Danaos, le dimanche 21 mars 2010 à 18h27, dit :
Sinon Yop! je ne partage pas ta vision du flic plus précieux que le citoyen lambda! Il y a alors une échelle de l'humanité? Un flic vaut plus qu'un citoyen lambda...donc pourquoi pas dire qu'un flic vaut plus qu'un prof qui vaut plus qu'un poissonnier???????

Je suis d'accord avec le fait que policier soit une profession à risque mortel, mais ces gens ne s'engagent pas pour mourir. Un meurtre de flic ne devient pas moins inacceptable parce qu'il est admis qu'aller choper du criminel est dangereux. Encore pire quand cela arrive hors de perquisition ou d'arrestation mais simplement au cours d'une ronde.
Il ne s'agit pas de hiérarchiser les humains ou la valeur de leur vie. A ce titre, le meurtre d'un délinquant par un policier (ou autre) est tout aussi inacceptable.
Seulement, le policier s'expose et endosse l'uniforme. Son statut n'est pas anodin : on doit se plier à l'autorité qu'il représente (et pas à l'autorité du gars en dessous) et il doit remplir les devoirs de sa fonction (en se dominant au profit de l'ordre). Agresser un policier, c'est agresser la société, tout simplement.
Surtout que des gens agressent l'uniforme et pas l'individu en dessous (et en faisant méprisent totalement la vie humaine).
Bref, je trouve qu'agresser la société est une
circonstance aggravante, au même titre qu'une exaction commise par un policier est aggravée par le statut dont il a indûment profité. Pour moi, cela va ensemble. Ce ne sont pas des milices populaires. D'ailleurs, à chaque contestation ferme de dérives policières, la société rappelle à quel point cette fonction est importante et doit donc être irréprochable.
Le poissonnier n'a pas ce rôle là, le professeur non plus (même s'il représente d'éducation nationale).
Fin bon, je crois qu'on floode là.
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EDGART MILLEN, le dimanche 21 mars 2010 à 18h43, dit :
Nan, c'était juste du second degré...

Ironie sur la dictature de la pensée unique ou la classification systématique du contradicteur dans la case fasciste pour décrédibiliser le propos ?
C'est vrai que la pirouette rhétorique est parfois facile. éa fuse de tout côtés, entre "
bobo gauchiste", "
mouton de la bien-pensance", "
fasciste", "
raciste gras", etc... Ce qui n'empêche pas qu'elle soit parfois justifiée, seulement il faut décortiquer.
De toute façon, on a tous des tendances fascistes.