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samedi 02 août 2008 à 10:39
Message
#1
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Selon le médecin légiste en chef du Maryland, Bruce Ivins, 62 ans, est mort, mardi 29 juillet, après absorption massive de codéine et d'acétaminophène. Il était l'un des principaux chercheurs des laboratoires nationaux sur les armes biologiques de Fort Detrick, dans le Maryland, où il était employé depuis dix-huit ans. Il avait participé au développement des vaccins utilisés pour protéger les militaires de la maladie du charbon. Avec son équipe, il avait reçu la plus importante récompense du Pentagone. En octobre 2001, le FBI l'avait utilisé pour analyser la poudre blanche contenue dans l'une des lettres envoyées par la poste. Aujourd'hui, les enquêteurs l'accusent de les avoir expédiées. Bruce Ivins était surveillé depuis un an. Il savait qu'il allait être arrêté. Sous pression psychologique intense, il avait été hospitalisé au début du mois et venait de rentrer à son domicile de Detrick, quand il s'est donné la mort. Son avocat, Paul Kemp, a affirmé qu'il était innocent. "Le Dr Ivins était un scientifique de renommée mondiale et couvert de décorations. Depuis six ans, il coopérait à l'enquête." L'avocat a aussi mis en cause la méthode du FBI. "La pression incessante exercée par les accusations et les insinuations a des effets différents selon les individus, comme nous l'avons déjà vu dans cette enquête. Dans le cas du Dr Ivins, elle a mené à une mort prématurée." Le FBI avait déjà poursuivi un suspect en la personne de Steven Hatfill, un scientifique du même laboratoire. Il n'avait jamais été poursuivi mais son nom avait fait l'objet de fuites dans la presse. Hatfill, dont la vie professionnelle avait été anéantie, avait porté plainte contre le FBI pour intrusion dans sa vie privée. La police fédérale avait préféré chercher un règlement à l'amiable et, en juin, il avait obtenu 5,8 millions de dollars d'indemnités. Bruce Ivins menait une vie ordinaire. Sa femme gardait des enfants à leur domicile de Frederick, près du laboratoire. Il jouait de l'orgue électronique à l'église Saint John le dimanche, et il était bénévole à la Croix-Rouge. La presse a cependant fait état d'un témoignage contredisant ce portrait sans histoire. Une psychologue, qui allait témoigner, le 1er août, a indiqué qu'il avait "des antécédents de menaces d'homicide et de plans contre ses thérapeutes" depuis l'université. Corine Lesnes Lire la suite
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