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mardi 29 janvier 2008 à 21:13
Message
#1
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Depuis ce week-end, trois joueurs partagent la même frustration. Le Lyonnais Fred, le Lensois Toifilou Maoulida et le Caennais Julien Toudic se sont vus refuser un but valable. Hors-jeu imaginaire pour les deux premiers et ballon ayant nettement franchi la ligne pour le troisième. Ces erreurs à répétition ont mis en lumière l'utilité d'avoir recours, dans certaines occasions, à la vidéo. Ça marche au tennis et au rugby. Pour les détracteurs de la vidéo, on ne peut pas comparer ces deux disciplines avec le foot. A les écouter, la fluidité du jeu s'en trouverait altérée. Le Hawk Eye, système anglais utilisé au tennis, n'a d'ailleurs pas les faveurs des instances internationales. Les images des points litigieux y sont projetées sur écran géant. Inimaginable dans un stade survolté. Quant au succès de l'arbitrage vidéo dans le rugby, il faut le relativiser. Lors de la finale de la dernière Coupe du monde, un essai anglais avait été refusé après trois minutes. Un laps de temps impensable au foot, où les risques d'erreurs sont plus grands. Un climat malsain. La suspicion plane désormais sur les décisions des arbitres, décortiquées par une armée de caméras. Ce qui a le don de fragiliser davantage un corps arbitral pointé du doigt. « Avec la vidéo, les clubs ne seraient plus lésés et les arbitres moins critiqués, estime le Caennais Julien Toudic, floué d'un deuxième but valable samedi à Marseille. Cela devient urgent. Tout le monde a vu le ballon entrer sauf les arbitres, c'est énervant ! » Des avancées timides. Lors du récent Mondial des clubs, le système du ballon à puce a été testé dans le seul cas du franchissement de la ligne de but. Les premiers retours semblent positifs. Réfractaires à toute innovation technologique, le Board et la Fifa ont donc lâché du lest. Toujours en matière de franchissement de la ligne, l'Italie a aussi reçu le feu vert pour expérimenter son propre système (caméras numériques et signaux sonores ou lumineux) en décembre 2006. Même chose en Angleterre, où l'équipe réserve de Reading joue les « cobayes ». En France, en revanche, les propositions de Frédéric Thiriez, président de la Ligue, jugées trop audacieuses, ont reçu une fin de non-recevoir. Le débat sur la vidéo a un bel avenir. Suite de l'article...
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Version bas débit | Nous sommes le : dimanche 06 juillet 2008 à 00:22 |