|
|
mercredi 01 octobre 2008 à 23:58
Message
#1
|
|
|
J'ai écris un texte sur la violence conjugale, mais n'ayant jamais connu ou vu ça, je ne sais pas si je suis assez réaliste ou pas.
J'aimerai avoir vos avis. Il rentre. Encore une fois, il est soul. Il s'avance vers elle en titubant, il l'attrape avec une dextérité surprenante vu son état. Il la serre contre lui et tente de l'embrasser. Rebutée par l'odeur qu'il dégage elle tente de se débattre, elle ne veut pas ses caresses enivrées, elle ne veut pas se donner à lui. Elle gesticule, ses mouvements sont désordonnés, et dans sa hate, elle le griffe au visage. L'agitation s'estompe l'espace d'un instant, comme si pendant cette seconde, le monde s'était arrêté. Elle sait qu'il est en colère. Elle court pour lui échapper, mais d'un simple geste il lui attrape les cheveux et la tire à lui. Il lui met une claque et elle est à terre. Il la frappe alors de son pied. Une fois. Deux fois. Trois fois. Elle est sur le sol, en larmes, la douleur la tenaille, du sang coule le long de ses lèvres qui sont alors plus rouge que jamais. Il est comme l'auroch fou qui s'acharne sur sa victime, et la vue de ce rouge lui monte à la tête. Il est excité. Il la pousse du pied pour qu'elle se mette sur le ventre, puis il arrache sauvagement le déshabillé dont elle était paradoxalement vêtue. Son pantalon le gène, il le retire et s'allonge sur elle de tout son poids. D'humeur avantureuse, il veut aller là où il ne connait pas. Vu qu'il n'a pas son consentement, autant y aller jusqu'au bout, sans tergiverser, sans passer par quatre chemins. Un seul lui suffit. Il l'a prend sur le sol. Elle crie, pleure et saigne. Il s'excite d'avantage et redouble de sauvagerie. Il est le taureau qui piétine la vierge. La poussière contenue dans la moquette du salon remplace le sable chaud de l'arène. Il est déchainé. Il la tient par les cheveux, lui soulève la tête comme si celà augmentait son plaisir, et à mesure qu'il sent la jouissance monter en lui, il lui cogne la tête contre le sol. On entend alors quelque chose craquer, comme morceau de bois qui ce serait fendu, seulement sous la moquette ce n'est pas du parquet, mais du carrelage. De toute façon il n'écoute pas. Il continues ses mouvements jusqu'à ce qu'il n'en puisse plus. Il lache alors la tête, tout en conservant une poignée de cheveux entre ses doigts. Il se relève, accompli. Il se sent bien, il se souvient des cris qu'elle à pousser grace à lui, il se sent fort. Il part se coucher fatigué par un tel exploit. Pendant qu'il dort du sommeil des héros, elle repose sur le sol. Son visage n'est plus qu'un amat de chairs fendues, de sang ruisselant et d'os fracturés. Il y a quelques dents qui trainent par ci par là, comme les perles d'un collier qui se serait briser. Alors qu'il est allongé dans lit, paisiblement, elle est étendue sur le sol, enfin en paix. PS: si vous trouvez que le texte n'est pas réaliste pour une autre raison, précisez s'il vous plait.^^ Ce message a été modifié par Kégéruniku 8 - jeudi 02 octobre 2008 à 00:33. -------------------- Mes nouvelles
tout ce que j'écris n'est pas vrai. croyez moi sur parole. ^^ I'm cookie-holic Mon oeuvre: L'autobiographie de ma non-vie Mon interview Mon oeuvre: deuxième partie Mon histoire d'amour Mon oeuvre: troisième partie Mon devoir Mon oeuvre: quatrième partie Ma santé Mon oeuvre: cinquième partie Mes tests sexuels pour vous! Mon oeuvre: sixième partie |
|
|
|
|
Sponsors
|
À l'instant
|
|
|
|
jeudi 02 octobre 2008 à 01:00
Message
#2
|
|
|
Je voterais "Pas tout à fait la bonne violence".
