Aller au contenu

  • (41 Pages)
  • « Première
  • 23
  • 24
  • 25
  • 26
  • 27
  • Dernière »

Note : * * * * * La dictée de Lili revoir les règles d'orthographe

14 novembre 2008 - 21:42 #241

0
Pardon pour le retard. Je tiens à féliciter les participants car la dictée n'était pas facile et vous l'avez bien réussie. Il y avait des pièges qui me donnent l'occasion de revenir sur des particularités ; je considère que si vous êtes tombés dedans ça ne remet pas en question le niveau d'ensemble.


Voilà ce qui s'était passé: Les journaux avaient annoncé que les Allemands employaient des chiens de guerre, des chiens-loups bien dressés, une ligue bleu-blanc-rouge de l'arrière avait fait appel au sentiment patriotique bien connu des Françaises et toutes celles qui avaient déjà donné leur fils, leur frère, leur fiancé, leur mari, leur père ou leur amants, ou leur petit cousin, filleul, neveu, s'étaient fendues pour immoler leur chien sur l'autel de la patrie.
Vous l'aviez vu, chien-loup prend un tiret comme la majorité des substantifs formés de deux mots (mais malheureusement ce n'est qu'une majorité et pas une règle absolue :mur: ). Les deux composants prennent le pluriel: là aussi, ce n'est pas toujours le cas, comme accroche-coeur qui donne au pluriel accroche-coeurs). En cas de doute, il faut s'interroger sur la nature des mots qui composent le nouveau substantif: s'il est fait de deux noms, ceux-ci auront tendance à s'accorder ; s'il est fait d'un nom et d'un verbe, le nom prendra le pluriel, mais le verbe restera au singulier.
Bleu-blanc-rouge prend des tirets, car c'est un ensemble de couleurs qui sont liées sur l'objet qui les porte. La plupart des grammairiens ou dictionnaires n'accordent pas, d'ailleurs, le féminin de bleu et de blanc (ex.: une cocarde bleu-blanc-rouge et non une cocarde bleue-blanche-rouge). Arrière prend un accent grave. Française prend bien la majuscule, car il s'agit de l'habitante de la France et non de l'adjectif. Amant reste au singulier (comme leur): l'auteur a dû considérer qu'avec un seul c'est déjà bien du tracas? :o On aurait pu mettre le pluriel, mais il aurait fallu accorder leur. Cependant au vu de l'énumération au singulier, il devenait évident que ce terme ferait comme les autres. Il faut mettre le verbe fendre au pluriel (accord du participe passé avec l'auxiliaire être).

