@Blablateur : parcours étonnant et intéressant !
Moi je partage mon travail, je cloisonne mais j'essaye toujours de m'investir artistiquement dans les boulots aux cahiers des charges contraignants. C'est plus dans l'illustration et la création, donc j'ai les coudées franches assez souvent mais je me dis que je suis comme l'eau : même contre un mur rugueux et imposant, il y a toujours un petit espace où se faufiler, une brèche à agrandir (mais c'est du temps de travail supplémentaire).
Si je ne le fais pas, j'ai honte. J'ai l'impression d'avoir arnaqué, même si la personne est aux anges.
Une autre partie, la plus grosse est la BD et la pédagogie de la BD. La pédagogie et l'animation n'étaient pas au départ des trucs qui m'intéressaient mais l'investissement demandé pour enseigner ma propre passion m'est devenu une autre passion à part entière, si bien qu'on essaye de créer quelquechose : un statut spécifique d'animateur BD.
Le statut d'auteur, c'est autre chose. C'est une vocation qui, pour moi, ne supporte aucun compromis mercantile. Un compromis technique ou même moral, ça reste envisageable mais pas se trahir pour les sous. Même, encore, dans des boulots de commande.
Mais parfois, il faut bien manger

!
Bref, à défaut de me nourrir matériellement, je suis comblé humainement puisque tous les gens avec qui je travaille sont des amis. Et on fait aussi de belles rencontres avec des enseignants investis et passionnés par leurs élèves, des jeunes dits en difficulté qui expriment en fait beaucoup de choses, des auteurs, etc...
Mon métier est ma passion. Pas ma vie mais beaucoup de moi. C'est un choix naturel. Et contrairement à Yves, je ne préfère pas compter le temps...
Ce message a été modifié par yop! - 20 décembre 2007 - 15:41.