![]() | Jean-Marc Rouillan reste en détentionJeudi 04 Décembre - 15:47 Jean-Marc Rouillan |
La cour d'appel de Paris a refusé jeudi de rendre sa semi-liberté au cofondateur du groupe armé d'extrême gauche Action directe (AD) Jean-Marc Rouillan, un régime qui lui avait été retiré en octobre à la suite d'une interview controversée à L'Express .
Dans l'entretien accordé à l'hebdomadaire, il laissait entendre qu'il n'éprouvait pas de regrets pour l'assassinat du pdg de Renault, Georges Besse, en 1986. "Je n'ai pas le droit de m'exprimer là-dessus. Mais le fait que je ne m'exprime pas est une réponse. Car il est évident que, si je crachais sur tout ce qu'on a fait, je pourrais m'exprimer. Par cette obligation de silence, on empêche aussi notre expérience de tirer son vrai bilan critique. Le processus de lutte armée tel qu'il est né dans l'après-68, dans ce formidable élan d'émancipation, n'existe plus. Mais en tant que communiste, je reste convaincu que la lutte armée à un moment du processus révolutionnaire est nécessaire."
Le parquet de Paris avait alors demandé, dans la foulée de la publication de ces propos, la révocation du régime d'aménagement de peine dont bénéficiait Jean-Marc Rouillan, en arguant que le cofondateur d'Action directe avait "enfreint une des obligations qui pesaient sur lui, celle de s'abstenir de toute intervention publique relative aux infractions pour lesquelles il a été condamné".
La chambre d'application des peines de la cour d'appel a donc confirmé la révocation de la mesure de semi-liberté décidée en première instance le 16 octobre dernier. "Sous réserve d'un accord de notre client, nous formons un pourvoi" en cassation, ont précisé les avocats de l'ex-membre d'Action directe, Mes Jean-Louis Chalanset et Michel Tubiana, en prenant connaissance de cette décision.
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