Qui avait envoyé un saint-bernard ensellé qu'elle n'arrivait plus à nourrir et qui un caniche obèse et ophtalmieux, le molosse de la charcutière, une levrette, un boule, un carlin, une chienlit (chie-en-lit) de chiens de chasse, d'arrêts ou courants, des doux épagneuls aux yeux tendres, des stupides lévriers qui se grattaient sans discontinuer, le mâtin de la bistrote du coin, le pékinois ou le king charles de la poule de luxe, le toutou qui aboie dans les tapis de la petite dame entretenue quand on monte l'escalier de son entresol et passe devant sa porte, et chaque vieille fille son chien-chien, bruxellois ou loulou de Poméranie, et chaque concierge son affreux roquet qu'elle tient pour un mirobolant parce qu'il est pisseux et geignard et plante son nez dans le derrière des passants, et fuit quand on l'appelle.
L'appellation des chiens est rarement étudiée à l'école, c'est l'occasion ou jamais d'y revenir. On ne met pas de majuscule (on ne le fait que pour le prénom ou surnom du toutou :o ), y compris à "bernard" dans saint-bernard (lequel prend un tiret), puisque seuls les "vrais" saints prennent la majuscule). Ce nom reste invariable au pluriel. Obèse a un accent grave tandis qu'ophtalmieux prend un X: ce terme n'existe pas et a été problement inventé par l'auteur pour faire un mot d'esprit :mur: . Chienlit s'écrie bien ainsi, mais il est écrit "chien-en-lit" dans mon édition :o , je ne sais pas pourquoi, car si Blaise Cendrars avait voulu faire un jeu de mot, il aurait du mettre "chien-lit", par exemple. :D Après mûre réflexion, j'avance deux hypothèses: 1/ Il a fait une faute d'orthographe et l'éditeur ne l'a pas vu, 2/ Il a voulu faire un jeu de mot sur le fait qu'un chien peut crotter partout (surper subtil tout de même :mur: ). Le mot a deux sens, l'un au masculin ("masque"), l'autre au féminin ("désordre").
Ensuite, j'ai mis un énorme piège :mur: : "d'arrêt" reste au singulier (un chien d'arrêt est chargé de repérer le gibier et de s'arrêter devant pour indiquer à son maître où il se trouve) tandis que courants reste au pluriel car on sous-entend des chiens courants (qui sont destinés à poursuivre le gibier): l'adjectif devient un nom par substitution à l'expression complète.
Epagneul prend un accent aïgu (pas pu le mettre sur la capitale :mur: ). Le verbe gratter prend deux T. Mâtin prend un circonflexe quand il s'agit du chien. Chien-chien reprend un peu la règle du chien-loup: il s'agit d'un terme à part entière, donc il prend un tiret. Roquet et geignard s'écrivent bien comme vous l'avez corrigé. Revoyez vite le verbe appeler si vous ne l'avez pas écrit ici avec deux P et deux L.

C'était une rigolade mais je vous jure que je n'exagère pas car je dois à la Ligue féminine des chiens de guerre français une des plus grandes joyeusetés de ma vie et cela me valut, en outre, une balade de huit jours dans tous les secteurs de la division où je passais distribuer mes chiens à raison de deux ou trois par bataillon, remettant à l'homme de confiance qui s'en chargeait l'imprimé et les instructions de la Ligue, bref le mode de s'en servir. Je crois que tous ces cabots ont terminé dans la poêle à frire des escouades au cantonnement, car jamais je n'en ai revu un par la suite ; mais, moi, je rentrais ravi à Frise, ramenant à la ferme Ancelle, où mon escouade perchait, un petit fox-terrier amusant comme tout, que j'avais baptisé Black and White parce qu'il était tacheté comme celui de la Voix de son Maître, alors le chien à la mode, mais que les hommes appelèrent tout simplement Whisky.
Le passé simple de valoir prend bien le T (sans jeu de mots :smile2: ). Si vous avez lu le topic "Pièges ou curiosités de la langue française" dans la même rubrique :o , vous saviez qu'au sens de "promenade", balade ne prend qu'un seul L, erreur classique et malheureusement sempiternelle sur ce forum [soupir]. Dans à raison, le A n'est pas l'auxiliaire avoir, donc il prend bien un accent. Contrairement à mâtin (nouveau piège :mur: ), cabot ne prend pas d'accent circonflexe, ce qui était le cas, par contre, de poêle. Fox-terrier s'écrit avec un tiret, alors que king charles n'en prenait pas, allez savoir pourquoi. :mur: ;) Attention, n'oubliez pas que maître prend un accent circonflexe.

Encore bravo, et rassurez-vous, la prochaine fois j'en mettrai une facile, pour changer. :o

L'utilisateur est hors-ligne Lili_greycat   Rédactrice
en toute félinité, 39 ans


À l'Instant

20 novembre 2008 - 21:48 #242

0
Merci pour la correction ( et la dictée plus facile :smile2: :o ).


;)

ex_donjuan*


29 novembre 2008 - 19:41 #243

0
La p'tite facile...


Le Delphin avait un bon ékipage ; non pas des marins de combat, des matelos d'abordage, mais des hommes man¿uvrant bien. Il ne lui en fallait pas plus. Ces gaillards là étaient tous des gens déterminés, mais tous plus ou moins négociants. Ils courraient après la fortune, non après la gloire. Ils n'avaient point de pavillon à montrer, point de couleurs à appuyer d'un coup de canon, et d'ailleurs, toute l'artillerie du bor constituait en deux petits pierriers propre seulement à faire de signaux.

