|
|
mardi 21 juin 2005 à 11h10
Message
#1
|
|
|
Baby Forumeur ![]() Messages : 3 Inscrit : 21/06/2005 ![]() |
Salut à tous et à toutes je passe le bac de francais vendredi 24 et j'ai un petit souci... Je dois étudier le texte au lecteur, c'est le premier poéme de beaudelaire dans les fleurs du mal. Mes notes sont insuffisantes pour étudier avec... svp est ce quelqu'un pourrait au moins me donner trois axes ou qqchose comme ca? Merci d'avance!
|
|
|
|
Sponsors
|
À l'instant
|
|
|
|
mardi 21 juin 2005 à 13h25
Message
#2
|
|
|
Tu as pas le texte complet? TU dois faire quoi exactement? Le bac francais commence a remonté a quelques années pour moi:p
-------------------- ![]() Il faut se ressembler un peu pour se comprendre, mais il faut être un peu différent pour s'aimer. Je veux bien vieillir en vous aimant, mais non mourir sans vous le dire. |
|
|
|
|
mardi 21 juin 2005 à 13h52
Message
#3
|
|
|
J'ai pas étudié ce poème là de Baudelaire l'année dernière mais je vois sur ce poème une progression : du péché jusqu'à ligne 16 on arrive au vice jusqu'à ligne 31 pour atteindre le vice suprême pour le poète à savoir l'Ennui...Tu as pu remarqué les accumulations de termes isus du même domaine ( cf animaux l.29-30 repris 2 lignes après sous le terme générique de ménagerie) et de nombreux oxymores ( nos aimables remords,...). Voilà, j'espère que ca t'aidera. Bon courage!
-------------------- La vie ne vaut pas d'être vécue si on ne la vit pas comme un rêve...
|
|
|
|
|
mardi 21 juin 2005 à 16h59
Message
#4
|
|
|
Il faudrait demander à Audri
|
|
|
|
|
mercredi 22 juin 2005 à 17h20
Message
#5
|
|
|
Baby Forumeur ![]() Messages : 3 Inscrit : 21/06/2005 ![]() |
merci ca m'aide un petit peu... n'hésitez pazs si vous avez d'autres choses!
|
|
|
|
mercredi 22 juin 2005 à 23h46
Message
#6
|
|
|
"Les Fleurs du mal" => projet poétique de Baudelaire : extraire la beauté du mal, transfigurer par le travail poétique l'expérience douloureuse de l'âme humaine en proie aux malheurs de l'existence.
Le mal fait référence à quatre types de mal : - mal social (être déchu) - mal moral (goût pour le crime et le sadisme) - mal physique - mal métaphysique (âme angoissé car il ne croit pas en Dieu) Oxymore : Fleurs/mal Structure : Les Fleurs du mal est composée de six sections et d'un poème préliminaire ou prologue, " Au Lecteur ". - " Au Lecteur " : sorte de pacte de lecture qui met l'accent sur la fraternité des hommes dans la déchéance, une fraternité de damnés, de victimes. Les hommes se sentent solidaires devant la misère, la sottise, la lâcheté, l'ennui et le mal. Les Fleurs du mal sont alors une sorte de voyage qui comporte six étapes. - Spleen et Idéal (85 poèmes) : déchirure du poète entre une aspiration vers un " Idéal " et le " Spleen ", c'est-à-dire l'ennui (angoisse). Cette section montre la misère et la grandeur de l'homme => combat éternelle de l'homme sans issue : " Il y a dans tout homme, à tout heure, deux postulations, l'une vers Dieu, l'autre vers Satan " (Baudelaire). L'homme est condamné à vivre ces deux forces. - Tableaux Parisiens (30 poèmes) : description de Paris considéré comme une ville fourmillante et pleine de rêve. Angoisse du poète due au spectacle des rues, des images qui reflètent son état intérieur => multiplication de son être propre, son malheur. - Le vin (5 poèmes) : constitue le premier paradis artificiel, tentation de se perdre dans un ailleurs meilleur. Ce recours est utilisé par les désespérés et les idéalistes (artistes). - Fleurs du mal (9 poèmes) : constitue le second paradis, présente la luxure, le vice et les amours interdits (homosexualité féminine) => fatalité du désir. - Révolte (3 poèmes) : monde où les tentations charnelles sont assouvies. On cherche maintenant une satisfaction spirituelle. On va rejeter Dieu qui n'a pas répondu et on célèbre l'alliance avec Satan (prince des déchus). - La mort (6 poèmes) : apparaît comme le dernier espoir, mort salvatrice, mort qui console => espoir de voyage donc de soulagement de la souffrance, peut-être un inconnu qui sera meilleur (mort = début : pensée très chrétienne). Dernier poème le voyage => moyen de soulager le feu qui brûle le cerveau. -------------------- C'est plus facile de juger que d'essayer de comprendre
![]() |
|
|
|
|
jeudi 23 juin 2005 à 00h07
Message
#7
|
|
|
C'est ce poème là ?
