Aller au contenu

  • (41 Pages)
  • « Première
  • 33
  • 34
  • 35
  • 36
  • 37
  • Dernière »

Note : * * * * * La dictée de Lili revoir les règles d'orthographe

14 juillet 2009 - 12:20 #341

0

Voir le messageChapacha, le lundi 13 juillet 2009 à 09h44, dit :

;) J'ai encore fait des fautes, comme au code pas moyen de faire 0 faute ! :smile2:
Pour poindre, je vérifie et pour moi il ne se conjugue pas au passé : http://dictionnaire.tv5.org/dictionnaires....indre&che=1

Merci Dame Lili pour cette dictée et ce corrigé, on remet ça à la rentrée ? ;)

(PS ce ne sont pas que des habitués, je crois que yop ne l'avait jamais faite !)

Pas avant la rentrée, Chapacha? Allons, allons... ;)
Des sources incontestables vont dans le sens de ce que tu as trouvé: poindre n'est utilisable qu'à l'infinitif, à la troisième personne de l'indicatif présent, imparfait et futur quand il prend le sens de "pointer", "commencer à paraître" ; il s'écrit par contre aussi au passé simple quand il prend le sens de "piquer". L'utilisation faite par le traducteur dans ce texte est selon le premier sens, elle est donc erronée. Il vaudrait mieux alors utiliser le verbe se peindre, comme tu l'as proposé, ou apparaître et tous ses synonymes. Bravo minette!

Je suis désolée, je vais faire plus attention la prochaine fois à ce que l'extrait ne comporte ni faute ni tournure douteuse.

L'utilisateur est hors-ligne Lili_greycat   Rédactrice
en toute félinité, 39 ans


À l'Instant

14 juillet 2009 - 15:40 #342

0
Ah aaaah, je prends 5 bons points et je titille la maîtresse en L, et Kamoulox !! ;)

;) Avant la rentrée ??? Euuuh ;) d'ac :smile2: parce que moi aussi je l'aurai un jour, je l'aurai... la Lili ;)

L'utilisateur est hors-ligne Chapacha   Membre+
Folle de chats, yo !, 43 ans


14 juillet 2009 - 15:43 #343

0
pour Lili :smile2:


L'utilisateur est hors-ligne le Joker
...est passé par ici., 35 ans


16 septembre 2009 - 18:43 #344

0
C'est la rentrée, alors on reprend le stylo avec un classique:


" Venez, mes brave, dit le Roi, venez ; j'ai à vous gronder. "

Les mousquetaires s'approchérent en s'inclinant ; d'Artagnan les suivait par derrière.

" Comment diable ! continua le roi ; à vous 4, sept gardes de Son èminence mis or de combat en deux jours ! C'est trop, Messieurs, c'est trop. é ce compte là, Son Eminance serait forcé de renouveler sa compagnie dans trois semaines, et moi de faire apliquer les édis dans toute leur rigueur. Un par hasard, je ne dis pas ; mais sept en deux jours, je le répète, c'est trop, c'est beaucoup trop.
- Aussi, Sire, Votre Majesté voit qu'ils vienne tous contris et tous repentant lui faire leurs excuses.
- Tout contris et tous repentans ! Hum ! fit le Roi, je ne me fis point à leurs faces hipocrites ; il y a surtout là-bas une figure de Gascon. Venez ici, Monsieur. "