Le Delphin filait rapidement ; il répondait aux espérences des constructeurs et du capitaine, et bientôt, il eu dépassé la limite des eaux britaniques. Du reste, pas un navire en vu ; la grande route de l'Océan était libre. D'ailleurs, nul batiment de la marine fédérale n'avait le droit de l'attaquer sous pavilon anglais. Le suivre, bien ; l'empecher de forcer la ligne des blocus, rien de mieux. Aussi, James Playfair avait-il tout sacrifié à la vitesse de son navire, précisément pour n'être pas suivis.

Jules Verne, Les forceurs de blocus, Librio, 1995.

L'utilisateur est hors-ligne Lili_greycat   Rédactrice
en toute félinité, 39 ans


30 novembre 2008 - 19:13 #244

0
Donjuan fera-t-il zéro faute?

Suspense......

ex_donjuan*


30 novembre 2008 - 19:18 #245

0
Le Delphin avait un bon équipage ; non pas des matelots de combat, des matelots d'abordage, mais des hommes manœuvrant bien. Il ne lui en fallait pas plus. Ces gaillards-là étaient tous des gens déterminés, mais tous plus ou moins négociants. Ils couraient après la fortune, non après la gloire. Ils n'avaient point de pavillon à montrer, point de couleurs à appuyer d'un coup de canon, et d'ailleurs, toute l'artillerie du bord consistait en deux petits pierriers propres seulement à faire des signaux.

Le Delphin filait rapidement ; il répondait aux espérances des constructeurs et du capitaine, et bientôt il eut dépassé la limite des eaux britanniques. Du reste, pas un navire en vue ; la grande route de l'Océan était libre. D'ailleurs, nul bâtiment de la marine fédérale n'avait le droit de l'attaquer sous pavillon anglais. Le suivre, bien ; l'empêcher de forcer la ligne des blocus, rien de mieux. Aussi James Playfair avait-il tout sacrifié à la vitesse de son navire, précisément pour n'être pas suivi.

L'utilisateur est hors-ligne Zen   Membre+
\o/, 20 ans


02 décembre 2008 - 00:41 #246

0

Voir le messageLili_greycat, le samedi 29 novembre 2008 à 19:41, dit :

La p'tite facile...


Le Delphin avait un bon équipage ; non pas des marins de combat, des matelots d'abordage, mais des hommes man¿uvrant bien. Il ne lui en fallait pas plus. Ces gaillards là étaient tous des gens déterminés, mais tous plus ou moins négociants. Ils courraient après la fortune, non après la gloire. Ils n'avaient point de pavillon à montrer, point de couleurs à appuyer d'un coup de canon, et d'ailleurs, toute l'artillerie du bord constituait en deux petits pierriers propres seulement à faire des signaux.

Le Delphin filait rapidement ; il répondait aux espérances des constructeurs et du capitaine, et bientôt, il eu dépassé la limite des eaux britanniques. Du reste, pas un navire en vue ; la grande route de l'Océan était libre. D'ailleurs, nul bâtiment de la marine fédérale n'avait le droit de l'attaquer sous pavillon anglais. Le suivre, bien ; l'empêcher de forcer la ligne des blocus, rien de mieux. Aussi, James Playfair avait-il tout sacrifié à la vitesse de son navire, précisément pour n'être pas suivi.

Jules Verne, Les forceurs de blocus, Librio, 1995.



