade Agreement). ACTA, le traité négocié depuis plus de deux ans dans le plus grand secret par les États-Unis, l’Union européenne (Conseil et Commission sans le Parlement, exclu des négociations), l’Australie, le Canada, la Corée, le Japon, le Maroc, le Mexique, la Nouvelle-Zélande, Singapour et la Suisse.

La motivation affichée par les négociateurs: harmoniser et renforcer la lutte internationale contre la contrefaçon. Mais le contenu du texte qui a «malencontreusement» commencé à «fuiter» dès le 22 mai 2008, grâce au désormais célèbre Wikileaks, révèle une tout autre réalité et explique la chape de plomb qui pèse sur les négociations et contre laquelle se mobilise depuis, associations de protection des libertés civiles, parlements nationaux et européen.


Le traité secret des grands de ce monde


Les négociations ACTA se poursuivent dans le plus grand secret, sans aucun contrôle parlementaire ou consultation de la société civile et ont volontairement cours en dehors de toute institution internationale compétente, comme pourraient l’être l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce) ou l’OMPI (Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle). Le Parlement européen, désormais partie prenante aux engagements internationaux de l’Union européenne, est lui aussi soumis au secret, malgré ses demandes répétées1 de transparence.

Outre de rares débriefings oraux, obtenus sous pression parlementaire, Luc Devigne, négociateur pour l’Union européenne et Karel de Gucht, commissaire européen au Commerce s’obstinent à fuir l’obligation de transparence envers le Parlement que leur impose pourtant le Traité de Lisbonne et qui leur a encore été rappelée par les eurodéputés lors de l’adoption, la semaine dernière, de la Déclaration 12. On nous objecte que les membres de la commission parlementaire INTA (Commerce International) ont reçu les deux dernières versions du texte, en juillet et en août.

Mais nos collègues sont soumis à l’obligation de confidentialité. Et chacun des exemplaires distribués est personnalisé et numéroté, page après page, dans toute sa hauteur, afin de palier tout risque de (photo)copie et à des fins d’identification de tout parlementaire contrevenant… Excluant de fait, les membres des commissions parlementaires LIBE (Libertés publiques), JURI (juridiques) et ENVI (Environnement et Santé) de l’accès à l’information et du droit d’expression, au risque de mettre en porte-à-faux leurs collègues d’INTA.

En d’autres termes, à ce jour officiellement, ne siégeant pas dans la Commission INTA, malgré mon statut de députée européenne, représentante des citoyens européens, appelée dans l’avenir à voter sur cet accord touchant à des sujets sur lesquels je suis particulièrement engagée, je ne suis donc pas censée connaître et m’exprimer sur la dernière version de la négociation dont l’accès ne m’est pas autorisé… c’est sans compter sur la pugnacité de la société civile organisée.




Le traité qui pourrait bien changer la face du monde


Fuites après fuites, obtenues grâce à la persévérance d’associations comme la Quadrature du Net ou la Knowledge Ecology International, il apparait que la négociation visant à lutter contre la contrefaçon prend une dimension qui dépasse largement la simple protection des marques sur des biens matériels – contrairement aux engagements de la Commission européenne. La définition et le champ d’application de la contrefaçon est largement revisité.

Par lutte contre la contrefaçon, les négociateurs américains cherchent avant tout à renforcer la protection du copyright, des droits d’auteur et du droit des marques. La Commission européenne et les États membres de l’Union, via le Conseil, souhaitent quant à eux aller encore au-delà en y adjoignant les indications géographiques (visant la protection des AOC) et les brevets dans les domaines de l’informatique, pharmaceutique ou alimentaire.

Cela implique que tout produit couvert d’un droit de propriété intellectuelle pourrait, sur seule présomption de contrefaçon, être saisi, voire détruit en douane2. Pourraient être saisis et détruits les produits d’exportation agricoles suspectés de contenir un gène breveté – même issu d’une production conventionnelle ou biologique, végétale ou animale, victime d’une contamination OGM. Le risque est le même pour les produits pharmaceutiques et particulièrement pour les médicaments génériques.

En matière informatique, l’avenir du logiciel libre serait particulièrement menacé par l’article 2.18§6, le seul développement d’un lecteur de DVD sous Linux nécessitant, pour exemple, le contournement des Digital Rights Management.

Côté web, tout Internaute également soupçonné de piratage pourrait être poursuivi.



