13 mars 2010 - 17:11
#1
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 | Le chanteur Jean Ferrat est mort
Samedi 13 mars - 17:03
La chanson française a perdu l'un de ses plus grands maîtres. Jean Ferrat est décédé samedi à l'âge de 79 ans des suites d'une longue maladie.
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L'information a été confirmée ce samedi par la gendarmerie d'Aubenas en Ardèche, département où résidait le chanteur, à Antraigues. Chanteur et parolier engagé, Jean Ferrat est mort à l'hôpital d'Aubenas où il était hospitalisé depuis quelques jours.
Jean Ferrat a commencé sa carrière musicale au milieu des années 1950. Auteur de chansons inoubliables comme «La montagne», «Que serais-je sans toi ?» ou «La femme est l'avenir de l'homme», Ferrat s'était rendu célèbre notamment par l'interprétation de poèmes d'Aragon qu'il avait à nouveau adaptés en 1995.
Suite de l'article...
zoltan Animateur
Neil Armstrong, 28 ans
13 mars 2010 - 17:11
#2
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connais pas trop
mais dommage...
condoleances à sa famille
tof54
fou à lier !!!, 27 ans
13 mars 2010 - 17:16
#3
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C'était le chanteur préféré de ma moman
Aliénor Membre+
Les épreuves qui ne me tuent pas me rendront plus forte, 25 ans
13 mars 2010 - 17:28
#4
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Comme ça m'attriste cette nouvelle, je ne savais pas qu'il était malade, mais c'est la vie on est juste de passage sur cette terre...
styame
Forumeur alchimiste, 101 ans
13 mars 2010 - 17:29
#5
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Paroles et Musique: Jean Ferrat 1963
Ils étaient vingt et cent, ils étaient des milliers
Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés
Qui déchiraient la nuit de leurs ongles battants
Ils étaient des milliers, ils étaient vingt et cent
Ils se croyaient des hommes, n'étaient plus que des nombres
Depuis longtemps leurs dés avaient été jetés
Dès que la main retombe il ne reste qu'une ombre
Ils ne devaient jamais plus revoir un été
La fuite monotone et sans hâte du temps
Survivre encore un jour, une heure, obstinément
Combien de tours de roues, d'arrêts et de départs
Qui n'en finissent pas de distiller l'espoir
Ils s'appelaient Jean-Pierre, Natacha ou Samuel
Certains priaient Jésus, Jéhovah ou Vichnou
D'autres ne priaient pas, mais qu'importe le ciel
Ils voulaient simplement ne plus vivre à genoux
Ils n'arrivaient pas tous à la fin du voyage
Ceux qui sont revenus peuvent-ils être heureux
Ils essaient d'oublier, étonnés qu'à leur âge
Les veines de leurs bras soient devenues si bleues
Les Allemands guettaient du haut des miradors
La lune se taisait comme vous vous taisiez
En regardant au loin, en regardant dehors
Votre chair était tendre à leurs chiens policiers
On me dit à présent que ces mots n'ont plus cours
Qu'il vaut mieux ne chanter que des chansons d'amour
Que le sang sèche vite en entrant dans l'histoire
Et qu'il ne sert à rien de prendre une guitare
Mais qui donc est de taille à pouvoir m'arrêter ?