D'Artagnan, qui comprit que c'était à lui que le compliment s'adressait, s'approcha en prenant son air le plus désespéré.
" Et bien, que me disiez-vous donc que c'était un jeune homme ? c'est un enfant, Monsieur de Tréville, un véritable enfant ! Et c'est celui là qui a donné ce rude cou d'épée à Jussac ?
- Et ces deux beau coups d'épée à Bernajoux.
- Véritablement !
- Sans compter, dit Athos, que s'il ne m'avait pas tirée des mains de Biscarat, je n'aurais très certainement pas l'honneur de faire en ce moment-ci ma trés humble révérence à Votre Majesté.
- Mais c'est donc un véritable démon que ce Béarnais, ventre sain gris ! Monsieur de Tréville, comme eut dit le roi mon père. é ce métier-là, on doit trouer forces pourpoins et briser forces épées. Or les Gascons sont toujours pauvres, n'est-ce pas ?
- Sire, je dois dire qu'on n'a pas encore trouvé des mines d'or dans leurs montagnes, quoi que le Seigneur leur dût bien ce miracle en récompanse de la manière dont ils ont soutenu les prétentions du roi votre père.
- Ce qui veut dire que ce sont les Gascons qui m'ont fait roi moi-même, n'est-ce pas, Tréville, puisque je suis le fils de mon père ? Eh bien, à la bonne heure, je ne dis pas non. La Chesnaye, allez-voir si, en fouillant dans toutes mes poches, vous trouverai quarante pistoles ; et si vous les trouvez, apportez les moi. Et maintenant, voyons, jeune-homme, la main sur la conscience, comment cela s'est-il passé ? "

D'Artagnan raconta l'aventure de la veille dans tous ces détails : comment, n'ayant pas pu dormir de la joie qu'il éprouvait à voir Sa Majesté, il était arrivé chez ses amis trois heures avant l'heure de l'audience ; comment ils étaient allés ensembles au tripot, et comment, sur la crainte qu'il avait manifesté de recevoir une balle au visage, il avait été raillé par Bernajoux, lequel avait failli payer cette raillerie de la perte de la vie, et M. de La Trémouille, qui n'y était pour rien, de la perte de son hôtel.

" C'est bien cela, murmurait le roi ; oui, c'est ainsi que le duc m'a raconté la chose. Pauvre Cardinal ! sept hommes en deux jours, et de ces plus chers ; mais c'est assez comme cela, Messieurs, entendez-vous ! c'est assez : vous avez pris votre revanche de la rue Férou, et au-delà ; vous devez être satisfaits.
- Si Votre Majesté l'est, dit Tréville, nous le sommes.
- Oui, je le suis, ajouta le roi en prenant une poigné d'or de la main de La Chesnaye, et la mettant dans celle de d'Artagnan. Voici, dit-il, une preuve de ma satisfaction. "

é cette époque, les idées de fierté qui sont de mises de nos jours n'étaient point encore de mode. Un gentilhomme recevait de la main à la main de l'argent du roi, et n'en était pas le moins du monde humilié. D'Artagnan mis donc les quarante pistoles dans sa poche sans faire aucune façon, et en remerciant tout au contraire grandement Sa Majesté.

" Là, dit le roi en regardant sa pendule, là, et maintenant qu'il est huit heures et demi, retirez-vous ; car, je vous l'ai dit, j'attend quelqu'un à neuf heures. Merci de votre dévoument, Messieurs. J'y puis compter, n'est-ce pas ?
- Oh ! Sire, s'écrièrent d'une même voix les quatre compagnons, nous nous ferions couper en morceau pour Votre Majesté.
- Bien, bien ; mais restez entiers : cela vaut mieux, et vous me serez plus utiles. Tréville, ajouta le roi à demie voix pendant que les autres se retiraient, comme vous n'avez pas de place dans les mousquetaires et que d'ailleurs pour entrer dans ce corps nous avons décidé qu'il fallait faire un novicia, placez ce jeune homme dans la compagnie des gardes de M. des Essarts, votre beau-frère. Ah ! pardieu ! Tréville, je me réjouis de la grimace que va faire le cardinal : il sera furieux, mais cela m'est égal ; je suis dans mon droit. "

Et le roi salua de la main Tréville, qui sorti et s'en vint rejoindre ses mousquetaires, qu'il trouva partagant avec d'Artagnan les quarante pistoles.

Et le cardinal, comme l'avait dit Sa Majesté, fut effectivement furieux, si furieux que pendant huit jours il abandonna le jeu du roi, ce qui n'empéchait pas le Roi de lui faire la plus charmante mine du monde, et toutes les fois qu'il le rencontrait de lui demander de sa voix la plus caressante :
" Eh bien, Monsieur le cardinal, comment vont ce pauvre Bernajoux et ce pauvre Jussac, qui sont a vous ? "

Alexandre Dumas, Les trois mousquetaires.


