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mardi 22 avril 2008 à 18:56
Message
#1
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Forumeur inspiré ![]() ![]() ![]() Messages : 132 Inscrit : 11/04/2008 Lieu : Terre ![]() ![]() |
PAR Claude-Marie Vadrot - Politis jeudi 12 avril 2007 "D'ici à la mi-juin, la France aura importé d'Espagne plus de 83 000 tonnes de fraises. Enfin, si on peut appeler «fraises» ces gros trucs rouges, encore verts près de la queue car cueillis avant d'être mûrs. Si le seul problème posé par ces fruits était leur fadeur, après tout, seuls les consommateurs piégés pourraient se plaindre d'avoir acheté un produit qui se brade actuellement entre deux et trois euros le kilo sur les marchés et dans les grandes surfaces, après avoir parcouru 1 500 km en camion. À dix tonnes en moyenne par véhicule, ils sont 16 000 par an à faire un parcours valant son pesant de fraises en CO2 et autres gaz d'échappement. Car la quasi-totalité de ces fruits poussent dans le sud de l'Andalousie, sur les limites du parc national de Doñana, près du delta du Guadalquivir, l'une des plus fabuleuses réserves d'oiseaux migrateurs et nicheurs d'Europe. Il aura fallu qu'une équipe d'enquêteurs du WWF-France s'intéresse à la marée montante de cette fraise hors saison pour que soit révélée l'aberration écologique de cette production qui étouffe la fraise française (dont une partie, d'ailleurs, ne pousse pas dans de meilleures conditions écologiques). Ce qu'ont découvert les envoyés spéciaux du WWF, et que confirment les écologistes espagnols, illustre la mondialisation bon marché. Cette agriculture couvre près de six mille hectares, dont une bonne centaine empiètent déjà en toute illégalité (tolérée) sur le parc national. Officiellement, 60% de ces cultures seulement sont autorisées; les autres sont des extensions «sauvages» sur lesquelles le pouvoir régional ferme les yeux en dépit des protestations des écologistes. Les fraisiers destinés à cette production, bien qu'il s'agisse d'une plante vivace productive plusieurs années, sont détruits chaque année. Pour donner des fraises hors saison, les plants produits in vitro sont placés en plein été dans des frigos qui simulent l'hiver, pour avancer leur production. À l'automne, la terre sableuse est nettoyée et stérilisée, et la microfaune détruite avec du bromure de méthyl et de la chloropicrine. Le premier est un poison violent interdit par le protocole de Montréal sur les gaz attaquant la couche d'ozone, signé en 1987 (dernier délai en 2005); le second, composé de chlore et d'ammoniaque, est aussi un poison dangereux: il bloque les alvéoles pulmonaires. Qui s'en soucie? La plupart des producteurs de fraises andalouses emploient une main-d'oeuvre marocaine, des saisonniers ou des sans-papiers sous-payés et logés dans des conditions précaires, qui se réchauffent le soir en brûlant les résidus des serres en plastique recouvrant les fraisiers au coeur de l'hiver. Un écologiste de la région raconte l'explosion de maladies pulmonaires et d'affections de la peau. Les plants poussent sur un plastique noir et reçoivent une irrigation qui transporte des engrais, des pesticides et des fongicides. Les cultures sont alimentées en eau par des forages dont la moitié ont été installés de façon illégale. Ce qui transforme en savane sèche une partie de cette région d'Andalousie, entraîne l'exode des oiseaux migrateurs et la disparition des derniers lynx pardel, petits carnivores dont il ne reste plus qu'une trentaine dans la région, leur seule nourriture, les lapins, étant en voie de disparition. Comme la forêt, dont 2 000 hectares ont été rasés pour faire place aux fraisiers. La saison est terminée au début du mois de juin. Les cinq mille tonnes de plastique sont soit emportées par le vent, soit enfouies n'importe où, soit brûlées sur place. Et les ouvriers agricoles sont priés de retourner chez eux ou de s'exiler ailleurs en Espagne. Remarquez: ils ont le droit de se faire soigner à leurs frais au cas ou les produits nocifs qu'ils ont respiré... La production et l'exportation de la fraise espagnole, l'essentiel étant vendu dès avant la fin de l'hiver et jusqu'en avril, représente ce qu'il y a de moins durable comme agriculture, et bouleverse ce qui demeure dans l'esprit du public comme notion de saison. Quand la région sera ravagée et la production trop onéreuse, elle sera transférée au Maroc, où les industriels espagnols de la fraise commencent à s'installer. Avant de venir de Chine, d'où sont déjà importées des pommes encore plus traitées que les pommes françaises..." Alors, qui en veut ?? -------------------- "Je vous dis que la vertu ne naît pas de l'argent, mais que c'est de la vertu que naissent et l'argent et tout le reste des biens utiles aux hommes, aussi bien privés que publics"
Apologie de Socrate |
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Sponsors
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À l'instant
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mardi 22 avril 2008 à 19:01
Message
#2
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ca m'empechera pas d'en manger avec de la bonne chantilly,dsl...
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mardi 22 avril 2008 à 19:02
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#3
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Tres bien expliquer..
