03 mai 2007 - 23:09
#2
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Un fait "divers" qui mérite débat.
La peur de la bavure en médecine et en particulier en gynécologie va t-elle faire fuir les candidats potentiels dans l'exercice de cette professions

Citation
Depuis vingt ans que j'exerce, mes rapports avec mes patientes ont bien changé. Aujourd'hui, je passe mon temps à leur expliquer les risques ou les limites de tel ou tel examen. De l'échographie, notamment, qui ne permet pas de déceler toutes les malformations. Il est devenu impossible de ne pas penser au risque de procès en cas de pépin, ce qui parasite mon métier. J'hésite moins à pratiquer un accouchement par césarienne si le bébé se présente par le siège, par exemple. Pour des raisons de sécurité, là aussi. Je ne suis pas le seul dans ce cas. A Quimper, le taux de césariennes était de 8% quand j'ai débuté. Il est aujourd'hui de 15%. Avec les mêmes praticiens. Autre conséquence de la «judiciarisation» des relations entre médecins et patients: l'explosion des primes d'assurance. Je payais 11 700 francs en 1995, soit 1 790 euros. En 2000, ma couverture responsabilité civile et professionnelle est passée à 30 000 francs - 4 570 euros. L'an dernier, j'ai dû débourser 15 000 euros. Cela me révolte, moi qui n'ai eu aucun sinistre en deux décennies et qui n'ai même jamais été l'objet de la moindre plainte! Si encore la consultation avait été revalorisée dans l'intervalle. Mais non: c'était 150 francs, en secteur I, il y a dix ans; c'est 23 euros aujourd'hui. Une poignée de centimes de plus.
Quand j'entends le ministre de la Santé, Jean-François Mattei, dire que le problème des assurances médicales est réglé, je suis furieux. On est exactement dans la même situation qu'il y a un an. Les exigences des assureurs sont toujours aussi exorbitantes. Cette année, ils demandaient 25 000 euros aux gynécologues-obstétriciens. Grâce au Bureau central de tarification, qui fixe autoritairement les tarifs en cas de désaccord, nous avons obtenu de ne verser «que» 12 500 euros. Mais le problème se posera à nouveau à la fin de l'année... Evidemment, si j'arrêtais de pratiquer des accouchements pour me borner à la gynécologie médicale, ma prime tomberait à 2 500 euros. J'ai 53 ans, je ne vais pas continuer à me lever la nuit pour payer les assureurs! Surtout si le prix de la consultation n'est pas réévalué. Mais c'est mon métier, et je l'aime. Pourquoi ne pas distinguer l'accident médical, qui n'engagerait pas la responsabilité civile du médecin, de la faute? Pourquoi ne pas instaurer, sur les contrats d'assurance multirisque, une surprime qui permettrait de mutualiser la prise en charge de ces accidents?
clac41
Forumeur alchimiste, 41 ans
04 mai 2007 - 00:02
#3
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Ca fout les jettons tout ça...
Je connaissais un mec qui est devenu "légume" (excusez du terme mais il n'y a pas d'autres mots) étant nourrisson, à cause d'une surdose d'anesthésie... il est mort à 19 ans.
Ca n'est pas trop dans le sujet (quoi que), mais je voulais avoir une pensée pour lui...
04 mai 2007 - 06:37
#4
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17 ans après c' est trop loin......si il y a eu erreur entrainant un handicap, les démarches et le verdict devraient avoir lieu beaucoup plus tôt!
Marie77
Un certain regard.., 48 ans
04 mai 2007 - 16:09
#6
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Qui est responsable d'une erreur médicale sinon celui qui est là, au moment où ça arrive?? C'est-à-dire les médecins, chirurgiens, obstétriciens qui pratiquent les interventions et qu'on blanchit bien vite.
Cela dit, ça n'a rien à voir avec un meurtre délibéré.
Quoique parfois..... on peut douter.... je me suis toujours demandé pourquoi je....
Non, rien!!
yop! Modérateur
Gonade Absolutrice, 29 ans