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Note : - - - - - Pour ou contre le réalisme dans le roman ?

01 décembre 2007 - 17:31 #1

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Etes-vous pour ou contre le réalisme dans le roman ? ;)

L'utilisateur est hors-ligne michou44
Baby Forumeur


À l'Instant

01 décembre 2007 - 17:54 #2

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je pense que ça dépend de l'état d'esprit dans lequel on est au moment ou on choisi le bouquin

L'utilisateur est hors-ligne alltogezer
Forumeur inspiré, 24 ans


01 décembre 2007 - 18:03 #3

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je n'aime pas les romans par manque de réalisme alors je suis pour.

L'utilisateur est hors-ligne yanomami
Forumeur alchimiste, 45 ans


01 décembre 2007 - 18:09 #4

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Pour.
Avec le réalisme on peut vraiment s'identifier à un personnage, surtout qu'ils sont souvent stéréotypés, ça ne peut rendre le récit que plus passionnant. En tout cas pour moi, qu'est-ce que j'en ai à faire de ce qu'arrive à machin ou truc mais si ce personnage me correspond, je vais m'imaginer vivant ses aventures, ça m'intéresse tout de suite plus.

L'utilisateur est hors-ligne konvicted   Membre+
Gone donuts, 20 ans


01 décembre 2007 - 20:27 #5

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ni pour ni contre bien au contraire!!! ;)
j'adore les deux! j'aime les romans pour leurs differences! dans le realisme c'est vrai qu'on peut plus s'identifier a un personnage mais les non realistes peuvent parfois transmettre des idees de facon plus "douce" et on peut quand meme s'identifier au personnage si le roman est bien ecrit!

L'utilisateur est hors-ligne grododo
lueur de sommeil, 26 ans


24 mars 2010 - 19:10 #6

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Avant de répondre à cette question cruciale ( je m'étonne d'ailleurs du peu de réponses ), il est important de définir le réalisme : Qu'est-ce que le réalisme ?

Le réalisme est avant tout un mode de pensée, qui consiste à considérer ce qui nous entoure comme absolu et appartenant à une réalité immuable. Les écrivains du mouvement réaliste ( créé à la fin du XIXeme siècle ) s'attachent donc à décrire cette "réalité" de manière "absolue", c'est à dire telle qu'elle apparait à tous les individus, sans laisser part à la subjectivité de l'auteur ou à des critères esthétiques.

Maintenant que nous avons effectué ce bref aperçu du réalisme, je peut exprimer mon point de vue en toute sincérité : je considère le réalisme, tel qu'on l'entend par la définition ci-dessus, comme réducteur et méprisable. On ne peut pas réduire un livre à une simple description des faits jugés "réels", sans laisser part à une certaine subjectivité, à une certaine analyse de cette réalité. Si c'est le cas, ça voudrait dire qu'un livre est assimilable à un journal - ce qui serait fâcheux. Que l'on soit bien clair, je ne cherche pas à critiquer la description de faits réalistes ( c'est à dire probables, ou même biographiques ), mais bien la banalisation de la réalité, qui n'est plus alors qu'une succession de faits qui n'apporte rien, puisqu'elle redessine encore une fois de plus ce que les gens on l'habitude de voir et de rencontrer dans leur vie de tous les jours. Je suis plus favorable, par exemple, à ce que le critique anglais James Wood appelle le "réalisme hystérique" ( qui caractérise des auteurs comme Thomas Pynchon, Don DeLillo...etc. ), c'est à dire une certaine vision de la réalité qui tend à paraître étonnante, vive, et par dessus tout foisonnante. Le réalisme magique est une notion qui m'est proche également, c'est à dire l'apparition de phénomène inexpliqués au milieu d'un cadre réaliste ( le meilleur exemple est Cent ans de solitude de Gabriel Garcia Marquez ). Je considère même que l'insertion d'élément étrange dans une vision conforme à la réalité ( telle qu'on la connait ), est une preuve indéniable de génie ( NB - Lisez Pynchon ). J'étenderais même mon affirmation jusqu'à dire que l'acceptation du surréalisme en tant que véritable réalité est la vision la plus profonde et la plus clairvoyante qui puisse être au sein de la littérature.

Ce message a été modifié par orea22 - 24 mars 2010 - 19:17.

L'utilisateur est hors-ligne orea22
Forumeur balbutiant



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