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Note : * * * * * Le musée de Forumfr venez le visitez ou faites decouvrir des oeuvres d'arts...

14 février 2010 - 16:20 #271

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Qui de nos jours n'a jamais entendu prononcer le nom de Botticelli ? Qui n'a jamais vu la Naissance de Vénus, une des plus célèbres Vénus anadyomènes (ou sorties des eaux) de tous les temps ? Faut-il venir d'une autre planète ou n'avoir que quelques mois de vie ! :coeur: Pourtant, ça n'a pas toujours été le cas pour ce Maitre aujourd'hui incontesté !

Sandro Botticelli est né en 1445, à Florence sous le vrai nom d'Alessandro di Mariano di Vanni Filipepi. La théorie concernant son surnom (petit tonneau, en italien) n'étant pas unique à ma connaissance, je ne vous en parlerai pas.

Au contact de son frère Antonio, orfèvre de son métier, on dit que Botticelli acquiert la rigueur et la minutie de son art. Issu d'une famille modeste, il intègre à l'âge de 15 ans l'atelier de Fra Filippo Lippi auprès de qui il fit l'acquisition de ses premières techniques, jusqu'à ce que Fra Filippo quitte Florence en 1467.

A peine quelques années plus tard, à l'âge de 25 ans, il ouvre son propre atelier et reçoit sa première commande publique : le Tribunal de Commerce de Florence lui demande une allégorie de la Force qu'il exécute avec brio, lui ouvrant les portes de la renommée.
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Proche de la famille des Médicis comme le fut son maitre, il profite de leur protection mais aussi de nombreuses commandes. Botticelli peint des scènes religieuses ou inspirées de la mythologique hellénique, s'adressant à un public érudit. Or, il choisit de donner à ces personnages les visages des membres des familles influentes qu'il fréquente. (Imaginez un peintre reconnu de nos jours qui représenterait des hommes politiques ou des PDG de grandes entreprises et leurs familles non pas dans des portraits classiques, mais dans des scènes de la mythologie ou ayant un rapport avec la religion ! :blush: )

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C'est ainsi que pour cette Madone aux cinq anges, la plupart des anges auront les traits des enfants Médicis (Laurent le Magnifique, son frère Julien ainsi que Marie, Blanche, Nannina, et l'enfant, Lucrèce).

Une dame souvent peinte par Botticelli ne fut autre que Simonetta de Vespucci, la maitresse de Julien de Médicis, jeune frère de Laurent le Magnifique. Cette dame à la beauté sans égale, décédée de la tuberculose à 23 ans, inspira beaucoup d'artistes de l'époque dont Botticelli, qui la représenta dans de nombreuses toiles, même après sa mort. C'est celle qui donna ses traits à la célèbre Vénus de Botticelli que l'on retrouve ici :

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Au cours de ces années, Botticelli honora de nombreuses commandes pour les grandes familles de Florence. C'est à l'occasion d'une commande pour un mariage qu'il peignit le Printemps, un de mes tableaux préférés, avec l'amour qui nait à chaque extrémité et en son centre, ces femmes si gracieuses et si féériques. Détail surprenant, toutes les femmes dont on voit le ventre, les portent ronds suggérant les courbes de la grossesse, de la gestation.
Et ce personnage central féminin, surélevée par rapport aux autres terrestres, sur la même ligne, qui attire d'emblée tous les regards. Elle est d'une beauté sublime, hors normes ; beauté dont le côté peu ordinaire est d'autant plus amplifié par le fait qu'elle soit surmontée de Cupidon lui-même. D'ailleurs, son aura est composée de la verdure alentour, mis en valeur par l'auréole lumineuse du ciel qu'on aperçoit à travers les trouées du feuillage, disposé d'une façon particulière, tout autour du haut de son corps :

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Au cours des années, Botticelli affina son style, surpassant chaque maestro rencontré et cherchant toujours à atteindre la beauté idéale. Ses traits sont fins, les visages sont graciles, les gestes empreints de grâce et de délicatesse. Botticelli veut atteindre la perfection faite peinture. Peu lui importent vraiment les perspectives, contrairement à Léonard de Vinci, de 7 ans son cadet, Botticelli sublime les femmes, tout en leur conférant ces regards mélancoliques et vagues, ses visages sans aucun sourire. Son ¿uvre, qu'elle soit sur des fresques ou des supports transportables, fut colossale.