N.B : Concernant l'article associé aux noms des navires, il existe de nombreux avis divergents, certain accorde l'article suivant le genre du nom (Le Normandie, La Jeanne-D'arc....), d'autre n'emploie que le masculin (Le France), un troisième courant consiste a accorder suivant le genre du type de navire (Le France s'il s'agit d'un paquebot, La France s'il s'agit d'une frégate), certain même supprime carrément l'article ("Je vous présente Normandie" fut-il dit au lancement du Normandie). Bref c'est une jolie pagaille ;)
A noter d'autre part que "ship" en anglais est considéré comme étant féminin et animé, "She is underway" diront-ils pour un navire en route et non "It is underway".
Je n'irais pas plus loin car j'ai bien peur d'avoir commis plus de faute dans ce paragraphe que dans ma dictée. :smile2:

L'utilisateur est hors-ligne Plimsoll
Terrien d'eau douce, 26 ans


11 décembre 2008 - 12:22 #247

0
oups, j'avais oublié de la faire.

Demain promis. (eh Kimoi c'est bon. :smile2: ;) )

ex_donjuan*


12 décembre 2008 - 17:29 #248

0

Voir le messageLili_greycat, le samedi 29 novembre 2008 à 19:41, dit :

Le Delphin avait un bon équipage ; non pas des marins de combat, des matelots d'abordage, mais des hommes man¿uvrant bien. Il ne lui en fallait pas plus. Ces gaillards là étaient tous des gens déterminés, mais tous plus ou moins négociants. Ils courraient après la fortune, non après la gloire. Ils n'avaient point de pavillon à montrer, point de couleurs à appuyer d'un coup de canon, et d'ailleurs, toute l'artillerie du bord constituait en deux petits pierriers propre seulement à faire de signaux.

Le Delphin filait rapidement ; il répondait aux espérances des constructeurs et du capitaine, et bientôt, il eut dépassé la limite des eaux britanniques. Du reste, pas un navire en vu ; la grande route de l'océan était libre. D'ailleurs, nul bâtiment de la marine fédérale n'avait le droit de l'attaquer sous pavillon anglais. Le suivre, bien ; l'empêcher de forcer la ligne des blocus, rien de mieux. Aussi, James Playfair avait-il tout sacrifié à la vitesse de son navire, précisément pour n'être pas suivis.

Jules Verne, Les forceurs de blocus, Librio, 1995.



J'ai quand même des doutes sur deux points. :smile2:

ex_donjuan*


12 décembre 2008 - 20:06 #249

0
C'est pas un zéro faute donjuan. ;) Et tu as encore oublié un TIRET!!!!! :smile2:

L'utilisateur est hors-ligne Lili_greycat   Rédactrice
en toute félinité, 39 ans


12 décembre 2008 - 20:19 #250

0
Le Delphin avait un bon équipage ; non pas des marins de combat, des matelots d'abordage, mais des hommes man¿uvrant bien. Il ne lui en fallait pas plus. Ces gaillards-là étaient tous des gens déterminés, mais tous plus ou moins négociants. Ils courraient après la fortune, non après la gloire. Ils n'avaient point de pavillon à montrer, point de couleurs à appuyer d'un coup de canon, et d'ailleurs, toute l'artillerie du bord constituait en deux petits pierriers propres seulement à faire des signaux.

Le Delphin filait rapidement ; il répondait aux espérances des constructeurs et du capitaine, et bientôt, il eut dépassé la limite des eaux britanniques. Du reste, pas un navire en vue ; la grande route de l'Océan était libre. D'ailleurs, nul bâtiment de la marine fédérale n'avait le droit de l'attaquer sous pavillon anglais. Le suivre, bien ; l'empêcher de forcer la ligne des blocus, rien de mieux. Aussi, James Playfair avait-il tout sacrifié à la vitesse de son navire, précisément pour n'être pas suivis.

Jules Verne, Les forceurs de blocus, Librio, 1995.

Ce message a été modifié par konvicted - 12 décembre 2008 - 20:20.

L'utilisateur est hors-ligne konvicted   Membre+
Gone donuts, 20 ans



  • (41 Pages)
  • « Première
  • 23
  • 24
  • 25
  • 26
  • 27
  • Dernière »