![]() | Les petites fiancées de l'InternetMardi 13 novembre - 13:54 Deux jeunes femmes patientent devant le cybercafé en attendant qu'un ordinateur se libère. Tous les postes sont occupés par des habituées. Plusieurs fois par semaine, elles viennent ici, dans le quartier de Madahouf, à la pêche au "vazaha", l'homme blanc. Et ça marche : le consulat de France à Diego Suarez, qui marie entre 150 et 200 couples franco-malgaches par an, constate que les trois quarts des époux ne se sont jamais vus ou se connaissent à peine avant d'entamer les démarches. |
Malgré la lenteur des connexions et les coupures d'électricité, il y a aujourd'hui une bonne dizaine de cybercafés à Diego Suarez, ville de 80 000 habitants au nord de Madagascar. "Toute la journée, elles défilent. Certaines viennent tous les jours, d'autres deux ou trois fois par semaine, s'amuse Michel Tambaza, le propriétaire du cybercafé, même quand il fait très chaud et que ma boutique se transforme en cybersauna, elles sont là." "Moi, je n'y croyais pas, mais depuis 2006 j'ai cinq copines qui sont parties en France. Alors je continue à chercher, même si pour le moment je n'ai rien trouvé. Ici c'est trop dur, je veux partir", explique Amina, 22 ans.
| Source: LE MONDE |