Au Lecteur La sottise, l'erreur, le péche, la lésine, Occupent nos esprits et travaillent nos corps, Et nous alimentons nos aimables remords, Comme les mendiants nourrissent leur vermine. Nos péchés sont têtus, nos repentirs sont lâches; Nous nous faisons payer grassement nos aveux, Et nous rentrons gaiement dans le chemin bourbeux, Croyant par de vils pleurs laver toutes nos taches. Sur l'oreiller du mal c'est Satan Trismégiste Qui berce longuement notre esprit enchanté, Et le riche métal de notre volonté Est tout vaporisé par ce savant chimiste. C'est le Diable qui tient les fils qui nous remuent. Aux objets répugnants nous trouvons des appas; Chaque jour vers l'Enfer nous descendons d'un pas, Sans horreur, à travers des ténèbres qui puent. Ainsi qu'un débauché pauvre qui baise et mange Le sein martyrisé d'une antique catin, Nous volons au passage un plaisir clandestin Que nous pressons bien fort comme une vieille orange. Serré, fourmillant comme un million d'helminthes, Dans nos cerveaux ribote un peuple de démons, Et quand nous respirons, la Mort dans nos poumons Descend, fleuve invisible, avec de sourdes plaintes. Si le viol, le poison, le poignard, l'incendie, N'ont pas encore brodé de leurs plaisants dessins Le canevas banal de nos piteux destins, C'est que notre âme, hélas! n'est pas assez hardie. Mais parmi les chacals, les panthères, les lices, Les singes, les scorpions, les vautours, les serpents, Les monstres glapissants, hurlants, grognants, rampants, Dans la ménagerie infâme de nos vices, Il en est un plus laid, plus méchant, plus immonde! Quoiqu'il ne pousse ni grands gestes, ni grands cris, Il ferait volontiers de la terre un débris Et dans un bâillement avalerait le monde. C'est l'Ennui!- L'oeil chargé d'un pleur involontaire, Il rêve d'échafauds en fumant son houka. Tu le connais, lecteur, ce monstre délicat, Hypocrite lecteur, mon semblable, mon frère! Charles Baudelaire (1821- 1867) -------------------- C'est plus facile de juger que d'essayer de comprendre
![]() |
|
|
|
|
jeudi 23 juin 2005 à 05h06
Message
#8
|
|
|
|
Je déplace dans Campus
|
|
|
|
jeudi 23 juin 2005 à 07h57
Message
#9
|
|
|
Baby Forumeur ![]() Messages : 3 Inscrit : 21/06/2005 ![]() |
oui c celui la merci pour tout et si vous avez des commentaires plus précis sue ce poeme n'hésitez pas... je vous remercie encore et encore
|
|
|
|
mercredi 29 juin 2005 à 10h45
Message
#10
|
|
|
Forumeur balbutiant ![]() Messages : 15 Inscrit : 27/06/2005 ![]() |
je suis tombée sur "corespondances" a l'oral ... c'était l'écatombe ... si j'ai la moyenne c'est un miracle !
Décidément, je vais finir par détester ce très cher monsieur Baudelaire ! |
|
|
|
|
Version bas débit | Nous sommes le : dimanche 21 mars 2010 à 22h17 |