Rien de nouveau, franchement. Cela fait bien longtemps que l' Italie rembourse, soi-disant, la Lybie pour les domages causés pendant la période coloniale. Evidemment, ce sont les élites locales et les entreprises italiennes qui profiteront de ces sommes d' argent. Mais le point fondamental de la question et le vrai intérêt du gouvernement italien est le suivant: "Il prévoit aussi une coopération dans la lutte contre l'émigration clandestine, qualifiée par M. Berlusconi "de lutte contre les commerçants de l'esclavage".".
Il existe, en effet, dfférents accords sur le contrôle de l' immigration entre l' Italie e la Lybie. Le dernier, le traité d' amitié partenariat et coopération, prévoit le repoussement collectif d' immigrès africains vers la Lybie. Ces derniers devraient être accueillis dans des centres de détention provisoire lybique, afin de vérifier leur status de clandestin, réfugié, immigrés réguliers: les réfugiés seraient aidés à effectuer une demande d' asile politique en Italie, les réguliers seraient libérés; les clandestins renvoyés dans leurs pays.
Cependant, la Lybie est un des pays qui n' a pas ratifié la Convention de Genève. Il n' existe, par conséquent, aucune loi qui différencie les status de clandestin, réfugié et immigrés régulier. Selon un rapport de l' ONG Human rights watch le Ministère de la Justice lybique "ne recherche pas la justice et la vérité; encore, l' ONG Freedom House a classifié la Lybie comme un pays "non-libre"; le rapport sur la Lybie du Département d' Etat américain affirme que le recours à la torture est très fréquent dans les prisons lybiques. Enfin, la Lybie effectue des manoeuvres d' obstructionsime, afin d' empêcher aux agences ONU d' effectuer les enquêtes nécessaires pour vérifier les conditions des détenus en Lybie.
Ce traité a engendré de nombreuse polémyque. S' il était ratifié par le Parlement italien, la loi pourrait être objet de contrôle de légitimité constitutionnelle, pour violation de l' article 11 de la Constitution, par la Court Constitutionnelle italienne. Cela n' a pas empêché le gouvernement italien de perpétuer cette politique.