Mais vers 1497, un sombre personnage, Savonarole, Prieur attitré des Médicis, va secouer Florence et ébranler sa foi, ses convictions et sa peinture. Selon les historiens, de là, Botticelli ne peignit plus jamais de nus féminins, jetant même quelques unes de ses ¿uvres au Bûcher des Vanités (sous l'impulsion de Savonarole, feu de joie organisé en 1497, la nuit de Mardi Gras, pour y détruire tout ce qui avait attrait à la vanité dans la société Florentine de l'époque).
Botticelli, tout grand maestro qu'il était, lui si avide de reconnaissance et de renommée, lui qui est même allé à représenter des personnages mythiques sous les traits des Puissants pour qui il peind, il se reconnait dans ce que dénonce Savonarole.
Dés lors, Botticelli préféra se consacrer aux scènes plus pieuses, aux traits demeurant résolument typiques au Maestro.

Son plus célèbre élève sera Filippino Lippi, le fils de son propre maitre.

Il s'éteignit en 1510, à l'âge de 65 ans, malade et décrépi, dit-on, devenu incapable de tenir debout seul ou le moindre pinceau.

Et s'il a été fort réputé de son vivant, son nom retomba rapidement dans l'oubli après sa mort, et ce, pendant deux siècles. Il faut attendre l'apparition des Romantiques (1770 - 1870) pour que son nom ressurgisse de nouveau et que le monde redécouvre son art.


Ce message a été modifié par Thyia - 15 février 2010 - 12:53.

L'utilisateur est hors-ligne Thyia   Membre+
Forumeur alchimiste, 99 ans


À l'Instant

07 mars 2010 - 11:22 #272

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C'est du photographe Izis, en expo à Paris en ce moment. Cela vaut le coup d'oeil et en plus c'est gratuit !

L'utilisateur est hors-ligne chirona   Animatrice
Forumeur alchimiste, 39 ans


21 mars 2010 - 12:36 #273

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Allez, vous venez ? :coeur: Décollage immédiat pour l'Angleterre de la fin du XVIIIème et le début du XIXème siècle. Car c'est en cette période que va sévir un Maitre parmi les plus grands :
J. M. William Turner (1775 - 1851)

Tout jeunot, le petit Turner va développer un penchant pour la peinture. Il commencera par peindre des ciels nuageux qu'il se plait à observer, allongé dans l'herbe, quand ce n'est pas sa chère Tamise, qui l'accompagnera tout au long de sa vie. Son père, barbier à Covent Garden, exposera ses premières ¿uvres dans sa vitrine, quand le petit Turner ne les vend pas lui-même aux exposants du marché. Beaucoup ne s'y trompent pas et ses premières ¿uvres partent comme des p'tits pains. Le style est simple mais le talent est là, indéniable.

Alors que le Romantisme étend son influence sur la peinture en Angleterre, puis l'Europe, c'est à 14 ans que le jeune Turner entre à la Royal Academy of Arts de Londres, avant d'intégrer un an plus tard la Royal Academy (tout court). Fasciné par les perspectives, il travaillera pour un architecte pour se doter des meilleures techniques. Plus tard, il enseignera lui-même à la Royal Academy, spécialisé en perspectives. Mais, insigne honneur à son talent, c'est en 1796 qu'il exposera son Pêcheurs en mer, pour la première fois d'une longue série à la Royal Academy, huile dans laquelle apparait déjà ses jeux de lumière si caractéristiques :

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En apprentissage, Turner aura l'occasion d'observer les tableaux de grands Maitres du passé. C'est alors que va naitre la particularité singulière de ce paysagiste de renom. Fasciné par le travail effectué, Turner n'aura de cesse de reprendre les toiles qui l'ont le plus marqué en y laissant sa propre marque...