-------------------- The Crow ![]() |
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mardi 22 avril 2008 à 19:08
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#4
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mardi 22 avril 2008 à 19:41
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#5
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Voltaire disait : "il faut cultiver son jardin" !
Merci pour l'info , quand je verrais des fraises espagnoles je penserai à ce post . |
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mardi 22 avril 2008 à 19:57
Message
#6
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Premier responsable :
![]() (L'homme qui veut vendre du prix, quelle que soit la merde) Cet exposé approche de la vérité, incontestable, il a au moins l'avantage de ne pas exagérer. Si un jour chacun pouvait avoir idée pourquoi un produit est un peu plus cher qu'un autre, il se donnerait la peine de cibler ses achats, en achetant moins bien sûr, mais pour une qualité supérieure et sans mourrir de faim. Les fraises espagnoles, comme les tomates ou autres fruits rapportent des sommes collossales à ceux qui les produisent et les vendent car elles pourraient se vendre encore beaucoup moins cher, mais les prises de bénéfices se font à tous les niveaux. Le prix de revient des produits français est tel que les produits marocains et espagnols peuvent se permettre de se vendre avec des marges très juteuses. L'espagne va devant de très gros problèmes de gestion d'eeau douce. Les captages en sous-sol ont atteint des niveaux de nappe où arrive maintenant l'eau salée. D'où les unités de dessallement qui émergent ici et là, et le plus souvent de façon anarchique, en Espagne. La production française va au devant de très gros problèmes dus aux besoins en énergie pour le chauffage. J'ai devant moi un dossier des produits phyto et molécules autorisées en Espagne, Portugal et Maroc...ça fait peur. J'esssaie de trouver un lien permettant de diffuser ses listes mais c'est pas facile. Je puis déjà vous des matières actives interdites et non utilisées en France depuis plus de 20 ans et qui font peur, et pourtant utilisées dans ces pays-là qui importent chez nous des fruits et légumes traités par ces produits : Parathion Méthyle, Atrazine, simazine, Heptenophos, ...ximoxanyl... -------------------- |
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mardi 22 avril 2008 à 20:47
Message
#7
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Forumeur inspiré ![]() ![]() ![]() Messages : 132 Inscrit : 11/04/2008 Lieu : Terre ![]() ![]() |
Je suis tout à fait d'accord avec toi Yves-1902. D'ailleurs, je ne mets presque plus les pieds dans une grande surface et je m'en porte bien mieux.
Je ne sais pas comment l'Espagne va s'en sortir avec ses problèmes d'eau, d'autant plus que je n'ai pas l'impression qu'elle se rende bien compte de la situation (sans doute aveuglée par l'argent), étant donné que l'Aragon projette de construire un gigantesque parc de jeux, au milieu d'un desert ou presque (Lien), à l'heure où Barcelone veut importer de l'eau de Marseille... Pour les produits "phytosanitaires" tout ça m'a l'air bien intéressant, j'essaierai de regarder ce que sont ces molécules quand j'aurai le temps... Encore de bonnes nouvelles à l'horizon je sens. Malheureusement les fraises espagnoles sont une abérration parmi bien d'autres que vous avez signalées. Le problème c'est qu'on n'imagine pas toutes ces horreurs.. alors je suis ravie de vous faire partager cet article qui m'a interpelée.. On devrait indiquer ce genre de trucs sur les étiquettes "main d'oeuvre sous traitée, produit avec des pesticides dangereux, non respectueux de l'environnement".. Enfin, c'est pas pour demain... La moralité de tout ça : Cultivons notre jardin, comme l'a rappelé St Thomas ---------------------------------------------------------------------- Pour yves-1902, J'habite dans le béton et déteste -------------------- "Je vous dis que la vertu ne naît pas de l'argent, mais que c'est de la vertu que naissent et l'argent et tout le reste des biens utiles aux hommes, aussi bien privés que publics"
Apologie de Socrate |
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mardi 22 avril 2008 à 21:54
Message
#8
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Je connaissais cette situation, c'est proprement scandaleux. Il vaut parfois mieux manger ce dont on connaît la provenance et le mode de production.
Vive les garriguettes !! |
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mercredi 23 avril 2008 à 09:44
Message
#9
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Forumeur activiste ![]() ![]() ![]() ![]() Messages : 249 Inscrit : 01/12/2007 ![]() |
Ce qui me fait rire les lois europeene ne s'appliquent pas partout,chaque pays a garder ce qui les avantagent,on nous surtaxe au nom de l'ecologie,mais on ferme les yeux sur les tonnes de fuels que les camions espagnoles consomment pour transporter ces fraises hautement empoisonne(ils font pareil pour les tomates meme mode de prod et de transport)
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mercredi 23 avril 2008 à 15:03
Message
#10
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Faites un tour messieurs madames dans le sud pour voir comment fonctionne l'agriculture, et n'oublier pas de crier " INSPECTION DU TRAVAIL " histoire de rire un bon coup !!!!!, faites un tour dans les usines alimentaire pour voir comment sont concotzer vos conserves !!!!!!
Apres on en discutera des methodes des autres pays !!!! |
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Version bas débit | Nous sommes le : jeudi 28 août 2008 à 21:28 |