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Note : - - - - - La mort des abeilles Articles sur le sujet : inquiétudes pour la pollinisation

24 août 2007 - 09:14 #1

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La mort des abeilles met la planète en danger :o


Les abeilles s'éteignent par milliards depuis quelques mois. Leur disparition pourrait sonner le glas de l'espèce humaine.

C'est une incroyable épidémie, d'une violence et d'une ampleur faramineuse, qui est en train de se propager de ruche en ruche sur la planète. Partie d'un élevage de Floride l'automne dernier, elle a d'abord gagné la plupart des Etats américains, puis le Canada et l'Europe jusqu'à contaminer Taiwan en avril dernier. Partout, le même scénario se répète : par milliards, les abeilles quittent les ruches pour ne plus y revenir. Aucun cadavre à proximité. Aucun prédateur visible, pas plus que de squatter pourtant prompt à occuper les habitats abandonnés.

En quelques mois, entre 60 % et 90 % des abeilles se sont ainsi volatilisées aux Etats-Unis où les dernières estimations chiffrent à 1,5 million (sur 2,4 millions de ruches au total) le nombre de colonies qui ont disparu dans 27 Etats. Au Québec, 40 % des ruches sont portées manquantes.

En Allemagne, selon l'association nationale des apiculteurs, le quart des colonies a été décimé avec des pertes jusqu'à 80 % dans certains élevages. Même chose en Suisse, en Italie, au Portugal, en Grèce, en Autriche, en Pologne, en Angleterre où le syndrome a été baptisé << phénomène <> >>, du nom du navire dont l'équipage s'est volatilisé en 1872. En France, où les apiculteurs ont connu de lourdes pertes depuis 1995 (entre 300.000 et 400.000 abeilles chaque année) jusqu'à l'interdiction du pesticide incriminé, le Gaucho, sur les champs de maïs et de tournesol, l'épidémie a également repris de plus belle, avec des pertes allant de 15 % à 95 % selon les cheptels.

<< Syndrome d'effondrement >>

Légitimement inquiets, les scientifiques ont trouvé un nom à la mesure de ces désertions massives : le << syndrome d'effondrement >> - ou << colony collapse disorder >>. Ils ont de quoi être préoccupés : 80 % des espèces végétales ont besoin des abeilles pour être fécondées. Sans elles, ni pollinisation, et pratiquement ni fruits, ni légumes. << Trois quart des cultures qui nourrissent l'humanité en dépendent >>, résume Bernard Vaissière, spécialiste des pollinisateurs à l'Inra (Institut national de recherche agronomique). Arrivée sur Terre 60 millions d'année avant l'homme, Apis mellifera (l'abeille à miel) est aussi indispensable à son économie qu'à sa survie. Aux Etats-Unis, où 90 plantes alimentaires sont pollinisées par les butineuses, les récoltes qui en dépendent sont évaluées à 14 milliards de dollars.

Faut-il incriminer les pesticides ? Un nouveau microbe ? La multiplication des émissions électromagnétiques perturbant les nanoparticules de magnétite présentes dans l'abdomen des abeilles ? << Plutôt une combinaison de tous ces agents >>, assure le professeur Joe Cummins de l'université d'Ontario. Dans un communiqué publié cet été par l'institut Isis (Institute of Science in Society), une ONG basée à Londres, connue pour ses positions critiques sur la course au progrès scientifique, il affirme que << des indices suggèrent que des champignons parasites utilisés pour la lutte biologique, et certains pesticides du groupe des néonicotinoïdes, interagissent entre eux et en synergie pour provoquer la destruction des abeilles >>. Pour éviter les épandages incontrôlables, les nouvelles générations d'insecticides enrobent les semences pour pénétrer de façon systémique dans toute la plante, jusqu'au pollen que les abeilles rapportent à la ruche, qu'elles empoisonnent. Même à faible concentration, affirme le professeur, l'emploi de ce type de pesticides détruit les défenses immunitaires des abeilles. Par effet de cascade, intoxiquées par le principal principe actif utilisé - l'imidaclopride (dédouané par l'Europe, mais largement contesté outre-Atlantique et en France, il est distribué par Bayer sous différentes marques : Gaucho, Merit, Admire, Confidore, Hachikusan, Premise, Advantage...) -, les butineuses deviendraient vulnérables à l'activité insecticide d'agents pathogènes fongiques pulvérisés en complément sur les cultures.


Butineuses apathiques

Pour preuve, estime le chercheur, des champignons parasites de la famille des Nosema sont présents dans quantités d'essaims en cours d'effondrement où les butineuses, apathiques, ont été retrouvées infectées par une demi-douzaine de virus et de microbes.

La plupart du temps, ces champignons sont incorporés à des pesticides chimiques, pour combattre les criquets (Nosema locustae), certaines teignes (Nosema bombycis) ou la pyrale du maïs (Nosema pyrausta). Mais ils voyagent aussi le long des voies ouvertes par les échanges marchands, à l'image de Nosema ceranae, un parasite porté par les abeilles d'Asie qui a contaminé ses congénères occidentales tuées en quelques jours.

