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samedi 05 juillet 2008 à 16:23
Message
#1
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La direction du PS veut briser les tabous du parti sur la sécurité
RUPTURE. Le comité directeur va proposer à la base du parti, cet automne, de renouveler en profondeur la vision qui domine encore le discours socialiste sur la sécurité et la criminalité. ![]() Christian Levrat en compagnie d'Evi Allemann. La question de la sécurité, hier délaissée, est aujourd'hui débattue en profondeur au sein de la direction du PS. (photo: Keystone) Le Parti socialiste suisse pourrait se trouver à la veille d'une mue symbolique. La direction du parti vient de réviser en profondeur sa doctrine en matière de sécurité et de lutte contre la criminalité, et a présenté lundi à la presse le document qu'elle soumettra au congrès fin octobre à Aarau. Les propositions, dont le contenu a filtré dimanche dans la SonntagsZeitung, se veulent équilibrées, mais leur tonalité est propre à déconcerter une partie des militants. Si un accent est mis sur l'Etat social comme facteur essentiel de prévention, la sécurité n'en est pas moins considérée comme un droit de l'homme, l'augmentation du sentiment d'insécurité comme une réalité, la présence policière comme une nécessité. Et la forte proportion d'actes de violence commis par des étrangers, comme un fait. «Pas de langue de bois» Pour le PS, c'est une rupture. Son président depuis le mois de mars, Christian Levrat, n'essaye pas de le cacher: «J'ai toujours dit que je ne voulais pas de langue de bois et que le PS devait répondre aux craintes de la population.» Saluant des propositions «courageuses», le Fribourgeois défend la nécessité d'une approche «plus offensive» que par le passé. Il faut prendre acte que les modes de vie ont changé, pense la direction du PS, et que les occasions de violence ont augmenté. Christian Levrat se défend pourtant de vouloir imiter l'UDC: «Trop longtemps, l'UDC a pu abuser du sentiment d'insécurité de la population. Le PS, comme les autres partis, est resté trop passif. Mais il peut mener ce débat mieux que les autres.» Certains chapitres promettent d'être âprement débattus. La direction du PS réclame ainsi une application rigoureuse des règles actuelles en matière d'expulsion des délinquants étrangers. Une révision de la loi n'est pas nécessaire, dit le PS qui combattra l'initiative de l'UDC. Mais les délinquants qui ont commis des actes graves doivent être renvoyés du territoire suisse. Et ceux qui viennent en Suisse pour commettre des délits doivent être systématiquement expulsés, y compris pour des infractions légères. La présence policière doit également être renforcée sur les lieux névralgiques. Les effectifs devront être augmentés d'environ 1500 postes pour éviter une privatisation de la sécurité. Dans ces cas très limités, le recours à la vidéosurveillance est légitime. Briser des tabous Au chapitre de la violence des jeunes, la police doit être formée en conséquence et la justice des mineurs doit être en mesure de traiter rapidement les délits commis. L'abaissement de la limite de 16 ans en dessous de laquelle une peine privative de liberté ne peut pas être prononcée, réclamé par le conseiller national Daniel Jositsch, a été discuté mais n'a pas été retenu. En outre, le PS doit se démarquer totalement des événements publics qui génèrent de la violence, qu'ils soient sportifs ou politiques. Christian Levrat n'exclut pas que ces idées seront accueillies plus fraîchement en Suisse romande qu'en Suisse alémanique, où la sensibilité sur ce thème est plus aiguisée, et depuis plus longtemps. «En Suisse romande, on risque de nous demander pourquoi nous nous sommes lancés sur ce sujet, alors que dans les cantons alémaniques, la question sera plutôt de savoir pourquoi nous ne l'avons pas fait plus tôt», commente le président du PS. Les temps sont mûrs pour briser certains tabous, et les échecs électoraux n'y sont pas totalement étrangers, admet la conseillère nationale bernoise Evi Allemann, présidente de la commission interne du PS qui a établi le document. Un changement d'époque Il y a quelques années pourtant, sous la présidence de Christiane Brunner, une première tentative n'avait pas réussi à renverser les dogmes du parti. On mesure le chemin parcouru en comparant les propositions actuelles avec un document datant d'il y a dix ans exactement, établi à la demande du groupe socialiste des Chambres fédérales. «Se conformer, dans l'espoir de gagner ou de conserver des voix, au discours sécuritaire de