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samedi 05 juillet 2008 à 18:02
Message
#1
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Je m'appelle M*****, j'ai 15 ans et mes parents me détestent. Il est clair que nous ne nous sommes jamais entendus, mais avec l'adolescence, la situation a gravement empiré...
Depuis 1 an, je suis inscrite dans un lycée loin de chez moi. Je suis donc à l'internat du lundi au vendredi, ce qui m'arrange, vu l'enfer que je vis dès que je reviens le week-end. Mes parent me rabaissent, m'insultent de tous les noms, me jugent responsables de tous leurs problèmes. Je vis cela depuis toujours et cela me paraissait tout à fait normal. Il est difficile de décrire ce que je ressens dans ces moments là. Voir ses parents lever la main sur nous en nous traitant de tous les noms, nous obliger à arrêter de crier et de pleurer parce que les voisins pourraient entendre... Ca paraît rien comme ça, mais moi ça me détruit à petit feu. Jamais un mot gentil, jamais un compliment... Le plus étonnant est que mon frère de 11ans ne subit pas tout ça... Je visça tous les jours, sans exception, lorsque je suis chez moi. Mais je n'en avais jamais parlé à personne, de peur que mes parents ne sachent que je raconte tout ça... Je ne sais pas quelle serait leur réaction. L'année dernière, une rumeur courait dans mon collège selon laquelle "Ce n'était pas toujours facile chez moi". Je ne sais pas du tout comment cela s'était su. Mais ilyapeu, ils m'ont traité ainsi devant une de mes meilleures amies. Enfin, ils ont commencé, puis ils m'ont traînée à la cave pour ne pas que mon amie n'assiste à cela. Mais elle entendit quand même leurs cris, et quand je remontai, les larmes aux joues, elle me demanda si mes parents étaient fous, car je n'avais absolument rien fait. A vrai dire, à table (car c'est souvent en ces moments que les crises éclatents, sachant que je les fuis le plus possible le reste de la journée), j'avais même évité d'ouvrir la bouche, de peur de dire encore quelque chose de "mal". Mon amie avait été vraiment horrifiée et choquée, car elle ne se serait jamais douté que ma situation était telle. Elle m'encouragea vivement à en parler à un professionnel. L'ennui est que la loi défend contre les coups, et mes parents ne me frappent pas tous les jours... Une gifle tout au plus, mais jamais de coups graves. Mais croyez-moi, certains mots font bien plus mal que des coups. Je lui fis promettre de n'en parler à personne. J'ai aussi accueilli une correspondante allemande en février et mars, et elle était vraiment choquée elle aussi, en voyant la répétition quotidienne des "disputes". Elle m'a dit que je devrais partir vivre chez quelqu'un d'autre, mais je m'en sens incapable. Je suis vraiment malheureuse... Si vous vivez la même chose ou si vous avez des conseils à me donner... A cause de ces crises, j'ai eu longtemps des envies suicidaires, je me scarifiais et me faisais vomir. Mais un jour, ils ont vu les marques de mutilation sur mon poignet et ils m'ont encore insultée, rabaissée, frappée, à cause de ça... Depuis j'ai arrêté et j'ai l'impression que je suis encore plus malheureuse. La fugue m'est inenvisageable... je n'ose même pas imaginer leur réaction s'ils me retrouvaient... Merci de m'aider... Ce message a été modifié par Jun`Ouille - mardi 08 juillet 2008 à 16:01. |
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Sponsors
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À l'instant
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samedi 05 juillet 2008 à 18:09
Message
#2
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tu n'as pas d'autre famille ? tu as pensé à te faire émanciper à seize ans ?
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samedi 05 juillet 2008 à 18:20
Message
#3
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Baby Forumeur ![]() Messages : 3 Inscrit : 05/07/2008 ![]() |
C'est horrible tout ca !!
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samedi 05 juillet 2008 à 18:22
Message
#4
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comme dit impératrice,tu n'as pas d'autres membres dans ta famille..? |
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samedi 05 juillet 2008 à 18:24
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#5
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L'émancipation j'y ai pensé, mais il faut la signature des parents, et ils n'accepteront jamais
J'ai bien des grands-parents, mais ils voyagent souvent... Quand à mes oncles, je les vois 2 fois par ans alors nous ne sommes pas très proches. |
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samedi 05 juillet 2008 à 18:34
Message
#6
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c'est pas facile si tu n'en es pas proche mais tu peux toujours essayer de leur en parler (on sait jamais ?)
quant à l'émancipation il reste l'avis d'un juge pour décider et forcer la décision de tes parents. peut être qu'en parler à une assitante sociale t'aidera, déjà ça te soulagera d'en parler et ensuite elle connait surement mieux les recours que tu pourrais faire. -------------------- |
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samedi 05 juillet 2008 à 18:40
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#7
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C'est vrai que c'est vraiment horrible ce que tu subit tous les jours :s. T'es parent ont vraiment créer une atmosphère de crainte, et tu a peur d'eux au final. Tu doit trouver quelqu'un'un qui puisse te soutenir et te protéger.
