Auxerre - Hamel ne pense pas à la L2
Avec un seul point pris sur vingt et un possibles lors des sept dernières journées et une seizième place au classement, Auxerre fait figure de mauvaise élève de la classe, mais la situation n'alarme en rien son président, Jean-Claude Hamel. Le dirigeant bourguignon admet dans un entretien accordé à L'Equipe que son club traverse «une période difficile». Il ne veut cependant pas y voir davantage qu'«un mal léger». A ses yeux, l'infirmerie de l'AJA, bien remplie depuis le début de la saison, est l'une des principales causes de cette zone de turbulence. Il n'hésite pas à parler de «saison maudite», sans pour autant envisager une possible descente en L2.
«On ne pense pas une seconde à la L2, s'emporte-t-il dans les colonnes du quotidien. Vous savez ce que disait le maréchal Foch ? "Penser que l'on peut perdre, c'est déjà avoir perdu". Et nous, nous allons nous battre, nous mobiliser, tous, pour sauver le club. D'ailleurs, je vous signale que nous sommes encore maîtres de notre destin. (...) Depuis le temps que je suis président, je ne suis jamais descendu». Jean-Claude Hamel prévient qu'il n'est pas du genre à taper du poing pour faire changer les choses. «Moi, ce que je souhaite, c'est convaincre. Et je vais le faire avant d'être hors-jeu comme on dit». Après quarante-cinq ans de présidence, le dirigeant a prévu de passer la main en fin de saison.
« On nous traite même d'incapables »
Pour «trouver le remède» et améliorer la situation comptable de l'AJA, Hamel pourrait faire appel au mercato. Le club bourguignon cherche notamment à combler ses lacunes offensives (un seul but lors des sept dernières journées). La piste menant au Monégasque, Alexandre Licata, est confirmée par le dirigeant, mais elle dépendra avant tout de la capacité de l'ASM à lui trouver un remplaçant. Le président auxerrois s'offusque déjà des possibles critiques qui pourraient le toucher si son club ne parvenait pas à se renforcer. «Quand nous, responsables, nous traversons une période difficile, nous ne sommes pas épargnés. On nous traite même d'incapables, s'insurge-t-il. Bien sûr, il faut réagir, mais, moi, les "y a qu'à" et les "il faut", je commence à en avoir assez»
lequipe.fr
Ben y serais temps d'y penser