C'est ainsi qu'en 1802, touché par le Déluge de Nicolas Poussin (1594 - 1665)...
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...Turner peindra sa propre version d'une intensité bien supérieure, faisant passer l'¿uvre originale pour lisse, plate et terne :

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Quand il ne transcende pas les ¿uvres des Maitres, Turner sillonne le Royaume Uni par tous les moyens pour aller à la rencontre de divers paysages. Armé de sa boite de peinture et de ses carnets, en carrosse, à cheval ou à pied, il tentera par tous les moyens de capturer le flou donné par la brume typique de la Grande Bretagne. Sa maitrise de l'aquarelle lui donnera le rendu voulu, donnant ainsi une utilisation révolutionnaire de cette matière.

Avec la notoriété, Turner aura les moyens de voyager en Europe, en France notamment où il fera LA rencontre de sa vie avec des Toiles qui le marqueront à jamais. Devant une ¿uvre de Claude Gellée, dit "Le Lorrain" (1600 - 1682), Turner en est tellement remué qu'il en pleure. Le Lorrain, c'est celui qu'on dit être l'inventeur du soleil en peinture. Une lumière diffuse, éclatante en son centre qui se propage sur la Toile et qui donne envie de plisser les yeux comme pour s'en protéger... Turner en est retourné.
Au Port de mer au soleil couchant de Le Lorrain :

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Turner peindra Le Déclin de l'empire carthaginois, en 1828 où il surpasse encore une fois le Maitre :

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Turner ne se contente pas de reprendre un style, il le sublime, le transcende. Apprécié pour sa particularité, à la demande de ces amis et mécènes, Turner peindra beaucoup de "pendants", ¿uvres quasiment similaires à un tableau original, destinées à être exposée côte à côte. Par ces commandes, il instaure ainsi sa notoriété.


Il continue néanmoins d'exposer quasiment chaque année à Londres. D'ailleurs, une rivalité emblématique fera rage entre son contemporain John Constable et lui-même et donnera une anecdote célèbre dans le monde de l'Art.
En 1832, au salon de la Royal Academy, Constable accroche L'inauguration du pont de Waterloo.
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La toile est faste : galères d'apparat, soldats en uniformes rutilants des grandes occasions, ciel grandement ouvragé. L'auteur pense tenir là l'¿uvre de sa vie. Turner, à côté, présente une marine sobre et épurée, dans le pur style des écoles hollandaises.
Le contraste est saisissant, Turner est pensif, voire inquiet, Constable jubile. C'est juste avant l'ouverture des portes que Turner ira chercher sa palette et rajoutera une tâche rouge, petite, au premier plan. Il lui donnera la forme d'un tonneau. Ce petit détail lui vient d'une aquarelle où un petit point blanc, en forme de maison, éclaire et bouleverse la perspective de la Toile...

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Le tout p'tit tonneau rouge vif se révèle être un véritable boulet de canon à l'encontre de Constable, dont l'oeuvre apparait alors comme surchargée et prétentieuse. Constable ne s'en remettra pas, Turner finit de marquer les foules... :snif:


Au fil des années, son style et sa technique évoluent, ils se précisent en se diluant. A cette époque, la notion du "sublime" apparait et Turner en sera largement empreint. Au-delà de la retranscription de la beauté donnée par Dame Nature, il est des instants où la beauté est telle qu'elle provoque un vertige et nous met au bord de l'évanouissement, de la perte de contrôle. Voilà ce qui va motiver Turner. Dés lors, dans ses toiles, il cherchera à provoquer ce tournis indescriptible chez ses spectateurs. Mais à l'époque où les traits sont précis, les personnages et les objets sont bien définis, ses formes qui se font plus floues et se fondent, cette lumière qui se diffuse et se propage dans toute la Toile, ses contours qui s'estompent, son impression qui est de plus en plus suggérée , le tout inquiète, interpelle et dérange. Turner fascine, fait crier au fou mais indéniablement, il révolutionne !