A première vue, le texte me fait plus penser à une agression ponctuelle, un viol, qu'à de la violence conjugale. Ou alors un début de violence conjugale. Remarque, tout dépend de l'utilisation du texte, du contexte de ce passage. Enfin, a priori, pour davantage décrire des violences conjugales, j'ajouterais chez la victime une dose de crainte (elle sait ce qu'il risque de se passer, aussi le repousser énergiquement au départ ne semble pas forcément la réaction la plus crédible ... peut-être plutôt une froide rigidité et l'espoir qu'il aille se coucher sans aller plus loin), peut-être une dose de culpabilité de la part de la victime (liée à la crainte, éviter de le "provoquer"), et un "prétexte" de la part de l'agresseur, des reproches envers la victime; une montée de la violence (une tension lourde ou des paroles échangées). Bref, mettre en avant le fait que la situation peut rapidement basculer, dégénérer, cette crainte, cette incertitude permanente chez la victime. De plus, la violence n'est pas forcément dans les gestes ou les détails (les dents, les cheveux arrachés), mais bien dans le comportement de domination, d'irrespect, de violence morale ... comme tu l'as décrit. Du coup c'est vrai que les détails ont peut-être tendance à faire "too much", à décrédibiliser la violence qui ne s'exprime pas forcément par une succession d'aspects gore ... se limiter à quelques traumatismes peut suffire à décrire la douleur (à la fois physique, mais également morale) à partir du moment où tu exprimes le ressenti de cette souffrance par la victime. Ou alors tu te places plutôt du point de vue de l'agresseur, mais du coup il faudrait davantage présenter la victime suivant son ressenti à lui (ou faire un va et vient entre les deux). En tous les cas, être plus dans le ressenti que dans le descriptif. Enfin, c'est un avis très personnel, mais je sais que ça me parlerait davantage en tant que lecteur (mais encore une fois, tout dépend du contexte du texte, du ton, de l'effet recherché ... là il ressort plutôt un aspect mécanique) Enfin, bon, je dis ça, je ne m'y connais pas plus que toi en violences conjugales ('reusement Ce message a été modifié par Pheldwyn - jeudi 02 octobre 2008 à 01:01. -------------------- "Etre parfait, c'est déjà un défaut" - D. Fernelec
|
|
|
|
|
jeudi 02 octobre 2008 à 01:27
Message
#3
|
|
|
Merci pour tes idées. (même si tu t'y connais pas plus que moi dans le domaine, c'est toujours un autre point de vue, alors ça aide.^^)
En ce qui concerne le fait d'être descriptif, c'est voulu. D'une part parce que je ne connais vraiment pas le sujet et j'aurai du mal à écrire ce qui est ressenti lors de la scène, d'autre part, parce que je trouve qu'en étant descriptif, la scène ne provoque pas la compassion ou la peine, mais le dégoût. Ce que je voudrai ce n'est pas qu'on se dise "oh la pauvre", mais plutôt "mais quel co**ard." C'est vrai que la réaction de la victime au début n'est peut être pas bonne. Donc trop de détails aussi... je vais attendre histoire d'avoir plus d'avis, mais j'en tiendrai compte. Merci, surtout que c'est bien vu.^^ -------------------- Mes nouvelles
tout ce que j'écris n'est pas vrai. croyez moi sur parole. ^^ I'm cookie-holic Mon oeuvre: L'autobiographie de ma non-vie Mon interview Mon oeuvre: deuxième partie Mon histoire d'amour Mon oeuvre: troisième partie Mon devoir Mon oeuvre: quatrième partie Ma santé Mon oeuvre: cinquième partie Mes tests sexuels pour vous! Mon oeuvre: sixième partie |
|
|
|
|
jeudi 02 octobre 2008 à 02:26
Message
#4
|
|
|
Je n'avais pas vu le "âme sensible s'abstenir", et en effet c'est vraiment violent comme texte :s et c'est pas "quel connard" qu'on se dit mais "quel monstre" "psychopathe"! (mais sinon j'ai bien ressenti du dégoût)
Comme la dit Pheldwyn c'est trop violent pour une violence conjugale, la ça ressemble plus à un meurtre ... quoi le meurtre rentre dans les violences conjugale ? ... A la relecture ce passage à un coté comique : "Il part se coucher fatigué par un tel exploit. Pendant qu'il dort du sommeil des héros" La prochaine fois tu nous fait une scène un peu plus joyeuse -------------------- |
|
|
|
|
jeudi 02 octobre 2008 à 03:29
Message
#5
|
|
|
oui c'est vrai que monstre et psychopathe collent bien pour le coup.
