"Freda installa sur le sol la nappe brodé
e qui s'envola imm
édiatement et menaça d'aller se pendre dans les branches d'un ch
êne. Coudes et genou
x à terre et postérieur en l'air, elle pria Brenda de bien vouloir l'aider. A elles
deux elles réussirent à a
rrimer les quatre coins de l'étoffe en y déposant le panier, les poulets r
ôtis, le sac de pommes de
terre et une pierre. Les hommes de l'usine hésitaient à déposer leurs provisions sur la nappe. Crampon
nés à leur
s musette
s et leurs sacs en
papier, ils demeuraient g
auchement assis dans l'herbe. A la dérobée, car le cache
-cache de quelques heures autour du ch
âteau leur avait
ouvert l'appétit, ils arrachaient une bouchée de pain et m
âchonnaient une tranche de
saucisson.
- Ma parole, proposa Freda, on met la nou
rriture en commun.
Semblable à une infirmière major et raide comme la justice dans son manteau de peau la
inée, elle semblait distribuer à chacun sa dose de médicaments. Eux obte
mpéraient en mastiq
uant silencieusement
: ils entassèrent devant elle morceaux de pain et ch
apelets de saucisses.
Quelques enfants courraient dans l'herbe ; ils s'
arr
êtèrent à une distance prudente pour regarder les ton
neau
x de vin installés sur le tron
c d'un ch
êne abattu."

Ah ça fait longtemps que je ne suis pas venue ici

Merci lili de faire travailler nos méninges !!