Pour te répondre je cite l'extrait d'un bouquin lu récemment :
"[...] Aussi osa-t-elle entreprendre à vingt et un ans de s'instruire et de rendre son imagination au moins digne de celle qu'elle admirait. "Si je ne suis pas poète, se disait-elle, au moins je comprendrai la poésie." Et déployant alors cette force de volonté, cette énergie que les femmes possèdent toutes quand elles aiment, madame de Sommervieux tenta de changer son caractère, ses mœurs et ses habitudes ; mais en dévorant des volumes, en apprenant avec courage, elle ne réussit qu'à devenir moins ignorante. La légèreté de l'esprit et les grâces de la conversation sont un don de la nature ou le fruit d'une éducation commencée au berceau. Elle pouvait apprécier la musique, en jouir, mais non chanter avec goût. Elle comprit la littérature et les beautés de la poésie, mais il était trop tard pour en orner sa rebelle mémoire. Elle entendait avec plaisir les entretiens du monde, mais elle n'y fournissait rien de brillant."
Balzac,
la Maison du chat-qui-pelote.
Devenir plus intelligent, non. Moins ignorant, oui. Et ce n'est pas en apprenant un tas de choses qu'on arrive forcément à tenir des discours, formuler de jolies phrases ou argumenter avec sagesse, toutes ces choses-là si elles ne sont pas innées s'apprennent à l'école et lors des études.
Ce message a été modifié par Imparfaite - 01 mars 2010 - 10:05.