La première partie est difficile, afin d'enrichir vos connaissances avec la correction. La deuxième est plus simple et surtout, si vous avez l'habitude du topic, vous devez pouvoir repérer la plupart des pièges. Par exemple, faites attention à la différence entre les démonstratifs ces et les possessifs ses. :blush:

L'utilisateur est hors-ligne Lili_greycat   Rédactrice
en toute félinité, 39 ans


16 septembre 2009 - 20:49 #345

0
" Venez mes braves dit le Roi, venez ; j'ai à vous gronder. " (j'ai enlevé les virgules que je trouvais inutiles ici... je ne sais pas s'il y a aussi des fautes de ponctuation :coeur: )

Les mousquetaires s'approchèrent en s'inclinant ; d'Artagnan les suivait par derrière.

" Comment Diable ! continua le roi ; à vous 4, sept gardes de Son Eminence mis hors de combat en deux jours ! C'est trop, Messieurs, c'est trop. é ce compte là, Son Eminence serait forcé de renouveler sa compagnie dans trois semaines, et moi de faire appliquer les édits dans toute leur rigueur. Un par hasard, je ne dis pas ; mais sept en deux jours, je le répète, c'est trop, c'est beaucoup trop.
- Aussi, Sire, Votre Majesté voit qu'ils viennent tous contrits et tous repentants lui faire leurs excuses.
- Tout contrits et tous repentants ! Hum ! fit le Roi, je ne me fis point à leurs faces hypocrites ; il y a surtout là-bas une figure de Gascon. Venez ici, Monsieur. "

D'Artagnan, qui comprit que c'était à lui que le compliment s'adressait, s'approcha en prenant son air le plus désespéré.
" Et bien, que me disiez-vous donc que c'était un jeune homme ? c'est un enfant, Monsieur de Tréville, un véritable enfant ! Et c'est celui-là qui a donné ce rude coup d'épée à Jussac ?
- Et ces deux beaux coups d'épée à Bernajoux.
- Véritablement !
- Sans compter, dit Athos, que s'il ne m'avait pas tiré des mains de Biscarat, je n'aurais très certainement pas l'honneur de faire en ce moment ci ma très humble révérence à Votre Majesté.
- Mais c'est donc un véritable démon que ce Béarnais, ventre sain gris ! Monsieur de Tréville, comme eut dit le roi mon père. é ce métier là, on doit trouer forces pourpoints et briser forces épées. Or les Gascons sont toujours pauvres, n'est-ce pas ?
- Sire, je dois dire qu'on n'a pas encore trouvé des mines d'or dans leurs montagnes, quoique le Seigneur leur dût bien ce miracle en récompense de la manière dont ils ont soutenu les prétentions du roi votre père.
- Ce qui veut dire que ce sont les Gascons qui m'ont fait roi moi-même, n'est-ce pas, Tréville, puisque je suis le fils de mon père ? Eh bien, à la bonne heure, je ne dis pas non. La Chesnaye, allez voir si, en fouillant dans toutes mes poches, vous trouverais quarante pistoles ; et si vous les trouvez, apportez-les moi. Et maintenant, voyons, jeune homme, la main sur la conscience, comment cela s'est-il passé ? "

D'Artagnan raconta l'aventure de la veille dans tous ses détails : comment, n'ayant pas pu dormir de la joie qu'il éprouvait à voir Sa Majesté, il était arrivé chez ses amis trois heures avant l'heure de l'audience ; comment ils étaient allés ensembles au tripot, et comment, sur la crainte qu'il avait manifestée de recevoir une balle au visage, il avait été raillé par Bernajoux, lequel avait failli payer cette raillerie de la perte de la vie, et M. de La Trémouille, qui n'y était pour rien, de la perte de son hôtel.