La responsabilité de son fournisseur d’accès Internet (FAI) ou de tout autre intermédiaire être engagée. Outre une coopération renforcée avec les ayants droit demandée aux intermédiaires3, l’article 2.5 prévoit en effet, «dans certaines conditions» (bien évidemment non précisées…), qu’il peut leur être demandé de participer directement à la prévention de «toute infraction imminente aux droits de la propriété intellectuelle»… 4

Nouvelle gouvernance et remise en cause des acquis démocratiques, privatisation des savoirs et du vivant, fragilisation de l’accès aux médicaments, grandes oreilles, filtrage et blocage du Net, voilà un aperçu du nouveau monde selon ACTA, si nous ne nous y opposons pas !






http://owni.fr/2010/...-face-du-monde/








Plusieurs membres de l'Union Européenne, dont la France, ont signé le traité Acta. Le rapporteur du traité au Parlement européen, Kader Arif, a immédiatement démissionné, dénonçant une "mascarade". Entretien

Acta, pour Anti-counterfeiting trade agreement . Depuis quelques années, l’ombre de ce projet d’accord commercial plane sur la réglementation internationale de la propriété intellectuelle. Touchant tant la santé que la culture, et menaçant au passage certaines libertés publiques, les négociations entourant ce texte ont longtemps été frappées du sceau du secret.



PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE MUTANTE
Restées dans l'ombre, les négociations de l'Acta couvrant tous les domaines de la propriété intellectuelle de la santé ...

Ce n’est plus le cas. Ce jeudi, 22 pays de l’Union européenne, dont la France, ont signé le traité. Une signature qui ne vaut pas adoption, mais qui intervient dans une séquence de crispation intense des positions entre défenseurs d’un Internet libre et lobbys des industries culturelles. La mobilisation des acteurs d’Internet contre les lois Pipa et Sopa ou l’affaire Megaupload ont mis sur le devant de la scène médiatique ces enjeux.

C’est au tour d’Acta, qui prévoit entre autres une collaboration accrue entre fournisseurs d’accès et ayant droits afin de renforcer la protection du droit d’auteur, de focaliser l’attention. Aujourd’hui, à l’appel, entre autres, des Anonymous, plusieurs manifestations se déroulent en France. Ultime rempart à l’adoption du traité, son passage devant le Parlement européen, devrait avoir lieu entre juin et septembre 2012. Rapporteur du projet, le socialiste Kader Arif, a démissionné dans les minutes ayant suivi l’annonce de l’adoption, dénonçant une “mascarade“. L’occasion de revenir avec lui sur ce que représenterait la mise en oeuvre d’un tel traité.

Sopa et Pipa aux États-Unis, Acta au Parlement Européen : pensez-vous que ces lois participent d’un même mouvement ?


Avec l’augmentation de la concurrence internationale, notamment au niveau commercial, les questions de propriété intellectuelle font l’objet d’une attention croissante des gouvernements et d’une pression accrue de l’industrie qui souhaite voir les brevets toujours mieux protégés. Mais cette évolution se fait au détriment d’un équilibre déjà fragile entre la protection certes légitime des ayants droits, mais la protection tout aussi nécessaire des libertés publiques. En ce sens il y a une réelle évolution au niveau international qui appelle à la plus grande vigilance des législateurs, qui doivent préserver cet équilibre.

Je ne donnerai qu’un exemple pour illustrer ce risque croissant auquel nous faisons face : Acta prévoit des sanctions pénales pour lutter contre les personnes souhaitant tirer un bénéfice commercial d’une contrefaçon. Cela peut avoir du sens pour la vente de faux sacs ou chaussures, mais qu’en est-il des données téléchargées sur internet ? Si un Etat considère qu’il est possible de tirer un bénéfice commercial d’une seule chanson téléchargée illégalement, alors un citoyen pourra être arrêté à la frontière, se faire fouiller ses effets personnels et subir des sanctions pénales, tout simplement parce qu’Acta ne fait pas de différence entre un citoyen lambda qui a téléchargé une chanson pour son usage personnel et une personne souhaitant organiser une activité lucrative basée sur de la contrefaçon à grande échelle. Pour moi il y a là un problème d’équilibre entre protection des ayants droits et protection des citoyens, Acta va trop loin.

Si Acta n’est pas la réponse, quels seraient les moyens d’assurer un bon écosystème pour la propriété intellectuelle à l’heure d’Internet ?


Les protections sont déjà nombreuses, et le problème d’ACTA tient beaucoup au fait qu’il va bien au-delà des accords existants : il remet en cause les acquis de l’accord ADPIC à l’OMC, met en danger l’acquis communautaire, introduit une confusion dangereuse entre lutte contre la contrefaçon et lutte contre la violation de la propriété intellectuelle en général, ce qui n’est pas du tout la même chose.

Si l’Europe souhaitait réellement s’attaquer au problème de la contrefaçon, elle le prendrait à la source et négocierait un accord avec la Chine notamment, or la Chine n’est pas signataire de l’Acta. Toute mesure qui laisse cela de côté ne peut prétendre apporter une solution réelle au problème de la contrefaçon. De même, l’une des priorités pour l’Europe est la protection accrue de nos indications géographiques, des AOC pour la France. Or là aussi Acta n’apporte presque pas de réponse, même dans les pays signataires de l’accord.