la droite et de sa presse de boulevard, avec ses boucs émissaires et ses pseudo-solutions simplistes, n'offrirait aucune perspective au Parti socialiste», pouvait-on lire. Suivait une critique en règle du New Labour de Tony Blair et même du PS français, coupables d'avoir sacrifié à une mode consistant à voir des problèmes de sécurité là où il n'y aurait qu'un sentiment d'insécurité. Aujourd'hui, la direction du PS n'a aucune peine à admettre que la vocation du parti est de répondre à ce sentiment, et qu'il n'y a pas de justice sociale sans sécurité. Il ne faudrait pas que celle-ci devienne l'apanage des seuls riches capables de se payer une protection privée, a souligné Christian Levrat. SOURCE : www.letemps.ch http://www.letemps.ch/template/suisse.asp?...;article=235209 -------------------- ![]() |
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À l'instant
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samedi 05 juillet 2008 à 16:27
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#2
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L'UDC va bientôt présenter une initiative allant dans ce sens. Le PS suisse a tout intérêt à s'alligner sur une proposition qui va faire un carton, que de se contenter de critiquer et de perdre à nouveau des plumes dans ces votations...
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samedi 05 juillet 2008 à 16:32
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#3
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Exacte ! T'imagine le PS français faire la même chose ?
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samedi 05 juillet 2008 à 16:34
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#4
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Non, mais ils ont bien récupéré une propositions qu'ils auraient qualifié en 2002 de "lepéniste", à savoir l'encadrement militaire des délinquants mineurs.
Alors bon... -------------------- Putain je suis long à crever ! |
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samedi 05 juillet 2008 à 16:35
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#5
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Exacte ! T'imagine le PS français faire la même chose ? Le contexte politique est totalement différent, quoique la Suisse s'achemine également sur une bi-polarisation politique. Reste que je doute que cette situation se produise dans les années à venir... -------------------- |
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samedi 05 juillet 2008 à 20:32
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#6
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Mais ce n'est pas étonnant que l'UDC suive cette logique, puisque c'est centre droite !
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samedi 05 juillet 2008 à 20:34
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#7
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enfin un partit socialiste intelligent
ce n'est pas le cas de la france dont le ps est constitue de bobos completement -------------------- ![]() |
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dimanche 06 juillet 2008 à 11:17
Message
#8
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Forumeur activiste ![]() ![]() ![]() ![]() Messages : 280 Inscrit : 01/12/2007 ![]() |
ah si seulement en france on montrait tout les delinquents etranger definitivement dehors se serait le paradis.
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dimanche 06 juillet 2008 à 11:22
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#9
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Mais ce n'est pas étonnant que l'UDC suive cette logique, puisque c'est centre droite ! Oui, comme je l'ai dis plus haut, le PS s'aligne en quelque sorte sur l'UDC pour grapiller des voies... enfin un partit socialiste intelligent ce n'est pas le cas de la france dont le ps est constitue de bobos completement Je ne partage pas vraiment cet avis, le PS suisse est prêt à trahir ses idéaux pour gagner des voies sur ses concurrents... Un peu une mesure du désespoir... -------------------- |
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dimanche 06 juillet 2008 à 11:28
Message
#10
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Forumeur activiste ![]() ![]() ![]() ![]() Messages : 280 Inscrit : 01/12/2007 ![]() |
c'est sur chaque pays doit s'occuper de ses propres probleme,ils n'ont pas a refiler la lie de leur pays a d'autre.
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Version bas débit | Nous sommes le : jeudi 16 octobre 2008 à 00:58 |