" C'est bien cela, murmurait le roi ; oui, c'est ainsi que le duc m'a raconté la chose. Pauvre Cardinal ! sept hommes en deux jours, et de ses plus chers ; mais c'est assez comme cela, Messieurs, entendez-vous ! c'est assez : vous avez pris votre revanche de la rue Férou, et au-delà ; vous devez être satisfaits.
- Si Votre Majesté l'est, dit Tréville, nous le sommes.
- Oui, je le suis, ajouta le roi en prenant une poignée d'or de la main de La Chesnaye, et la mettant dans celle de d'Artagnan. Voici, dit-il, une preuve de ma satisfaction. "

é cette époque, les idées de fierté qui sont de mise de nos jours n'étaient point encore de mode. Un gentilhomme recevait de la main à la main de l'argent du roi, et n'en était pas le moins du monde humilié. D'Artagnan mis donc les quarante pistoles dans sa poche sans faire aucune façon, et en remerciant tout au contraire grandement Sa Majesté.

" Là, dit le roi en regardant sa pendule, là, et maintenant qu'il est huit heures et demi, retirez-vous ; car, je vous l'ai dit, j'attends quelqu'un à neuf heures. Merci de votre dévouement, Messieurs. J'y puis compter, n'est-ce pas ?
- Oh ! Sire, s'écrièrent d'une même voix les quatre compagnons, nous nous ferions couper en morceaux pour Votre Majesté.
- Bien, bien ; mais restez entiers : cela vaut mieux, et vous me serez plus utiles. Tréville, ajouta le roi à demi voix pendant que les autres se retiraient, comme vous n'avez pas de place dans les mousquetaires et que d'ailleurs pour entrer dans ce corps nous avons décidé qu'il fallait faire un novicia, placez ce jeune homme dans la compagnie des gardes de M. des Essarts, votre beau-frère. Ah ! pardieu ! Tréville, je me réjouis de la grimace que va faire le cardinal : il sera furieux, mais cela m'est égal ; je suis dans mon droit. "

Et le roi salua de la main Tréville, qui sortit et s'en vint rejoindre ses mousquetaires, qu'il trouva partageant avec d'Artagnan les quarante pistoles.

Et le cardinal, comme l'avait dit Sa Majesté, fut effectivement furieux, si furieux que pendant huit jours il abandonna le jeu du roi, ce qui n'empêchait pas le Roi de lui faire la plus charmante mine du monde, et toutes les fois qu'il le rencontrait de lui demander de sa voix la plus caressante :
" Eh bien, Monsieur le cardinal, comment vont ce pauvre Bernajoux et ce pauvre Jussac, qui sont à vous ? "


Prem's :bo:
Bisous lili :blush:

L'utilisateur est hors-ligne Fidelia   Membre+
Sirène des abysses de l'Asile, 36 ans


16 septembre 2009 - 21:12 #346

0

Voir le messageLili_greycat, le mercredi 16 septembre 2009 à 18h43, dit :

C'est la rentrée, alors on reprend le stylo avec un classique:


" Venez, mes braves, dit le Roi, venez ;? j'ai à vous gronder. "

Les mousquetaires s'approchéèrent en s'inclinant ;? d'Artagnan les suivait par derrière.

" Comment diable ! continua le roi ;? à vous 4 quatre, sept gardes de Son Eminence mis orhors de combat en deux jours ! C'est trop, Messieurs, c'est trop. éA ce compte- là, Son Eminaence serait forcée de renouveler sa compagnie dans trois semaines, et moi de faire appliquer les édits dans toute leur rigueur. Un par hasard, je ne dis pas ;? mais sept en deux jours, je le répète, c'est trop, c'est beaucoup trop. "
- "Aussi, Sire, Votre Majesté voit qu'ils viennent tous contrits et tous repentants lui faire leurs excuses. "
- "Tout contrits et tous repentants ! Hum !" fit le Roi," Je ne me fis point à leurs faces hypocrites ;? il y a surtout là-bas une figure de Gascon. Venez ici, Monsieur. "