Car l'émancipation c'est bien, mais si tes parents continuent à imposer leur pouvoir sur toi malgré que tu te soit éloigné d'eux, la situation sera toujours la même, et tu continuera à te sentir mal. -------------------- l'alcool ne résoud pas les problèmes, mais l'eau non plus...
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samedi 05 juillet 2008 à 18:56
Message
#8
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bonjour m*****
La violence physique n'est pas la seule maltraitance condamnable par la loi! Je ne comprends pas tes parents, il est clair que tu n'as pas a vivre et a subir ca ... La maltraitance est condamnée pour tout actes de violences sexuelles , violences physiques, violences psychologiques ou encore en cas de négligence grave. Tu fais donc bel et bien parti des enfants maltraités et j'en suis désolé pour toi Par contre, tu as donc des recours ou une fois dénoncé, tu seras appuyé et suivi par des organismes competents. Voici le un lien ou tout t'es expliqué, cela peut t'aider dans ta démarche ... du moins y penser ... je te remet ici la definition exacte ou l'appel a l'aide est necessaire et condamnable par la loi: "DÉFINITIONS Enfants en danger : ensemble des enfants maltraités et des enfants en risques. Enfant maltraité : qui est victime de violences physiques, cruauté mentale, abus sexuels, négligences lourdes ayant des conséquences graves sur son développement physique et psychologique. Enfant en risques : qui connaît des conditions d'existence risquant de mettre en danger sa santé, sa sécurité, sa moralité, son éducation ou son entretien mais qui n'est pas pour autant maltraité. (Sources : la lettre de l'Odas, nov. 97.) " Maltraiter un enfant, ce n'est pas seulement lui faire subir des violences physiques ou sexuelles - gifles, coups, blessures diverses - - ou psychologiques - cris, insultes, humiliations, propos dévalorisants, terreurs. C'est aussi ignorer son existence, négliger ses besoins affectifs ou psychologiques, lui imposer des rythmes et des limites disproportionnés par rapport à la réalité ou à ce qu'il est en mesure de comprendre en raison de son âge ou de sa maturité. Toute atteinte à l'intégrité et à la dignité de l'enfant, quel qu'en soit le degré, en déstabilisant son sentiment de sécurité, son bien-être physique, psychologique ou mental, retarde son évolution et son intégration comme enfant et futur adulte dans la société. " (Source : ministère de l'Emploi et de la Solidarité, Groupe permanent interministériel pour l'enfance maltraitée.) " clique ici pour le lien , tu auras des renseignements, des numéros de telephone si tu te reconnais dans un des cas enuméré, et en bas, tu as meme des livres proposés aux enfants victimes de mauvais traitements .. encore faut il que tu puisses le cacher .... -------------------- |
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samedi 05 juillet 2008 à 19:09
Message
#9
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schaller -------------------- Citation Jung Carl : "Tout ce qui nous irrite chez les autres peut nous aider à nous comprendre nous-mêmes" |
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samedi 05 juillet 2008 à 19:17
Message
#10
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Quelle horreur, j'ai l'impression d'avoir fait un retour en arrière de 25 ans...à part que moi c'était ma grand-mère qui me faisait subir la même chose que tu subis, et qu'elle me battait. Elle me reprochait sans cesse le divorce de mes parents. C'est elle qui m'a récupéré après le divorce à l'age de 4 ans et je suis resté jusqu'à 12 ans. Ces années terribles me suivent encore, alors que j'ai 36 ans, deux enfants. Je n'arrive pas à faire confiance, je n'arrive pas à être pleinement heureuse, quelque chose en moi me ronge et je sais que ça me suivra toute ma vie.
A part que moi tout le monde savait ce que je subissais et personne ne bougeait. Tout le monde laissait faire, et se taisait...jusqu'à ce que mon père se remarie et me prenne définitivement. Je ne sais pas quoi te dire car je sais ce que tu vis, le seul conseil que je te donnerais si tu ne peux pas quitter tes parents tout de suite c'est de bosser à l'école, moi j'étais tellement paumée pendant l'adolescence que niveau études j'ai fait du grand n'importe quoi. J'ai interrompu mes études au bac malheureusement, et si tu savais comme je le regrette. Par contre si tu as une chance de pouvoir partir de cet endroit, aller dans de la famille par exemple fais le, car il te reste quelques années devant toi et j'ai peur que tu ne tiennes pas le coup. J'ai subi les insultes, les coups dès l'age de 6 ans (mes souvenirs commencent là) et il y a toujours cette enfant au fond de moi, cette enfant qui pleure en mettant sa main devant la bouche pour pas qu'on l'entende. J'ai mal en lisant ton témoignage, j'éspère que tu sauras être forte et que tu tiendras le coup. En attendant que ces fichues années passent je t'en prie sois forte... |
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Version bas débit | Nous sommes le : mardi 07 octobre 2008 à 23:47 |