L'ombre s'est faite humaine, aujourd'hui c'est l'été
Je twisterais les mots s'il fallait les twister
Pour qu'un jour les enfants sachent qui vous étiez
Vous étiez vingt et cent, vous étiez des milliers
Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés
Qui déchiriez la nuit de vos ongles battants
Vous étiez des milliers, vous étiez vingt et cent
Une chanson qui a marqué ma vie
13 mars 2010 - 17:37
#6
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13 mars 2010 - 17:45
#7
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Ma chanson préférée (elle dure 7min30) de J.Ferrat :
Epilogue (L.ARAGON)
Citation
"La vie aura passé comme un grand château triste que tous les vents traversent
Les courants d'air claquent les portes et pourtant aucune chambre n'est fermée
Il s'y assied des inconnus pauvres et las qui sait pourquoi certains armés
Les herbes ont poussé dans les fossés si bien qu'on n'en peut plus baisser la herse
Quand j'étais jeune on me racontait que bientôt viendrait la victoire des anges
Ah comme j'y ai cru comme j'y ai cru puis voilà que je suis devenu vieux
Le temps des jeunes gens leur est une mèche toujours retombant dans les yeux
Et ce qu'il en reste aux vieillards est trop lourd et trop court que pour eux le vent change
J'écrirai ces vers à bras grands ouverts qu'on sente mon coeur quatre fois y battre
Quitte à en mourir je dépasserai ma gorge et ma voix mon souffle et mon chant
Je suis le faucheur ivre de faucher qu'on voit dévaster sa vie et son champ
Et tout haletant du temps qu'il y perd qui bat et rebat sa faux comme plâtre
Je vois tout ce que vous avez devant vous de malheur de sang de lassitude
Vous n'aurez rien appris de nos illusions rien de nos faux pas compris
Nous ne vous aurons à rien servi vous devrez à votre tour payer le prix
Je vois se plier votre épaule A votre front je vois le pli des habitudes
Bien sûr bien sûr vous me direz que c'est toujours comme cela mais justement
Songez à tous ceux qui mirent leurs doigts vivants leurs mains de chair dans l'engrenage
Pour que cela change et songez à ceux qui ne discutaient même pas leur cage
Est - ce qu'on peut avoir le droit au désespoir le droit de s'arrêter un moment
J'écrirai ces vers à bras grands ouverts qu'on sente mon coeur quatre fois y battre
Quitte à en mourir je dépasserai ma gorge et ma voix mon souffle et mon chant
Je suis le faucheur ivre de faucher qu'on voit dévaster sa vie et son champ
Et tout haletant du temps qu'il y perd qui bat et rebat sa faux comme plâtre
Songez qu'on n'arrête jamais de se battre et qu'avoir vaincu n'est trois fois rien
Et que tout est remis en cause du moment que l'homme de l'homme est comptable
Nous avons vu faire de grandes choses mais il y en eut d'épouvantables
Car il n'est pas toujours facile de savoir où est le mal où est le bien
Et vienne un jour quand vous aurez sur vous le soleil insensé de la victoire
Rappelez vous que nous avons aussi connu cela que d'autres sont montés
Arracher le drapeau de servitude à l'Acropole et qu'on les a jetés
Eux et leur gloire encore haletants dans la fosse commune de l'histoire
J'écrirai ces vers à bras grands ouverts qu'on sente mon coeur quatre fois y battre
Quitte à en mourir je dépasserai ma gorge et ma voix mon souffle et mon chant
Je suis le faucheur ivre de faucher qu'on voit dévaster sa vie et son champ
Et tout haletant du temps qu'il y perd qui bat et rebat sa faux comme plâtre
Je ne dis pas cela pour démoraliser Il faut regarder le néant
En face pour savoir en triompher Le chant n est pas moins beau quand il décline
Il faut savoir ailleurs l'entendre qui renaît comme l'écho dans les collines
Nous ne sommes pas seuls au monde à chanter et le drame est l'ensemble des chants
Le drame il faut savoir y tenir sa partie et même qu'une voix se taise
Sachez le toujours le choeur profond reprend la phrase interrompue
Du moment que jusqu'au bout de lui même le chanteur a fait ce qu'il a pu
Qu'importe si chemin faisant vous allez m'abandonner comme une hypothèse
J'écrirai ces vers à bras grands ouverts qu'on sente mon coeur quatre fois y battre
Quitte à en mourir je dépasserai ma gorge et ma voix mon souffle et mon chant
Je suis le faucheur ivre de faucher qu'on voit dévaster sa vie et son champ
Et tout haletant du temps qu'il y perd qui bat et rebat sa faux comme plâtre"
Je suis en train de l'écouter...
Repose en paix Jean, et
MERCI, mille MERCIS !!!!!!
Ce message a été modifié par Imparfaite - 13 mars 2010 - 17:50.
13 mars 2010 - 17:46
#8
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Paix à son âme, condoléances à sa famille.
En même temps, la majeure partie de son ¿uvre remonte à quelques temps et à ma connaissance, il ne faisait plus grand chose ces derniers temps.
Thyia Membre+
Forumeur alchimiste, 99 ans
13 mars 2010 - 18:03
#9
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ventura
Forumeur alchimiste, 43 ans
13 mars 2010 - 18:31
#10
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je croyais qu'il était déja mort depuis longtemps. mais c'est triste,moi je l'adore.
surtout cette chanson,elle est tellement belle