D'Artagnan, qui comprit que c'était à lui que le compliment s'adressait, s'approcha en prenant son air le plus désespéré.
" Et bien, que me disiez-vous donc que c'était un jeune homme ? cC'est un enfant, Monsieur de Tréville, un véritable enfant ! Et c'est celui -là qui a donné ce rude coup d'épée à Jussac ? pas moyen de placer "
-" Et ces deux beaux coups d'épée à Bernajoux. "
- "Véritablement ! "
- "Sans compter, dit Athos, que s'il ne m'avait pas tiré des mains de Biscarat, je n'aurais très certainement pas l'honneur de faire en ce moment-ci ma tréès humble révérence à Votre Majesté. "
-" Mais c'est donc un véritable démon que ce Béarnais, ventre saint- gGris ! Monsieur de Tréville, comme euût dit le rRoi mon père. é Ace métier-là, on doit trouer force pourpoints et briser force épées. Or les Gascons sont toujours pauvres, n'est-ce pas ? "
- "Sire, je dois dire qu'on n'a pas encore trouvé des mines d'or dans leurs montagnes, quoi que le Seigneur leur dût bien ce miracle en récompaense de la manière dont ils ont soutenu les prétentions du roi votre père. "
-" Ce qui veut dire que ce sont les Gascons qui m'ont fait roi moi-même, n'est-ce pas, Tréville, puisque je suis le fils de mon père ? Eh bien, à la bonne heure, je ne dis pas non. La Chesnaye, allez voir si, en fouillant dans toutes mes poches, vous trouveraiez quarante pistoles ; et si vous les trouvez, apportez- les moi. Et maintenant, voyons, jeune homme, la main sur la conscience, comment cela s'est-il passé ? "

D'Artagnan raconta l'aventure de la veille dans tous cses détails : comment, n'ayant pas pu dormir de la joie qu'il éprouvait à voir Sa Majesté, il était arrivé chez ses amis trois heures avant l'heure de l'audience ; comment ils étaient allés ensemble au tripot, et comment, sur la crainte qu'il avait manifesté de recevoir une balle au visage, il avait été raillé par Bernajoux, lequel avait failli payer cette raillerie de la perte de la vie, et M. de La Trémouille, qui n'y était pour rien, de la perte de son hôtel.

" C'est bien cela, murmurait le roi ; oui, c'est ainsi que le duc m'a raconté la chose. Pauvre Cardinal ! sept hommes en deux jours, et de cses plus chers ; mais c'est assez comme cela, Messieurs, entendez-vous ! c'est assez : vous avez pris votre revanche de la rue Férou, et au-delà ;? vous devez être satisfaits. "
-" Si Votre Majesté l'est, dit Tréville, nous le sommes. "
-" Oui, je le suis, ajouta le roi en prenant une poignée d'or de la main de La Chesnaye, et la mettant dans celle de d'Artagnan. Voici, dit-il, une preuve de ma satisfaction. "

é cette époque, les idées de fierté qui sont de mises de nos jours n'étaient point encore de mode. Un gentilhomme recevait de la main à la main de l'argent du roi, et n'en était pas le moins du monde humilié. D'Artagnan mis donc les quarante pistoles dans sa poche sans faire aucune façon, et en remerciant tout au contraire grandement Sa Majesté.

" Là, dit le roi en regardant sa pendule, là, et maintenant qu'il est huit heures et demie, retirez-vous ; car, je vous l'ai dit, j'attend quelqu'un à neuf heures. Merci de votre dévouement, Messieurs. J'y puis compter, n'est-ce pas ? "
- "Oh ! Sire, s'écrièrent d'une même voix les quatre compagnons, nous nous ferions couper en morceaux pour Votre Majesté. "
-" Bien, bien ; mais restez entiers : cela vaut mieux, et vous me serez plus utiles. Tréville, ajouta le roi à demi- voix pendant que les autres se retiraient, comme vous n'avez pas de place dans les mousquetaires et que d'ailleurs pour entrer dans ce corps nous avons décidé qu'il fallait faire un noviciat, placez ce jeune homme dans la compagnie des gardes de M. des Essarts, votre beau-frère. Ah ! pPardieu ! Tréville, je me réjouis de la grimace que va faire le cardinal : il sera furieux, mais cela m'est égal ; je suis dans mon droit. "

Et le roi salua de la main Tréville, qui sortit et s'en vint rejoindre ses mousquetaires, qu'il trouva partagant avec d'Artagnan les quarante pistoles.

