A des doses bien inférieures à celle d'une cigarette contenant cette substance, le principal composé psycho-actif du cannabis, le delta-9-tétrahydrocannabinol (THC), possède des propriétés anti-inflammatoires qui pourraient jouer un rôle bénéfique dans le traitement de l'athérosclérose, responsable à travers les infarctus et les accidents vasculaires cérébraux de près de 50% des décès dans la population occidentale, selon l'équipe du professeur François Mach (cardiologue, Université de Genève).
L'athérosclérose associe épaississement et perte d'élasticité de la paroi des artères avec formation de dépôts graisseux (plaques d'athérome) où s'agglutinent diverses cellules et du calcium (qui entartre les tuyaux). Ce processus de détérioration est marqué par des réactions d'inflammation dues à l'intervention des cellules du système de défense immunitaire qui viennent tenter de réparer le vaisseau.
Pour autant, il ne faut pas en déduire que fumer du cannabis serait un bon moyen de protéger ses artères. D'une part parce que la dose efficace de THC (1 mg/kilo) utilisée par les chercheurs est dix fois inférieure à celle que s'administre un fumeur de cannabis. A cette très faible dose, il n'a aucun effet sur le cerveau. D'autre part, selon les chercheurs, la dose classique chez le fumeur (10 mg) est tellement élevée qu'elle n'a plus aucune propriété contre l'athérosclérose.
En outre, fumer (tabac, cannabis, cigarettes sans tabac) fait inhaler du goudron nocif pour les poumons.
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