> Crise financière : où sont passés les libéraux ?, Débat - Politique

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Yavin
posté vendredi 21 novembre 2008 à 16:40
Message #1


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Crise financière : où sont passés les libéraux ?


Vendredi 21 novembre - 16:39

En avril 2004, lors d'un "dîner du printemps des libéraux" organisé avec la volonté de "mieux les faire peser, dans la société, dans la majorité et dans l'UMP". Retiré depuis de la politique, Alain Madelin estime qu'avec la crise, "le moment n'est pas opportun pour avoir une démarche pédagogique".



    Triomphants après la victoire à la présidentielle de Nicolas Sarkozy et la mise en place du bouclier fiscal, ils se sont faits plus discrets au sein de la majorité en pleine crise financière. Aucune critique ne fuse à l'annonce des remèdes anticrise proposés par le chef de l'État. "Le moment n'est pas opportun pour avoir une démarche pédagogique," confie Alain Madelin, qui a longtemps été la figure de proue du libéralisme politique en France. "La situation ne nie pas nos valeurs, mais il faut s'adapter," considère le sénateur UMP Philippe Marini.
    
    Pour les libéraux, l'État ne pouvait qu'intervenir face à l'ampleur de la crise et, surtout, face à l'inquiétude des Français. Nicolas Sarkozy, dans son discours à Toulon, a d'ailleurs fustigé "la toute-puissance du marché qui ne devait être contrariée par aucune intervention politique". Un retour de l'État "légitime face à une situation inédite" pour Alain Madelin, qui s'est retiré de la politique en 2007. L'ancien ministre de l'Économie met cependant un bémol : "Cet interventionnisme ne doit pas se transformer en alternative à l'économie de marché." Le député UMP Jean-Michel Fourgous, qui mise sur le retournement de la situation, reconnaît que "les gens se réfugient vers l'État", tout en étant convaincu que ce phénomène "n'aura qu'un temps".



Par Clément Daniez
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forum Source: lepoint.fr


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Zak B.
posté vendredi 21 novembre 2008 à 18:47
Message #2


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Bonjour,

Oui, face à la situation actuelle de crise financière, et de crise économique, l'État doit intervenir, non seulement pour soutenir les institutions financières et bancaires, mais aussi les grandes sociétés de productions telles Renault et Peugeot.

Il faut aussi soutenir les ménages surendettés.

Il est donc logique que les libéraux (ou tenants du marché sans aucune intervention de l'État) se taisent et se rangent derrière le chef de l'État.

Quant aux gestes posés par le chef de l'État, ils sont très pertinents et en concordance avec la situation actuelle. On ne peut rien lui reprocher, même si on se lançait dans de la politique politicienne.

Zak B.


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libredeparler
posté samedi 22 novembre 2008 à 09:51
Message #3


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Les liberaux et à commencer par le chef de l'état, on pour la plupart retourné, provisoirement leur veste
Sarko est champion dans ce domaine....il est pret à renier toute conviction pour briller, il vendra ses amis, père et mère pour réussir...c'est inquiétant pour l'avenir de la France
Quand on voit le nombre de lois qui sont faites à partir d'un évenement, d'un fait divers, on voit à quelle point il est irresponsable
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carnifex
posté samedi 22 novembre 2008 à 17:26
Message #4


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Citation (Yavin @ vendredi 21 novembre 2008 à 17:40) *
Un retour de l'État "légitime face à une situation inédite" pour Alain Madelin, qui s'est retiré de la politique en 2007. L'ancien ministre de l'Économie met cependant un bémol : "Cet interventionnisme ne doit pas se transformer en alternative à l'économie de marché."


L'interventionnisme ne peut pas ne pas être une alternative à l'économie de marché, il est cette alternative.

Peut-être les "libéraux" comme M. Madelin sont-ils moins préoccupés par la rupture de la concurrence libre et non faussée par l'Etat que par la sauvegarde des intérêts financiers de la classe possédante. L'"économie de marché" est ici un euphémisme pour l'appropriation privée des moyens de production. En effet, si les nationalisations redeviennent possible, le "tout devient possible" de M. Sarkozy risque de prendre un contenu progressiste.



Citation (Zak B. @ vendredi 21 novembre 2008 à 19:47) *
Quant aux gestes posés par le chef de l'État, ils sont très pertinents et en concordance avec la situation actuelle. On ne peut rien lui reprocher


On peut lui reprocher d'utiliser la crise comme prétexte pour agraver toujours plus sa politique de baisse de la part des salaires et des dépenses socialisées.