Et le cCardinal, comme l'avait dit Sa Majesté, fut effectivement furieux, si furieux que pendant huit jours il abandonna le jeu du roi, ce qui n'empéêchait pas le Roi de lui faire la plus charmante mine du monde, et toutes les fois qu'il le rencontrait de lui demander de sa voix la plus caressante :
" Eh bien, Monsieur le cardinal, comment vont ce pauvre Bernajoux et ce pauvre Jussac, qui sont a vous ? "

Alexandre Dumas, Les trois mousquetaires.


La première partie est difficile, afin d'enrichir vos connaissances avec la correction. La deuxième est plus simple et surtout, si vous avez l'habitude du topic, vous devez pouvoir repérer la plupart des pièges. Par exemple, faites attention à la différence entre les démonstratifs ces et les possessifs ses. :blush:


les "?" c'est pour quand je n'aurais pas mis cette ponctuation, mais "," par exemple

L'utilisateur est hors-ligne Laguardia
Inside


18 septembre 2009 - 22:21 #347

0
Humm, elle est longue et dure la dictée.

Je m'y mets dimanche.

Promis. :blush:

ex_donjuan*


19 septembre 2009 - 14:03 #348

0

Voir le messageLili_greycat, le mercredi 16 septembre 2009 à 18h43, dit :

C'est la rentrée, alors on reprend le stylo avec un classique:


" Venez, mes braves, dit le Roi, venez ; j'ai à vous gronder. "

Les mousquetaires s'approchèrent en s'inclinant ; d'Artagnan les suivait par derrière.

" Comment diable ! continua le roi ; à vous 4, sept gardes de son Eminence mis hors de combat en deux jours ! C'est trop, Messieurs, c'est trop. é ce compte-là, son Eminence serait forcée de renouveler sa compagnie dans trois semaines, et moi de faire appliquer les édits dans toute leur rigueur. Un par hasard, je ne dis pas ; mais sept en deux jours, je le répète, c'est trop, c'est beaucoup trop.
- Aussi, sire, Votre Majesté voit qu'ils viennent tous contrits et tous repentants lui faire leurs excuses.
- Tous contrits et tous repentants ! Hum ! fit le Roi, je ne me fis point à leurs faces hypocrites ; il y a surtout là-bas une figure de Gascon. Venez ici, Monsieur. "

D'Artagnan, qui comprit que c'était à lui que le compliment s'adressait, s'approcha en prenant son air le plus désespéré.
" Et bien, que me disiez-vous donc que c'était un jeune homme ? C'est un enfant, Monsieur de Tréville, un véritable enfant ! Et c'est celui-là qui a donné ce rude coup d'épée à Jussac ?
- Et ces deux beaux coups d'épée à Bernajoux.
- Véritablement !
- Sans compter, dit Athos, que s'il ne m'avait pas tiré des mains de Biscarat, je n'aurais très certainement pas l'honneur de faire en ce moment-ci ma très humble révérence à Votre Majesté.
- Mais c'est donc un véritable démon que ce Béarnais, ventre-saint-gris ! Monsieur de Tréville, comme eût dit le roi mon père. é ce métier-là, on doit trouer force pour poing et briser forces épées. Or les Gascons sont toujours pauvres, n'est-ce pas ?
- Sire, je dois dire qu'on n'a pas encore trouvé des mines d'or dans leurs montagnes, quoi que le Seigneur leur dût bien ce miracle en récompense de la manière dont ils ont soutenu les prétentions du roi votre père.
- Ce qui veut dire que ce sont les Gascons qui m'ont fait roi moi-même, n'est-ce pas, Tréville, puisque je suis le fils de mon père ? Eh bien, à la bonne heure, je ne dis pas non. La Chesnaye, allez voir si, en fouillant dans toutes mes poches, vous trouvez quarante pistoles ; et si vous les trouvez, apportez-les moi. Et maintenant, voyons, jeune homme, la main sur la conscience, comment cela s'est-il passé ? "

D'Artagnan raconta l'aventure de la veille dans tous ses détails : comment, n'ayant pas pu dormir de la joie qu'il éprouvait à voir Sa Majesté, il était arrivé chez ses amis trois heures avant l'heure de l'audience ; comment ils étaient allés ensemble au tripot, et comment, sur la crainte qu'il avait manifestée de recevoir une balle au visage, il avait été raillé par Bernajoux, lequel avait failli payer cette raillerie de la perte de la vie, et M. de La Trémouille, qui n'y était pour rien, de la perte de son hôtel.

