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mercredi 05 mars 2008 à 10:16
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Mangeur de fromage

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Inscrit : 17/12/2006
Lieu : Tours (37)
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L'Heure d'été 05 Mars 2008
Binoche, muse d'Orsay L'origine du film est peu banale, puisqu'il s'agit d'une commande du Musée d'Orsay, à l'occasion des célébrations autour de son vingtième anniversaire.
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Réalisateur: Olivier Assayas Pays: France Genre: Drame Durée: 1h 40min Acteurs: Juliette Binoche, Charles Berling, Jérémie Renier |
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Synopsis C'est l'été. Dans la belle maison familiale Frédéric, Adrienne, Jérémie et leurs enfants fêtent les 75 ans de leur mère, Hélène Berthier, qui a consacré toute son existence à la postérité de l'oeuvre de l'oncle, le peintre Paul Berthier. La disparition soudaine d'Hélène, quelques mois plus tard, les obligera à se confronter avec les encombrants objets du passé. Cette famille, à l'apparence si heureuse, va-t-elle pouvoir rester unie ? |
En attendant Notre Avis
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Notre Note : /5
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mercredi 05 mars 2008 à 11:44
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Mangeur de fromage

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«L’Heure d’été», j’hérite ou j’irrite ? Mercredi 05 mars - 11:44
Tableaux. Nouveau film à moitié convaincant, un peu exaspérant et néanmoins intéressant d’Olivier Assayas.
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Passer à l’heure d’été : avancer collectivement les aiguilles d’une heure. Ceux qui oublient de le faire retardent. La fuite du temps, la hantise que les choses vieillissent et qu’il y a tout à perdre à s’y accrocher, mais la lucidité aussi devant le vertige et la violence réelle que suppose tout élan d’amnésie, d’infidélité à son héritage, est le sujet qui traverse tout le cinéma d’Assayas, et ce depuis son premier film, Désordre, film d’adieu au rock. Film cruel où celui qui refusait de grandir (se trahir) était le seul du groupe à rester sur le carreau. Il n’est pas contradictoire que cette Heure d’été succède immédiatement au très empressé polar hongkongais Boarding Gate. L’un versait dans l’énergie pure, la dynamo d’un autre monde, l’Asie ultramoderne, la Chine insouciante, avançant sans se retourner, amnésique jusqu’au vertige. La surprise de l’Heure d’été tient justement en ce qu’il regarde à nouveau vers cette Asie, nouveau centre du monde, mais depuis la France et qui plus est depuis une maison de campagne bourgeoise où ne rodent plus que la mort, le souvenir, l’héritage familial et culturel, beau, étouffant, encombrant.
PHILIPPE AZOURY Suite de l'article...
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Source: Libération |
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