![]() | Trois légionnaires radiés de l'armée pour actes de violenceMardi 18 novembre - 17:58 Photo d'illustration |
la Légion, c'est "marche ou crève !" à Djibouti. é 14 heures, aujourd'hui, trois légionnaires du 2e REP (2e régiment étranger de parachutistes) - dont un sergent et deux hommes du rang - se sont entendu notifier leur radiation de la Légion étrangère, ce qui signifie qu'ils sont renvoyés de l'armée française. Ils devront avoir quitté leur unité avant minuit. Un officier, lieutenant saint-cyrien chef de section, pourrait être prochainement radié des cadres sur décision du ministre de la Défense Hervé Morin, estime-t-on de bonne source au ministère de la Défense. Ces mesures disciplinaires sont rarissimes, mais non exclusives de sanctions judiciaires consécutives à une procédure en cours devant la chambre militaire du tribunal correctionnel de Paris. Elles font suite au décès d'un légionnaire parachutiste du 2e REP, Jozef Tvarusko, de nationalité slovaque. Son décès est survenu le 5 mai dernier dans des conditions de violence inacceptable lors d'une marche organisée à Djibouti à l'occasion de l'exercice Boûr Ougoul 2008. Les circonstances de la mort de Jozef Tvarusko, révélées le 6 novembre sur son site Internet par l' association Adefdromil animée par le capitaine en retraite Michel Bavoil, sont sordides et relèvent de méthodes d'entraînement si violentes qu'on en vient à se demander si l'idéologie du "marche ou crève" n'aurait pas droit de cité à la Légion.
Selon différents rapports que Le Point a pu consulter, la victime avait dû marcher dans la chaleur suffocante de Djibouti. é l'heure la plus terrible (14 h 30) où tout le monde fait la sieste, les légionnaires galopent sous le cagnard, et Jozef Tvarusko se plaint d'abord de douleurs au genou. Il reçoit alors des coups de pied aux fesses de la part de son caporal, mais s'arrête à nouveau 200 mètres plus loin et se couche en position foetale. Nouveaux coups de pied pour le relever... Lorsqu'un camion de sa section rejoint le groupe, Jozef Tvarusko se dirige vers lui, et l'un de ses camarades lui remet une bouteille d'eau à laquelle il s'abreuve. Nouveaux coups de pied, coups de crosse de Famas, sa gourde est vidée, et le malheureux est prié de rejoindre sa section, encore à coups de crosse ! Il finit par s'effondrer dans un buisson d'épineux, face contre terre. Mort... sans doute victime de ces "coups de chaleur". Alors seulement, ses bourreaux accepteront de prodiguer quelques soins. Trop tard...
par Jean Guisnel
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| Source: lepoint.fr |







