> L'Heure d'été, Drame - Juliette Binoche, Charles Berling

Belizarius
posté mercredi 05 mars 2008 à 10:16
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L'Heure d'été


05 Mars 2008

Binoche, muse d'Orsay
L'origine du film est peu banale, puisqu'il s'agit d'une commande du Musée d'Orsay, à l'occasion des célébrations autour de son vingtième anniversaire.


forum Réalisateur: Olivier Assayas
Pays: France
Genre: Drame
Durée: Temps 1h 40min
Acteurs: Juliette Binoche, Charles Berling, Jérémie Renier

forum Synopsis     C'est l'été. Dans la belle maison familiale Frédéric, Adrienne, Jérémie et leurs enfants fêtent les 75 ans de leur mère, Hélène Berthier, qui a consacré toute son existence à la postérité de l'oeuvre de l'oncle, le peintre Paul Berthier. La disparition soudaine d'Hélène, quelques mois plus tard, les obligera à se confronter avec les encombrants objets du passé. Cette famille, à l'apparence si heureuse, va-t-elle pouvoir rester unie ?

En attendant Notre Avis     

forum Notre Note : /5
    


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Belizarius
posté mercredi 05 mars 2008 à 11:44
Message #2


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«L’Heure d’été», j’hérite ou j’irrite ?


Mercredi 05 mars - 11:44

Tableaux. Nouveau film à moitié convaincant, un peu exaspérant et néanmoins intéressant d’Olivier Assayas.



    Passer à l’heure d’été : avancer collectivement les aiguilles d’une heure. Ceux qui oublient de le faire retardent. La fuite du temps, la hantise que les choses vieillissent et qu’il y a tout à perdre à s’y accrocher, mais la lucidité aussi devant le vertige et la violence réelle que suppose tout élan d’amnésie, d’infidélité à son héritage, est le sujet qui traverse tout le cinéma d’Assayas, et ce depuis son premier film, Désordre, film d’adieu au rock. Film cruel où celui qui refusait de grandir (se trahir) était le seul du groupe à rester sur le carreau.
    
    Il n’est pas contradictoire que cette Heure d’été succède immédiatement au très empressé polar hongkongais Boarding Gate. L’un versait dans l’énergie pure, la dynamo d’un autre monde, l’Asie ultramoderne, la Chine insouciante, avançant sans se retourner, amnésique jusqu’au vertige. La surprise de l’Heure d’été tient justement en ce qu’il regarde à nouveau vers cette Asie, nouveau centre du monde, mais depuis la France et qui plus est depuis une maison de campagne bourgeoise où ne rodent plus que la mort, le souvenir, l’héritage familial et culturel, beau, étouffant, encombrant.



PHILIPPE AZOURY
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forum Source: Libération


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