Le traité Acta est-il conforme à l’acquis communautaire ?


UNE TYRANNIE DU DROIT D’AUTEUR NOMMÉE ACTA

Un traité commercial, Acta, propose d'entériner la vision du droit d'auteur des industries culturelles à l'échelle ...

Sur cette question, on a pu observer un véritable tour de passe-passe notamment des services juridiques des institutions européennes. En effet, alors que plusieurs experts internationaux considèrent, arguments solides à l’appui, qu’Acta n’est pas conforme à l’acquis communautaire, notamment sur la question de la non-responsabilité des fournisseurs d’accès à internet, l’argument mis en avant est qu’un accord international n’a pas à être conforme à l’acquis communautaire pour être valable, mais qu’il doit simplement être conforme aux traités européens !

Il n’y a rien de suffisamment précis dans les traités européens pour marquer une incompatibilité avec Acta, mais cela permet d’éluder la question de la conformité avec l’acquis, qui est une question cruciale. S’il s’avère qu’Acta n’est pas conforme à l’acquis, cela signifie que plusieurs directives européennes devront être modifiées, mais aujourd’hui personne ne se risque à faire une évaluation en détail des modifications nécessaires. Et tant qu’un citoyen n’aura pas amené ce problème devant la Cour de justice européenne, ce qui peut prendre des années, le flou restera total quant à cette question essentielle.

Vous faites partie de l’équipe de campagne de François Hollande. Pensez-vous que votre candidat va se positionner sur la question de l’adoption d’Acta ?


François Hollande s’est déjà clairement positionné sur Hadopi, puisqu’il remplacera cette loi par une grande loi signant l’acte deux de l’exception culturelle française, qui conciliera la défense des droits des créateurs et un accès aux oeuvres par Internet facilité et sécurisé. Rétablir cet équilibre entre ayants droits et intérêt des citoyens est en effet essentiel, et seule une remise en cause d’Hadopi peut permettre d’y parvenir.

Concernant Acta, le gouvernement de Nicolas Sarkozy a déjà donné son aval pour que la Commission européenne signe l’accord au nom de l’Union européenne, et cette signature a eu lieu jeudi. La prochaine occasion pour la France de se prononcer sur cet accord sera donc lorsque l’Assemblée nationale sera saisie pour ratifier le texte, si le Parlement européen ne l’a pas rejeté avant…

En quoi Acta constitue une “mascarade” ?


La mascarade tient essentiellement au manque de transparence, on laisse croire aux citoyens que leurs inquiétudes sont prises en compte parce que le Parlement européen devra ratifier le texte, mais la réalité c’est qu’on ne peut plus changer une seule ligne à cet accord, quoi qu’on en dise. C’est un oui ou un non, brutal, qui ne répond absolument pas aux résolutions déjà adoptées par le Parlement et qui demandaient précisément des modifications de l’accord, tant que les négociations étaient encore en cours, sur les sujets que j’ai déjà mentionnés : le respect des libertés civiles, de la neutralité d’Internet, la non responsabilité des FAI, la protection des médicaments génériques, etc.

De surcroît, les manoeuvres de la droite ont permis d’imposer un calendrier extrêmement serré pour la ratification de ce texte, ce calendrier ne laisse pas le temps pour l’adoption de résolutions ou d’un rapport intérimaire, qui sont des instruments dont dispose normalement le Parlement européen pour exprimer ses revendications autrement que par un simple oui ou non. Priver ainsi les députés des outils dont ils disposent pour mener correctement leur travail, ce n’est tout simplement pas acceptable.

Que pensez-vous des actions des Anonymous, qui manifestent actuellement leur mécontentement face au traité ?


Face à un sujet aussi complexe, technique et qui manque de visibilité dans le débat public, toutes les mobilisations citoyennes sont utiles car elles permettent d’alerter les députés européens sur les conséquences d’un accord qui à première vue peut sembler utile, puisqu’il s’attaque à ce problème réel qui est celui de la contrefaçon. Même si leurs méthodes peuvent être constestables, leur participation au débat public reste salutaire.

CC pour OWNI par Loguy


http://owni.fr/2012/...a-va-trop-loin/

Ce message a été modifié par eklipse - 01 février 2012 - 00:46.

L'utilisateur est hors-ligne eklipse
Dazzling blue, 40 ans


01 février 2012 - 11:49 #30

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Ce message a été modifié par yakiba - 01 février 2012 - 12:04.

L'utilisateur est hors-ligne yakiba
Forumeur alchimiste



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