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étant l'un des peintres les plus prolifiques, je ne pourrais pas tout mettre ici. Mais j'aime particulièrement ce peintre pour son travail sur la lumière, les couchants, les levants, les formes vaporeuses très suggestives mais tellement chargées en émotions et en voyage !

"Après lui, le déluge", pourrait-on dire ! Il ouvrit la porte à de nouvelles perspectives, à d'autres façon de peindre. Certains diront même qu'il sera à l'origine des Impressionnistes, des Expressionnistes, voire de l'Art Contemporain... Pour moi, c'est juste Turner, le Sublime ! La Révolution Industrielle est en marche, le virage initié par Turner l'est tout autant.

D'ailleurs, symbole de cette cassure, j'ai eu l'occasion d'admirer à Londres ma toile préférée de ce Maestro, Pluie de vapeur, de vitesse :
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Le décor en lui-même suggère des éléments classiques de l'époque : sur la partie de gauche, une barque évolue, paisible sur l'eau, tandis que sur la rive, des formes vaporeuses, des jeunes filles dansent, se tenant la main, comme sur les tableaux d'antan. Mais tout à coup, sur la droite, surgit une forme sombre et imposante : un train à vapeur. L'intensité est telle qu'on a l'impression d'entendre son avancée hurlante, le sifflement puissant de la vapeur dans son conduit. La machine rompt avec la quiétude de l'instant. C'est l'arrivée d'une autre époque, la percée du progrès. Une page se tourne. L'¿uvre est... sublime !


Vous l'aurez compris, je ne peux pas être objective concernant cet artiste, car c'est l'un de mes peintres préférés... :blush:


Je ne saurais que trop vous inviter à une magnifique expo qui se tient en ce moment même et ce, jusqu'au 20 mai, au Grand Palais à Paris. C'est une rétrospective à ne pas rater, intitulée Turner et ses peintres. Allez-y, ça serait dommage de rater une si belle occasion ! :coeur:


Ce message a été modifié par Thyia - 21 mars 2010 - 18:22.

L'utilisateur est hors-ligne Thyia   Membre+
Forumeur alchimiste, 99 ans


21 mars 2010 - 13:23 #274

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Les parisiens, toujours aussi chanceux! :blush:

Suite à l'exposition du Grand Palais de nombreux magazines sont consacrés à Turner, j'en ai profité cette semaine pour acheter le "Dossier de l'Art", par manque de temps je n'ai fait que le feuilleter mais voilà qui me donne envie de le dévorer.

En tout cas merci Thyia, te lire est un régal.

L'utilisateur est hors-ligne Imparfaite
Forumeur accro, 23 ans


21 mars 2010 - 13:26 #275

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:blush: miciii toi... j'avoue ne pas avoir été très objective sur ce coup-là mais ton p'tit mot, y m'touche.

Ce message a été modifié par Thyia - 21 mars 2010 - 13:26.

L'utilisateur est hors-ligne Thyia   Membre+
Forumeur alchimiste, 99 ans


05 avril 2010 - 16:30 #276

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J'avais envie de placer ici le Sommeil d'Endymion de Girodet-Trioson :

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Suis-je la seule à avoir cette impression tridimensionnelle ? Ces personnages semblent tellement vivants!
Comme si nous pouvions les saisir, les toucher et qu'ils ne seraient pas froid comme du marbre.
Je crois que c'est ce petit filet de lumière qui change tout, qui FAIT tout, c'est cet effet de lune qui anime et donne vie à ces corps... Oui oui, du sang chaud coule là-dedans ou ce peintre est un géant!