C'est vrai que je pouvais parler de violences conjugales plus répétitives ou même psychologique, mais je voulais quelque chose de fort, qui heurte. Peut être un peu trop llà par contre. Oui les deux phrases que tu cites ont été placées par pur cynisme. Pour montrer le fait qu'il ne se rend pas compte de ce qu'il vient de faire, il est tellement habitué à être violent il ne voit pas ce qu'il a fait. L'alcool aidant bien sûr. Je crois que je sais pas faire de textes joyeux. Toutes mes nouvelles sont sombres, à un degré différent, mais elles le sont toutes. Enfin j'essaierai quand même.^^ -------------------- Mes nouvelles
tout ce que j'écris n'est pas vrai. croyez moi sur parole. ^^ I'm cookie-holic Mon oeuvre: L'autobiographie de ma non-vie Mon interview Mon oeuvre: deuxième partie Mon histoire d'amour Mon oeuvre: troisième partie Mon devoir Mon oeuvre: quatrième partie Ma santé Mon oeuvre: cinquième partie Mes tests sexuels pour vous! Mon oeuvre: sixième partie |
|
|
|
|
jeudi 02 octobre 2008 à 05:53
Message
#6
|
|
|
En général, la femme ne se permettrait même pas de griffer son partenaire, elle est de toute façon soumise et sait ce qui l'attend et le fait de comparer cet homme à un taureau est encore trop beau, même les actes bestiaux n'ont de comparaisons en ce qui se passe dans la violence conjugale.
Ce message a été modifié par &va 520 - jeudi 02 octobre 2008 à 10:22. -------------------- ![]() mo mo |
|
|
|
|
jeudi 02 octobre 2008 à 10:00
Message
#7
|
|
|
Je trouve ce texte violent.
Je tiens juste à préciser qu'un homme n'a pas forcément besoin d'être saoul pour frapper sa compagne... -------------------- "Le jour ou les terriens prendront figure humaine, j'enlèverai ma cagoule pour entrer dans l'arène,
Et je viendrai troubler de mon cri distordu, les chants d'espoir qui bavent aux lèvres des statues..." "Droïde song" - Hubert-Félix Thiéfaine |
|
|
|
|
jeudi 02 octobre 2008 à 11:04
Message
#8
|
|
|
Comme Pheldwyn le texte me fait plutot penser a une violence ponctuelle.
A mon avis il manque deux choses : -L'effet "routinier", ce n'est pas la première fois et ce ne sera pas la dernière, ça doit etre faisable en rajoutant quelque adjectifs où en insérant quelque commentaires faisant resurgir le passé. -Cet espèce de lien incompréhensible qui uni le martyr au bourreau, le fait que la victime reste avec et en vienne même a se dire qu'elle mérite ces horreurs. En quelque sorte l'aspect psychologique... Bonne continuation (si on peut dire) -------------------- |
|
|
|
|
jeudi 02 octobre 2008 à 16:55
Message
#9
|
|
|
Les violences conjugales peuvent être tout à fait ponctuelles ou habituelles...
Cependant, je n'ai pas le sentiment de lire un texte sur une violence conjugale, plutôt sur un viol. Il existe entre époux ! Dans le cas qui nous est proposé, le viol est commis avec une extrème violence. Il serait plutôt celui d'un inconnu, déterminé à aller même au delà du viol, voire à tuer, après l'acte accompli. Sinon, pourquoi un tel acharnement à cogner la tête contre le sol ? Un fait de ce type, réalisé au sein du couple est plutôt rare, et serait ponctuel ! Les femmes libérées et plus indépendantes sont maintenant moins soumises. Elles font valoir leur droit, et n'hésitent plus à s'adresser à la justice, quoiqu'il en coûte. La loi les protège mieux que par le passé. Elles sont écoutées ... -------------------- « Souviens-toi de la fragilité des choses humaines» « Je n'ai pas de traditions, je n'ai point de parti, je n'ai point de cause, si ce n'est celle de la liberté et de la dignité humaine ; de cela, je suis sûr. » |
|
|
|
|
jeudi 02 octobre 2008 à 18:01
Message
#10
|
|
|
ayant vécu cela avec mon premier mari , le texte ne retrace pas une voilence conjucale , quand le mari rentre saoul , la femme se met automatiquement sur ses gardes et se fait tout petite , la peur au ventre et fait trés attention de pas dire un mot plus haut que l'autre et fait attention a ses paroles , généralement on parle pas on écoute et on est toujours d'accord méme si dans sa téte on pense le contraire , et on imagine plein de plan que nous excutons jamais pour mettre fin a la vie de son bourreau , car il y a personne pour vous aider car en plus de la peur on vie dans la honte et un jour on sait pas pourquoi on a le courage de partir mais il y a pas que les coups qui font mal les paroles aussi quand le mari se fait un plaisir de rabaisser sa femme devant ses amis en l'appellant par tout les noms d'oiseaux
-------------------- |
|
|
|
|
|
Version bas débit | Nous sommes le : samedi 22 novembre 2008 à 19:27 |