" C'est bien cela, murmurait le roi ; oui, c'est ainsi que le duc m'a raconté la chose. Pauvre Cardinal ! sept hommes en deux jours, et de ces plus chers ; mais c'est assez comme cela, Messieurs, entendez-vous ! c'en est assez : vous avez pris votre revanche de la rue Férou, et au-delà ; vous devez être satisfaits.
- Si Votre Majesté l'est, dit Tréville, nous le sommes.
- Oui, je le suis, ajouta le roi en prenant une poignée d'or de la main de La Chesnaye, et la mettant dans celle de d'Artagnan. Voici, dit-il, une preuve de ma satisfaction. "

é cette époque, les idées de fierté qui sont de mises de nos jours n'étaient point encore de mode. Un gentilhomme recevait de la main à la main de l'argent du roi, et n'en était pas le moins du monde humilié. D'Artagnan mit donc les quarante pistoles dans sa poche sans faire aucune façon, et en remerciant tout au contraire grandement Sa Majesté.

" Là, dit le roi en regardant sa pendule, là, et maintenant qu'il est huit heures et demi, retirez-vous ; car, je vous l'ai dit, j'attends quelqu'un à neuf heures. Merci de votre dévouement, Messieurs. J'y puis compter, n'est-ce pas ?
- Oh ! Sire, s'écrièrent d'une même voix les quatre compagnons, nous nous ferions couper en morceaux pour Votre Majesté.
- Bien, bien ; mais restez entier : cela vaut mieux, et vous me serez plus utile. Tréville, ajouta le roi à demi-voix pendant que les autres se retiraient, comme vous n'avez pas de place dans les mousquetaires et que d'ailleurs pour entrer dans ce corps Nous avons décidé qu'il fallait faire un noviciat, placez ce jeune homme dans la compagnie des gardes de M. des Essarts, votre beau-frère. Ah ! Pardieu ! Tréville, je me réjouis de la grimace que va faire le cardinal : il sera furieux, mais cela m'est égal ; je suis dans mon droit. "

Et le roi salua de la main Tréville, qui sortit et s'en vint rejoindre ses mousquetaires, qu'il trouvât partageant avec d'Artagnan les quarante pistoles.

Et le cardinal, comme l'avait dit Sa Majesté, fut effectivement furieux, si furieux que, pendant huit jours, il abandonnât le jeu du roi, ce qui n'empêchait pas le Roi de lui faire la plus charmante mine du monde, et toutes les fois qu'il le rencontrait de lui demander de sa voix la plus caressante :
" Eh bien, Monsieur le cardinal, comment vont ce pauvre Bernajoux et ce pauvre Jussac, qui sont à vous ? "

Alexandre Dumas, Les trois mousquetaires.


La première partie est difficile, afin d'enrichir vos connaissances avec la correction. La deuxième est plus simple et surtout, si vous avez l'habitude du topic, vous devez pouvoir repérer la plupart des pièges. Par exemple, faites attention à la différence entre les démonstratifs ces et les possessifs ses. :blush:

Ce message a été modifié par Danaos - 19 septembre 2009 - 14:07.

ex_Danaos*


20 septembre 2009 - 20:59 #349

0
Il est un peu tard. :blush:

Tu permets que je la fasse demain? :coeur:

ex_donjuan*


20 septembre 2009 - 21:12 #350

0
Dégonflé !! :blush:

L'utilisateur est hors-ligne Fidelia   Membre+
Sirène des abysses de l'Asile, 36 ans



  • (41 Pages)
  • « Première
  • 33
  • 34
  • 35
  • 36
  • 37
  • Dernière »