C'est ce que vient de démontrer dans une étude conduite sur l'ADN de plusieurs abeilles l'équipe de recherche de Mariano Higes installée à Guadalajara, une province à l'est de Madrid réputée pour être le berceau de l'industrie du miel espagnol. << Ce parasite est le plus dangereux de la famille, explique-t-il. Il peut résister aussi bien à la chaleur qu'au froid et infecte un essaim en deux mois. Nous pensons que 50 % de nos ruches sont contaminées. >> Or l'Espagne, qui compte 2,3 millions de ruches, est le foyer du quart des abeilles domestiques de l'Union européenne.

L'effet de cascade ne s'arrête pas là : il jouerait également entre ces champignons parasites et les biopesticides produits par les plantes génétiquement modifiées, assure le professeur Joe Cummins. Il vient ainsi de démontrer que des larves de pyrale infectées par Nosema pyrausta présentent une sensibilité quarante-cinq fois plus élevée à certaines toxines que les larves saines. << Les autorités chargées de la réglementation ont traité le déclin des abeilles avec une approche étroite et bornée, en ignorant l'évidence selon laquelle les pesticides agissent en synergie avec d'autres éléments dévastateurs >>, accuse-t-il pour conclure. Il n'est pas seul à sonner le tocsin. Sans interdiction massive des pesticides systémiques, la planète risque d'assister à un autre syndrome d'effondrement, craignent les scientifiques : celui de l'espèce humaine. Il y a cinquante ans, Einstein avait déjà insisté sur la relation de dépendance qui lie les butineuses à l'homme : << Si l'abeille disparaissait du globe, avait-il prédit, l'homme n'aurait plus que quatre années à vivre. >>

PAUL MOLGA

http://www.lesechos....gie/4611614.htm

L'utilisateur est hors-ligne Mystic
Forumeur survitaminé, 34 ans


À l'Instant

24 août 2007 - 11:55 #2

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Woah en lisant sa tu m'as carrément fait flipper ! T'as pensé a la flambée du prix du miel ? Pauvre de nous...

Plus sérieusement les abeilles sont effectivement les principales vecteurs de la polénisations pour une partie (majeure) des plantes a fleures (soit une majoritée des plantes me semble-t-il).
Peut être qu'une de nos chance serait de constituer une espece d'abeille (ou autre insect) génétiquement modifiée qui puisse survivre a ce qui leur nuit, mais pour cela il faudrait déjà avoir découvert la vraie cause de leur disparition (a mon avis elles migrent sur la Lune :o )

Ce message a été modifié par Billythekid - 24 août 2007 - 12:01.

ex_Billythekid*


24 août 2007 - 11:56 #3

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Notre terre est en danger !!!! et ça fait flipper

L'utilisateur est hors-ligne Missgex
Forumeur alchimiste, 46 ans


24 août 2007 - 17:53 #4

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Les apiculteurs étaient inquiets depuis plusieurs années mais, à l'époque, çà n'avaient pas émus les médias plus que çà...

Et voilà, catastrophe annoncée et enclenchée.......!

L'utilisateur est hors-ligne Marie77
Un certain regard.., 48 ans


24 août 2007 - 18:01 #5

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- Fiston, à mon époque, il y avait des insectes volants qu'on appelait abeille et ça fabriquait du miel. Mais du vrai miel ! Pas comme dans ton gateau là avec des edulcorants.
- Ca ressemble à quoi ? p'pa ? Dit hin ?
- Bin, attends , on va regarder sur google, il doit avoir des images d'archive.

L'utilisateur est hors-ligne SeBoun
Forumeur forcené, 27 ans


24 août 2007 - 21:41 #6

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Pathétique mais tellement vrai!

L'utilisateur est hors-ligne dredi
Amphore euphorique, 41 ans


30 août 2007 - 08:56 #7

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Les abeilles malades de l'homme

LE MONDE | 29.08.07 | 14h27 ¿ Mis à jour le 29.08.07 | 14h27

Francesco Panella se remémore très bien le jour où il a découvert cinquante de ses plus belles ruches désertées par leurs occupantes. "C'était le 28 avril, raconte-t-il dans un excellent français ourlé d'accent italien. Cela faisait plusieurs jours que j'étais complètement débordé, je recevais sans cesse des appels de mes collègues." M. Panella est président du Syndicat des apiculteurs professionnels italiens. Ses interlocuteurs lui décrivent le même étrange phénomène. Les ruches, qui débordaient d'abeilles au sortir de l'hiver, se sont brutalement vidées. Personne n'y comprend rien.

Suite à lire ici

L'utilisateur est hors-ligne Belizarius   VIP
Mangeur de fromage, 31 ans


30 août 2007 - 09:01 #8

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Désolant. De pire en pire. ;)

L'utilisateur est hors-ligne dredi
Amphore euphorique, 41 ans


30 août 2007 - 10:33 #9

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;) :o

L'utilisateur est hors-ligne Mystic
Forumeur survitaminé, 34 ans


06 septembre 2007 - 21:24 #10

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Le principal problème reste l'inaction politique : même quand on a conscience du problème, on ne fait, rien ne bouge, on laise les abeilles crever.
Les apiculteurs ont du lutter pour interdire le gaucho, il faut à chaque fois qu'ils se battent pour obtenir ce qu'on devrait faire par simple bon sens.

Un Grenelle de l'environement devra bientôt avoir lieu, le sujet des abeilles y sera-t'il abordé ?

L'utilisateur est hors-ligne Grenouille Verte
Tu n'auras d'autre batracien devant ma face, 96 ans



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