![]() | Croatie - TurquieVendredi 20 Juin - 07:18 Vendredi 20 juin - Vienne (Coup d'envoi à 20h45) Euro 2008 , Quarts de finale |
Dans sa poule, la Croatie - déjà tombeuse, auparavant, de l'Angleterre en qualifications - a aligné trois succès, contre l'Autriche (1-0), puis l'Allemagne (2-1) surtout, avant de régler in fine le sort de la Pologne (1-0).
La Turquie, elle, battue par le Portugal (2-0) lors de ses débuts, a frôlé l'élimination lors des deux matches qui ont suivi. Mais, à chaque fois, elle a fait basculer la rencontre dans les ultimes instants, d'abord face à la Suisse (2-1) puis contre la République tchèque (3-2 après avoir été menée 0-2 jusqu'à la 75e).
A priori, les Croates semblent mieux armés, et plus frais aussi, après avoir largement fait tourner leur effectif lors du 3e match. D'autant que les Turcs, eux, vont se présenter sans leur gardien Volkan, suspendu après son exclusion face aux Tchèques, et le précieux milieu d'origine brésilienne Mehmet Aurelio, suspendu lui aussi après avoir récolté deux avertissements. Mais entre la confiance engendrée par la victoire et l'énergie née du désespoir, la différence est souvent subtile.

Le retour de Rüstü dans les buts turcs
Aussi Slaven Bilic se méfie-t-il: «On va faire attention et on sera préparés parce qu'ils sont revenus deux fois au score. Même si, bien entendu, j'aimerais bien que l'on marque les premiers. On les a suivis depuis le premier match, mais il n'est pas évident d'en retirer beaucoup d'informations pour nos joueurs. C'est plus facile de leur parler de Ballack ou de Torres, continue l'ancien défenseur. Mais, d'un autre côté, la Turquie n'en saura pas davantage sur nos joueurs parce que nous n'avons pas non plus de noms mondialement connus dans notre équipe.» De son côté, Fatih Terim se dit pleinement confiant: «La Croatie, c'est une bonne équipe. Mais nous sommes aussi une bonne équipe, et, jour après jour, nous devenons meilleurs.» Pour remplacer son gardien, Terim va aligner le vétéran Rüstü Recber, 35 ans, un des derniers rescapés de la Turquie qui avait terminé 3e de la Coupe du monde 2002. «Changer de gardien peut être un problème, mais Recber a beaucoup d'expérience avec plus de 100 sélections (n.d.l.r.: 116)», juge Bilic. Du côté croate, où l'on rêve de rééditer le même exploit qu'à la Coupe du monde 1998 (demi-finaliste), on compte sur le retour des milieux Srna et Rakitic, récemment gênés par de petites blessures.
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