Les méthodes sont connues : « pièce antisémite », « menace pour l'ordre public », « proximité idéologique avec le Hamas », « activités anti-républicaines », tout y passe, amalgames faciles et fantasmes grossiers.
Reste que certains élus locaux, face à une pression médiatique de plus en plus dure, sont effrayés d'être marqués du sceau de l'antisémitisme, alors qu'ils ne font qu'apporter leur soutien à une troupe de théâtre prônant une résistance non violente à l'occupation militaire israélienne.
A Cenon, près de Bordeaux, le Conseil municipal, qui avait fait annuler les représentations à la demande du préfet de Gironde, a du se plier à l'injonction du Tribunal Administratif : le spectacle aura bien lieu, la liberté d'expression sera respectée.
A Brive la Gaillarde, toujours suite aux pressions du CRIF, les Renseignements Généraux ont menés une enquête approfondie auprès de la mairie et des associations locales : lls ont donné leur accord, ne recoupant aucune des calomnies du CRIF.
Que le CRIF combatte les associations de soutien à la Palestine n'est pas surprenant, leur appartenance idéologique n'est plus à démontrer, et il est malheureux de constater que la défense des Juifs de France est aux mains de défenseurs acharnés de la politique colonialiste d'Israël.
Par contre, que le CRIF tente de bâillonner des enfants palestiniens, victimes de l'occupation armée de leur pays, est écœurant. Ces enfants ont tous subi les affres de la violence : parents décédés suite à des interventions militaires, parents humiliés par l'armée aux checkpoints, copains tués ou handicapés par les grenades lacrymogènes ou les balles en caoutchouc de l'armée israélienne... Et en dépit de tout, ils viennent en France proclamer leur volonté de résister pacifiquement, par le théâtre, par la danse, par la musique, par la défense de la culture et de l'âme du peuple palestinien, pour qu'il ne sombre pas dans l'oubli pur et simple.
C'est ce message que le CRIF tente de faire interdire, en agitant l'épouvantail du Hamas et de l'antisémitisme. La défense de la culture palestinienne fait-elle donc si peur au CRIF ?




