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Note : - - - - - La poésie rose

03 octobre 2010 - 11:26 #1

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Parfum exotique

Quand, les deux yeux fermés, en un soir chaud d'automne,
Je respire l'odeur de ton sein chaleureux,
Je vois se dérouler des rivages heureux
Qu'éblouissent les feux d'un soleil monotone.

Une île paresseuse où la nature donne
Des arbres singuliers et des fruits savoureux;
Des hommes dont le corps est mince et vigoureux,
Et des femmes dont l'oeil par sa franchise étonne.

Guidé par ton odeur vers de charmants climats,
Je vois un port rempli de voiles et de mâts
Encor tout fatigués par la vague marine,

Pendant que le parfum des verts tamariniers,
Qui circule dans l'air et m'enfle la narine,
Se mêle dans mon âme au chant des mariniers.

Charles Baudelaire

L'utilisateur est hors-ligne pascale60
Forumeur survitaminé, 54 ans


À l'Instant

04 octobre 2010 - 17:29 #2

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Jeanneton,


Jeanne, Jeannette, Jeanneton
Ouvre les cuisses, que j'y glisse mon goujon
Vois sa bonne tête, ne lui donnerait-on
Le Bon Dieu illico et sans confession ?

Jeanne, ma belle Jeanneton
Lève ta chemise, montre-moi ton chaton
S'il me tire la langue, il aura du bonbon.
Un gros sucre d'orge, très doux et très long,
Vois comme il salive déjà le mignon.
Brave petite bête bavant sur sa toison,
Attends, que je lui torche le bec à ma façon.

Jeanne, Jeannette, Jeanneton
Me voilà tout entier dans la bouche de ton con.
M'en laisseras-tu un bout à la fin de la chanson ?
Car ton minou d'un coup s'est mué en glouton,
Et m'agrippe et m'aspire comme un nourrisson.
Hola, il est trop tard, voilà ma sécession,
Ton four est si chaud que pour de bon j'y fond,
Répandant ma crème partout dans ton chausson.

Jeanne, Jeannette, Jeanneton
Vois ce que tu as fais de mon précieux brandon,
Il a lâché sa gourme au feu de ton giron
Tu me le rends sans gloire, morveux et mollasson.
Vilaine, sache donc que pour ta punition
Je reviendrai tantôt avec un autre goujon¿

Valombreuse

L'utilisateur est hors-ligne pascale60
Forumeur survitaminé, 54 ans


10 octobre 2010 - 15:59 #3

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Après l'amour

Dors tranquille, mon amour, jusqu'à l'aube prochaine,
Je veille sur ton sommeil, que rien ne vient troubler,
Ton souffle régulier me rassure, ô ma reine,
Et je te vois radieuse, au coin d'un champ de blé.

Tes beaux yeux gris sont clos sur des rêves un peu fous,
Je souhaitais les baiser une fois encore ce soir,
Mais mes doigts se contentent de caresser ta joue,
Et tu frémis doucement, apaisée, dans le noir.

Je demeure près de toi à guetter le moindre geste,
Quand tout là-haut la lune, sous la voûte céleste,
Semble heureuse de briller, rose et pâle à la fois.

Dans le lit ravagé par nos désirs extrêmes,
En te donnant à moi, tu murmurais: " Je t'aime ",
Vaincue par le plaisir, l'âme et le corps en joie.

Bernard Lanza

L'utilisateur est hors-ligne pascale60
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10 octobre 2010 - 16:10 #4

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Voir le messagepascale60, le dimanche 03 octobre 2010 à 11h26, dit :

Parfum exotique

Quand, les deux yeux fermés, en un soir chaud d'automne,
Je respire l'odeur de ton sein chaleureux,
Je vois se dérouler des rivages heureux
Qu'éblouissent les feux d'un soleil monotone.

Une île paresseuse où la nature donne
Des arbres singuliers et des fruits savoureux;
Des hommes dont le corps est mince et vigoureux,
Et des femmes dont l'oeil par sa franchise étonne.

Guidé par ton odeur vers de charmants climats,
Je vois un port rempli de voiles et de mâts
Encor tout fatigués par la vague marine,

Pendant que le parfum des verts tamariniers,
Qui circule dans l'air et m'enfle la narine,
Se mêle dans mon âme au chant des mariniers.

Charles Baudelaire

Excellentissime !!!!

En apparence il s'agit d'une simple lettre d'amour. Pourtant, si vous lisez seulement une ligne sur deux, vous découvrez un texte caché, a ne pas mettre entre toutes les mains.
Lettre de George Sand à Alfred de Musset :


Je suis très émue de vous dire que j'ai
bien compris l'autre soir que vous aviez
toujours une envie folle de me faire
danser. Je garde le souvenir de votre
baiser et je voudrais bien que ce soit
là une preuve que je puisse être aimée
par vous. Je suis prête à vous montrer mon
affection toute désintéressée et sans cal-
cul, et si vous voulez me voir aussi
vous dévoiler sans artifice mon âme
toute nue, venez me faire une visite.
Nous causerons en amis, franchement.
Je vous prouverai que je suis la femme
sincère, capable de vous offrir l'affection
la plus profonde comme la plus étroite
en amitié, en un mot la meilleure preuve
dont vous puissiez rêver, puisque votre
âme est libre. Pensez que la solitude où j'ha-
bite est bien longue, bien dure et souvent
difficile. Ainsi en y songeant j'ai l'âme
grosse. Accourrez donc vite et venez me la
faire oublier par l'amour où je veux me
mettre.





La réponse d'Alfred de Musset :
(Lire le premier mot de chaque ligne)


Quand je mets à vos pieds un éternel hommage
Voulez-vous qu'un instant je change de visage ?
Vous avez capturé les sentiments d'un cour
Que pour vous adorer forma le Créateur.
Je vous chéris, amour, et ma plume en délire
Couche sur le papier ce que je n'ose dire.
Avec soin, de mes vers lisez les premiers mots
Vous saurez quel remède apporter à mes maux.

Ce message a été modifié par SAVANNA - 10 octobre 2010 - 16:10.

ex_SAVANNA*


13 octobre 2010 - 19:35 #5

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Jeu de mains


Entre les cuisses tièdes,
Il vient de glisser la main,
Et d'instinct elle s'ouvre
Pour qu'un doigt s'insinue
Dans sa fentine suintante;
Telle une chatte elle ronronne,
Mais ses joues soudain virent
A un beau rouge écarlate;
Pour bien garder prisonnière
Cette main au creux de son écrin,
Elle la serre comme dans un étau
De tous ses muscles génitaux;
Puis laisse échapper un soupir
Avant de l'inonder de son miel.


Bernard Lanza

Ce message a été modifié par pascale60 - 13 octobre 2010 - 19:35.

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