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La Formation en France : un des facteurs du chômage..


lllKimo31lll

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Membre, Posté(e)
lllKimo31lll Membre 98 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Salut,

je lance un coup de gueulante pour mettre le point sur un sujet qui commence peu à peu à être abordé dans les médias ces derniers mois. Celui de la formation en contrat pro et du chômage des jeunes...

L'avenir passe par la professionnalisation mais aussi de l'implication des entreprises dans les formations.

Car si elles veulent des jeunes déjà formés et "expérimentés" pour la plupart, je constate qu'il y en a très peu qui veulent s'y mouiller. Selon l'âge ça peut même parfois revenir aussi cher que de prendre un employé en contrat classique. Sur ce point L'état se réveille peut être un peu tard...

Pourquoi rien n'est fait pour transformer, améliorer voir suprimer certaines formations "poubelles"...qui conduisent les jeunes au chômage ?? Orienté vers un métier "porteur" selon les responsables de ces formations, on se rend compte que c'est l'inverse qui prime sur le marché du travail...

J'en prend mon expérience pour exemple :

1)- J'ai litéralement abandonné l'informatique après un Bts informatique de gestion inutile au possible. De tous les diplômés (et je parle seulement de ma promotion mais aussi de la précédentes et de la suivante...), seulement 2 ont un emploi temporairement fixe dans ce métier. Les autres ont litéralement abandonnés pour les même raisons que moi : trop peu d'emploi et quand on en a un il est très mal payé ou il s'agit d'un CDD non reconductible. Certains ont même pousuivit en ingénieurie...pour se retrouver photographe, gendarme.

2) - Première reconversion :

Je pars dans la maçonnerie générale en formation continue avec les compagnons du devoirs. Je touchais un salaire net de 1250 net et + avec les primes pour mes 60 à 75h par semaine et un travail extrêmement risqué, mais j'adorais ce métier. Au bout d'un an, mon corps lâche et ma clavicule en prend un coup entrainant une Phlébite du bras gauche. Conséquences : Handicapé à vie au niveau du bras gauche (problème de circulation sanguine qui m'empêche de soulever des poids supérieurs à 15 kg). Etant chez un artisan, pas de reconvertion possible dans l'entreprise. Mais heureusement (ou plutôt malheureusement) "Pôle emploi" est là !!

3)- Seconde tentative de reconversion :

Je ne perd pas de temps et décide de rapidement me relancer en tentant une formation AFPA de Conducteur de travaux (= gestionnaire / organisateur de travaux et pas conducteur d'engins comme certains risquent de le penser) après les 6 mois de tests requis.

Une formation où on t'explique qu'au vue de la responsabilité que l'on t'attribuera dans ton futur travail à ton âge (24 ans) tu as très peu de chance de voir un employeur te recruter ou d'avoir ton diplôme au bout...où tu passes ton temps à rattraper le retard que tu peux avoir sur les vieux briscards (expérience moyenne de 10 à 25 ans dans le bâtiment ou la gestion) en bossant parfois non stop sur des dossiers jusqu'à 3 ou 5 h du matin (levé 7h) pendant 2 semaines. Je persiste mais après mes premiers stages et les prises de contact avec les professionnels je me rend rapidement compte que mes collègues trouvent tous rapidement un stage sauf les deux "petits jeunes" du groupe (moi et une nana) qui trouve au dernier moment à l'arrachée...

Bref, j'arrête au 3/4 de la formation. Et on me lâche : "de toute façon, c'est toujours pareil. même si tu étais allé au bout, ils te l'auraient jamais donné comme presque tous les jeunes qui se pointent à cet âge".

4)- Depuis j'ai effectué et réussi tous mes tests d'entrée pour les formations suivantes : toute les formations informatiques AFPA, chaudronnier aéronautique et électricien du bâtiment en passant à nouveaux par les compagnons du devoir. Après avoir une seconde fois abandonnée l'idée de revenir dans l'informatique pour les mêmes raisons qu'à mes débuts je me suis décidé à rester dans le bâtiment où j'avais le plus d'expérience...

J'ai eut plusieurs entretiens qui se sont très bien passé jusqu'à la fameuse question : "Combien d'années d'expérience avaient vous dans le métier de l'électricité..." Et comme pour tous les jeunes de mon âge, évidemment c'est là que ça aurait pu coincer.

Dans mon dernier entretien j'ai même proposé de baisser mon salaire ou de trouver un arrangement dans ce sens dans le cadre de mon contrat de professionnalisation...

De sérieux changements doivent être apportés pour réconcilier entrepreneurs / Professionnels avec la formation et l'emploi des jeunes. Certaines n'étant plus du tout en phase avec le marché du travail et encore moins avec la crise que l'on subit..

PS : en passant si jamais un électricien (quelque soit la région (sauf Paris pour raisons financières) est prêt à embaucher un jeune ultra-motivé en contrat de professionnalisation (2 ans d'expérience dans le bâtiment) je suis à 300% partant !!!

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Membre, 56ans Posté(e)
stank Membre 1 452 messages
Baby Forumeur‚ 56ans‚
Posté(e)

Et tu as bien raison de raler. Le principal problème selon moi est que l'éducation n'est pas à l'écoute des professionnels ( sauf dans les beaux bureaux à Paris mais avec une vue très éloignée des réalités du terrain).

J'ai eu moi-même quelques jeunes en apprentissage dans mon boulot ( maintenance aéronautique) J'ai eu l'occasion de discuter avec leurs profs, j'ai remonté les problèmes de fond, les trous dans leur formation, etc, mais rien ne bouge.

Un seul exemple, 100% de la documentation aéronautique est en anglais. L'anglais ne représente pourtant que 2 ou 3 h par semaine. résultat, on reçoit des jeunes qui sont incapables de déchiffrer des cartes de travail... On fait comment dans ce cas la? Perso, je m'en tape moi que le gamin soit capable de calculer des polaires d'eiffel, ou des profils dissymétriques, on fait pas de construction on fait de la maintenance; mais qu'il soit capable de lire la doc pour effectuer les taches demandées, ça me parait primordial. Et pourtant...

en 1980, tonton voulait 80% d'une classe d'age au bac. On l'a, mais avec quelles conséquences? On a multiplié les bacs, tous plus inutiles les uns que les autres, on a ralongé les cursus mais en les vidant de leurs substances, on a modifié les programmes de formation sans demander à personne, on a tellement craché sur les filiaires courtes qu'elles sont maintenant considérées comme des echecs scolaires et maintenant, on a des millions de momes bacheliers certes, mais qui ne trouvent pas de boulot...

cherchons l'erreur.

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Membre, Posté(e)
lllKimo31lll Membre 98 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

La vérité c'est que les métiers techniques (l'aéronautique, l'informatique...) évoluent trop vite par rapport à l'éducation donnée dans les établissement publiques. Les professeurs n'ont parfois pas mis les pieds dans une entreprise de leur secteur depuis de nombreuses années...et les programmes n'ont pas changés d'un pouce ou ne correspondent pas à la réalité.

Les seules formations qui correspondent aux besoins des entreprises sont les formations spécialisées pour adultes (Afpa, IGS, etc...). En terme de formation, défois je me dis que l'éducation nationale devrait en prendre de la graine.

Ah ça, notre cher gouvernement s'empresse de légiférer pour diriger les établissements éducatifs comme des entreprises, mais quand il s'agit de voir le fond du problème...il y a plus personne.

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