Mel56, le jeudi 18 mars 2010 à 01h48, dit :
Je me trompe peut-être, mais devant ce choix je pense que la majorité des gens préfèreraient le viol ...
Citation
Faute d'autre alternative.
Un criminel dangereux, qui risque de porter atteinte à autrui, doit en effet être "entraver" pour garantir la sécurité de la société.
L'enfermement est a priori la solution la plus judicieuse (dans l'urgence, et faute d'alternatives).
Bref, il existe une justification à cet écart de nos principes
La mort, elle, a une alternative : l'enfermement, justement.
De plus, entre tuer ou enfermer un individu, on peut raisonnablement convenir que l'enfermement est en dessous de la peine de mort.
Donc, choisir la peine de mort consiste bel et bien à aller à l'encontre de nos principes, sans que cela ne soit réellement l'unique alternative.
Bon, et puis, j'irais plus loin en revenant sur ce que je viens de dire sur l'enfermement.
J'ai dit qu'il n'existait pas d'autres alternatives à l'enfermement ... ce n'est pas tout à fait juste. Notre justice abuse largement de cette sanction, par un nombre impressionnant de préventives qui servent parfois davantage de moyen de pression. Le peine de prison en elle-même pourrait être commuée dans des travaux généraux (ou autres) dans bon nombres de cas, lorsque les condamnés ne représentent pas un danger suffisamment élevé pour justifier la mise à l'écart de la société.
Du coup, je dirais même que ta remarque pourrait être juste : ne se baser que sur la peine de prison alors que l'on pourrait développer d'autres alternatives, c'est en effet aller à l'encontre de nos principes.




