meloudidounou, le lundi 31 mars 2008 à 09:31, dit :
L'édition 2008 du Sidaction avait permis de collecter dimanche soir 5,39 millions d'euros de promesses de dons, soit un peu moins que l'an dernier au même moment. Une belle somme qui financera pour moitié la recherche et pour l'autre moitié la prévention et l'aide aux malades.
Encore au moins 7000 personnes en France contaminées par le virus du sida en 2007, et ceux qui luttent contre ce fléau ont besoin de moyens toujours plus importants: c'est pourquoi le Sidaction, mené tambour battant par Line Renaud, est précieux dans la lutte contre le VIH.
Merci Line,
total respect.
on t'aime bien !
Personnellement, je n'aurai pas divisé la recette en deux, c'est à dire entre la recherche et la prévention, mais en trois.
La recherche... bien sûr, et toujours.
La prévention... incontournable !
Mais paralèllement à la prévention j'aurai ajouté l'éducation.
La prévention permet d'apporter des moyens techniques, logistques (campagnes de pub, communication, etc...) mais durant cette campagne on beaucoup parlé, plus les autres années, de la recrudescence des comportements à riques, de l'insousiance.
Tel que le disait encore ce matin un des responsableS du centre de dépistage de l'hopital de Quimper, beaucoup de personnes prennent aujourd'hui des risques énormes car beaucoup sont persuadés que la recherche à fait des progrès et que les traitements sont là, ce qui est faux et dangeureux.
Cela est du je pense à une certaine illusion qu'on a voulu donné en faisant croire au progrès de la recherche et justifier les sommes collectées. Alors qu'il faut insister sur le fait que la recherche sur le sida est un travail de très longue haleine et qui va se jouer très loin dans le temps. Les avancées se font pas à pas et qu'on est devant une des pires formes de virus qui évolue et mute aussi vite que les résultats aboutissent.
Ce qu'on ne dit pas assez, c'est qu'il faut que la maladie régresse et cesse de gagner une tranche sans cesse croissante de la population pour que la recherche puisse gagner du terrain, or la recherche fait des progrès, c'est sûr et c'est bien, mais le terrain s'aggrandit chaque année.
Il est plus temps de prendre du recul par la prévention et en premier lieu
l'éducation, mais c'est un mot que les populations à risque refusent d'entendre.
Il ne s'agit pas de parler de morale, mais de comportement et de mettre à la bonne place des barrières qui ont été mal placées, j'entends par là qu'on trop souvent minimisé les risques de contagion. Tout le monde se rappelle du baiser "fougeux" de Clémentine Célarié (
http://www.ina.fr/archivespourtous/index.p...otal_notices=54 )
il faut savoir que c'était une idée à double tranchant qui n'a pas du faire plaisir à ceux qui travaillent dans la recherche, au creux du problème.
Les sidéens ne sont pas des pestiférés, on peut leur serrer la main, les embrasser, mais il faut savoir le virus peut se transmettre, à un très très faible pourcentage, par les muqueuses autres que génitales.
Dans la théorire des grands nombres la contamination par voie buccale peut même s'avérer négligeable (que ce soit avec le sida ou autre) mais faut-il pour autant persister dans l'incitation au vagabondage, au détriment des plus élémentaires des règles d'hygiène ?
Le meilleur effort et don pour la recherche et la prévention ne peut venir pour l'instant que de l'éducation, en sachant qu'il ne suffit de se protéger techniquement et matériellement pour se dire "c'est bon, je peux y aller tant que veux", ce qui est une très grave abherration.
Mais j'espère qu'on attendra pas encore 25 ans pour dire tout haut qu'il faut commencer par revoir les comportements, en cessant le vagabondage ou le multipartenariat, tout en sachant qu'une prise de conscience sur ces comportements à risques ne sera qu'un facteur limitant dans un fléau qui ne risque pas de regresser de si tôt.