L'utilisateur est hors-ligne Imparfaite
Forumeur accro, 23 ans


07 avril 2010 - 16:51 #277

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Voir le messageImparfaite, le lundi 05 avril 2010 à 17h30, dit :

J'avais envie de placer ici le Sommeil d'Endymion de Girodet-Trioson :

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Suis-je la seule à avoir cette impression tridimensionnelle ? Ces personnages semblent tellement vivants!
Comme si nous pouvions les saisir, les toucher et qu'ils ne seraient pas froid comme du marbre.
Je crois que c'est ce petit filet de lumière qui change tout, qui FAIT tout, c'est cet effet de lune qui anime et donne vie à ces corps... Oui oui, du sang chaud coule là-dedans ou ce peintre est un géant!


Coucou mam'zelle !

Tu as bien raison de montrer cette toile qui a marqué son époque.
En effet, ce tableau est reconnu comme étant à la jonction de deux courants très importants en peinture. Nous sommes en 1791, et l'¿uvre marque la fin du Classicisme et ouvre la voie au Romantisme.
Elle est d'ailleurs visible au Louvre, mais perso, je trouve qu'en vrai, les couleurs ne sont pas des plus chatoyantes.

En revanche, le rayon de lune est capital, puisqu'il représente Séléné (ou Artémis, la Chasseresse) qui effleure la bouche de ce jeune berger, Endymion, dont elle est tombée amoureuse et dont la beauté est conservée dans un sommeil sans fin.

Détail très frappant pour l'époque, le corps du jeune homme est assez androgyne. Car, à bien y regarder (le ventre, les cuisses, les bras), hormis le sexe, le reste de l'anatomie est plutôt en courbes et ne porte pas les marques de la musculature typiquement masculine.

C'est un style particulier mais le voyage et la rêverie sont indéniables quand on regarde la scène, en effet ! :blush:


Du même peintre, il y a aussi un tableau que j'aime particulièrement :

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Atala au tombeau - 1808, Musée du Louvre

Ce message a été modifié par Thyia - 07 avril 2010 - 17:39.

L'utilisateur est hors-ligne Thyia   Membre+
Forumeur alchimiste, 99 ans


08 avril 2010 - 12:19 #278

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Citation

En revanche, le rayon de lune est capital, puisqu'il représente Séléné (ou Artémis, la Chasseresse) qui effleure la bouche de ce jeune berger, Endymion, dont elle est tombée amoureuse et dont la beauté est conservée dans un sommeil sans fin.


Je l'ignorais complètement, merci. :blush:

Citation

Détail très frappant pour l'époque, le corps du jeune homme est assez androgyne. Car, à bien y regarder (le ventre, les cuisses, les bras), hormis le sexe, le reste de l'anatomie est plutôt en courbes et ne porte pas les marques de la musculature typiquement masculine.


C'est vrai, ce détail m'avait complètement échappé, tu as raison de le souligner.

Ce qui m'impressionne moi, dans cette toile, c'est la façon dont Girodet a traité les corps, on perçoit très nettement les volumes, la profondeur, les sujets ne sont pas plats. On pourrait très bien enlacer ces corps si on le pouvait. Il ne me semble pas avoir eu une sensation de troisième dimension aussi nette jusqu'alors, cela ne doit pas être évident à réaliser.

Ce message a été modifié par Imparfaite - 08 avril 2010 - 12:21.

L'utilisateur est hors-ligne Imparfaite
Forumeur accro, 23 ans


19 avril 2010 - 20:57 #279

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Delacroix, Etude pour La mort de Sardanapale (1816)

Et voici le tableau en question :

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Ce message a été modifié par chirona - 19 avril 2010 - 20:59.

L'utilisateur est hors-ligne chirona   Animatrice
Forumeur alchimiste, 39 ans


27 avril 2010 - 22:35 #280

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Je poste cette oeuvre d'Arcimboldo non pour sa beauté mais pour son originalité.

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Ce message a été modifié par chirona - 27 avril 2010 - 22:39.

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Forumeur alchimiste, 39 ans



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