IL SORT AVEC MA COLLéGUE DE BUREAU

Bercée par les contes de fées depuis l’enfance, vous croyez dur comme fer aux belles histoires d’amour. Mais voilà, vous avez beau dormir plus de la moitié du temps, jeter des graines aux oiseaux en sifflotant des airs gais, vous n’avez jamais entendu les sabots d’un grand cheval blanc battre le trottoir de votre rue, si bien que vous commencez à désespérer. Réjouissez-vous Mesdames, le prince charmant existe bel et bien : il sort avec ma collègue de bureau...
La preuve : il a troqué son armure de macho contre un stylo !
En bon prince : A l’heure où certaines d’entre-nous ramassent les vestiges de la soirée foot organisée la veille par leur chéri, à son réveil, ma collègue découvre un petit plateau garni de croissants chauds et de petits mots doux qui lui rappellent à quel point elle est exceptionnelle.
Comme on n’est pas chez Disney, on se rassure en se disant que son prince sera beaucoup moins charmant lorsqu’il lui assènera un « tu n’as pas un peu grossi ? » le mois prochain.
Il parle le langage des fleurs !
En bon prince : Alors que nous devons rappeler à notre Jules notre date d’anniversaire plusieurs semaines à l’avance pour espérer recevoir une pâquerette le jour dit, ma collègue se demande où elle va bien pouvoir mettre le dernier bouquet qu’on lui a livré au bureau : 19 camélias roses, symbole d’un amour éternel, et, au centre, un glaïeul, qui lui indique, grâce au nombre de fleurs, l’heure de son rendez-vous galant.
Comme on n’est pas chez Disney, on n’a pas oublié la fois où il a déposé les deux pots de fleurs de trop : le premier, du basilic blanc, synonyme de haine et de rancœur, et le second, des chrysanthèmes bleus, témoignages d’un amour déçu.
l lui fait le coup du « Zèbre » d’Alexandre Jardin !
En bon prince : Quand nous ne savons plus très bien à quand remonte notre dernière déclaration d’amour (à nos années collège sans doute), la boîte mail de ma collègue est quotidiennement inondée de messages anonymes, si tendres et affectueux qu’ils ne laissent pas vraiment douter de leur provenance mais promettent une soirée des plus « Olé Olé » !
Comme on n’est pas chez Disney, on sourit (intérieurement) lorsque cette même collègue nous raconte qu’après avoir déposé plainte contre X, son chéri a du passer une journée entière au commissariat du coin.
Il lui chante « les mots bleus »...
En bon prince : Alors qu’il nous faut user de ruse et de patience pour espérer traîner notre partenaire dans le centre commercial le plus proche, ma collègue a droit à son escort-boy personnel, qui lui porte ses paquets sans rechigner, paye l’addition sans regarder... Et qui, lorsqu’il croise un piano dans une allée, s’installe tout naturellement sur le tabouret pour lui chanter la sérénade. « So romantic » !
Comme on n’est pas chez Disney, on se rappelle que les hommes ne sont pas les meilleurs conseillers en matière de mode, et que notre dernière soirée Karaoké a viré au cauchemar quand notre moitié a décidé d’interpréter, de manière très personnelle, le tube « I will survive ». (Notre couple y a tout juste survécu lui !)
Il la défend envers et contre tous !
En bon prince : Tel le chevalier sans peur et sans reproche, le jules de ma collègue ne laisse personne ternir l’image de sa bien-aimée. Ainsi, il n’hésite pas à prendre sa défense lors des dîners de famille épiques, ni à clouer leur bec aux mâles irrespectueux qui la sifflent dans la rue.
Comme on n’est pas chez Disney, la dernière fois qu’il est intervenu sur le pavé, Jules a dérapé : il a cassé le nez de son nouveau voisin de palier (et, du coup, a raté sa pendaison de crémaillère) !
Pour elle, il est prêt à aller au bout du monde !
En bon prince : Ma collègue a régulièrement droit à des surprises de taille. Comme cette fois où, la veille de son départ en vacances, elle n’avait pour seul indice de destination qu’une paire de tongs, qui s’est révélée très utile lorsque l’avion a déposé le couple aux Bahamas. Et, comme si ça ne suffisait pas, à son retour, il l’a enlevée pour un week-end en amoureux sur les sommets enneigés.
Comme on n’est pas chez Disney, ces quinze jours d’escapade se sont soldés par un arrêt maladie longue durée, pour cause de brûlure au 2è degré et de jambe cassée !
Alors mesdames, si le prince charmant vient sonner à votre porte cette année... N’oubliez surtout pas de fermer votre verrou à double tour !
Article marieclaire.f
Ce message a été modifié par lore - 01 août 2008 - 09:48.