N'a-t-on pas déjà entendu quelque ministre dénoncer les demandes, "irresponsables en temps de crise", des fonctionnaires en terme de salaire ou de nombre de poste ? Combien d'entreprises profitent pareillement de la crise pour supprimer des emplois et laisser stagner les salaires nominaux ?

Le chef de l'Etat n'a qu'un objectif : réduire la rémunération du travail et accroître celle de la propriété du capital. Tous les prétextes sont bons ; la "crise" en est un de plus.


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Bob Razowski
posté samedi 22 novembre 2008 à 17:29
Message #5


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Citation (carnifex @ samedi 22 novembre 2008 à 17:26) *
Combien d'entreprises profitent pareillement de la crise pour supprimer des emplois et laisser stagner les salaires nominaux ?


euh...
t'es sur que tu vis en France? huh7re.gif
c'est justement parce que c'est la crise que les entreprises suppriment les emploi, pas le contraire. wacko.gif


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Zak B.
posté samedi 22 novembre 2008 à 19:15
Message #6


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Citation
Les liberaux et à commencer par le chef de l'état, on pour la plupart retourné, provisoirement leur veste
Sarko est champion dans ce domaine....il est pret à renier toute conviction pour briller, il vendra ses amis, père et mère pour réussir...c'est inquiétant pour l'avenir de la France
Quand on voit le nombre de lois qui sont faites à partir d'un évenement, d'un fait divers, on voit à quelle point il est irresponsable






Le chef de l'État, tout comme les libéraux, n'ont pas retourné leur veste. Ils appliquent les enseignements tirés de différentes crises et de l'approche keynésienne. Cette dernière est bien pertinente à l'économie de marché, et à l'économie en général. Ils sont pragmatiques et réalistes.

Citation
L'interventionnisme ne peut pas ne pas être une alternative à l'économie de marché, il est cette alternative.

Peut-être les "libéraux" comme M. Madelin sont-ils moins préoccupés par la rupture de la concurrence libre et non faussée par l'Etat que par la sauvegarde des intérêts financiers de la classe possédante. L'"économie de marché" est ici un euphémisme pour l'appropriation privée des moyens de production. En effet, si les nationalisations redeviennent possible, le "tout devient possible" de M. Sarkozy risque de prendre un contenu progressiste.




[/size]
L'interventionnisme de situation de Sarkozy n'a aucunement un contenu progressiste. Il perçoit que la crise peut ébranler toutes les règles du jeu du marché. Il vient donc à la rescousse de ce dernier. Il s'agit là, tout simplement, d'une démarche keynésienne, prévue par les tenants et les chantres de l'économie de marché.



Citation
On peut lui reprocher d'utiliser la crise comme prétexte pour agraver toujours plus sa politique de baisse de la part des salaires et des dépenses socialisées.

N'a-t-on pas déjà entendu quelque ministre dénoncer les demandes, "irresponsables en temps de crise", des fonctionnaires en terme de salaire ou de nombre de poste ? Combien d'entreprises profitent pareillement de la crise pour supprimer des emplois et laisser stagner les salaires nominaux ?

Le chef de l'Etat n'a qu'un objectif : réduire la rémunération du travail et accroître celle de la propriété du capital. Tous les prétextes sont bons ; la "crise" en est un de plus.



Oui, vous pourriez lui reprocher ce que vous formulez ci-dessus. En ce qui me concerne, je me suis prononcée sur la pertinence de la rescousse de l'État aux principaux acteurs économiques dont les banques et les institutions financières. Je n'ai pas donné mon opinion sur le comment de cette nécessaire intervention.

Maintenir le niveau des revenus actuels des salariés, dont les fonctionnaires, devrait être un principe à respecter. De même, ne pas se lancer dans des revendications d'augmentation salariale en situation de crise, est un principe que tout le monde devrait adopter. L'État se doit d'agir en bon père de famille. Il en est de même des salariés.

Quant à la suppression d'emplois par les dirigeants d'entreprises, je ne crois pas que la crise financière et/ou économique en soit l'occasion, et encore moins la cause. Si un emploi est nécessaire pour un employeur, il n'a pas d'autres choix que de le maintenir. Si au contraire, cet emploi ne se justifie pas, il est logique que l'employeur puisse le supprimer. Aucun employé, tout comme aucun employeur ne vont scier la branche sur laquelle ils sont assis, à moins d'être des déséquilibrés mentaux.

Ce message a été modifié par Zak B. - samedi 22 novembre 2008 à 19:20.


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