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jeudi 31 juillet 2008 à 11:10
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#1
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Sur la porte d'un jardin, la trace d'une petite main ensanglantée. Et trois bouquets de fleurs posés à terre, dont un portant l'inscription «A notre copain»... Quelques mètres plus loin, dans la rue Bramafan, à Lagnieu (France voisine), de longues traînées de sang. Derniers signes d'un crime odieux et encore inexpliqué. Celui de Valentin, un gosse de 11 ans, tué d'une quarantaine de coups de couteau («Le Matin» d'hier), portés la plupart au thorax et au cou! L'enfant était en vacances depuis deux jours dans cette bourgade de 6500 âmes, bien paisible au dire de ses habitants. Un périmètre passé au peigne fin Pourquoi et qui? Qui a pu s'acharner sur cet enfant poli, sympa, qui faisait du vélo lundi soir vers minuit à Lagnieu? Une cinquantaine de gendarmes français et vingt-cinq enquêteurs ont passé le périmètre au peigne fin. Ils ont suivi, sur plusieurs centaines de mètres à travers le village, des traces de sang. Contre les murs, la pharmacie, la boutique de fleurs... Le sang du meurtrier? «On n'en sait rien, toutes les hypothèses sont possibles», lâche Bernadette Rossell-Siberchicot, la pharmacienne. «Il a sans doute fait une mauvaise rencontre au mauvais moment, renchérit Jocelyne Maulet, patronne d'une boutique voisine. Mais on sent une part de folie dans ce crime...» Xavier Lafargue Suite de l'article...
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À l'instant
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jeudi 31 juillet 2008 à 11:53
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#2
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Une équipe d'une cinquantaine de gendarmes français enquêtait hier sur le meurtre de Valentin, 11 ans, victime d'une quarantaine de coups à l'arme blanche. Ils tentaient de déterminer à qui appartient du sang retrouvé à proximité du corps. Les résultats des analyses de sang devraient être connus aujourd'hui, selon le procureur chargé du dossier, Jean-Paul Gandolière. Pour lui, l'identification de l'ADN de ces traces de sang est «prioritaire». Des témoignages d'habitants ont permis de retrouver des gouttes de sang éparses, d'abord sur la devanture d'une pharmacie, puis un peu plus loin devant un bar, sur une gouttière ou sur le trottoir. Suite de l'article...
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jeudi 31 juillet 2008 à 15:10
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#3
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Les gendarmes ont mené mercredi après-midi une perquisition à Porcieu-Amblagnieu (Isère), au domicile des parents de Valentin, le garçon de 11 ans découvert mort lundi soir à Lagnieu (Ain). Ils ont fait venir une dépanneuse pour emporter la Peugeot 406 bleu foncé appartenant au père, selon des voisins, dont les portes et le coffre avaient été scellés. Un peu plus tard, une autre dépanneuse est venue prendre la Ford Puma gris clair, elle aussi portes et coffre scellés, que les mêmes voisins ont déclaré être celle de la mère. Néanmoins, selon les enquêteurs, aucune charge particulière ne pèse pour l'instant sur le père ou sur la mère du garçon de 11 ans et la perquisition avait seulement pour but de vérifier "si Valentin n'a(vait) pas laissé un document pouvant éclairer les événements" de lundi soir. Selon une source judiciaire, "toutes les pistes sont exploitées" et pour l'heure, rien ne permet de dire que Valentin connaissait son meurtrier. Les parents de l'enfant ont aussi été à nouveau entendus "comme simples témoins" par la police mercredi après-midi "pour des vérifications sur les emplois du temps". La veille, ils avaient déjà été interrogés, puis relâchés. D'autre part, les deux fils de l'homme qui hébergeait Valentin pendant quelques jours à Lagnieu ont été entendus sur le déroulement de la soirée de lundi. lepoint.fr Suite de l'article...
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jeudi 31 juillet 2008 à 18:08
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#4
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Lundi, un garçon de 11 ans a été tué d'une quarantaine de coups d'arme blanche, dans une ruelle de cette ville située à une cinquantaine de kilomètres de Lyon, aux pieds des montagnes du Bugey (Libération d'hier). Des taches de sang, partant de la ruelle, traversent une partie de la ville. Il semble que le meurtrier du garçon est reparti à pied, semant ses traces sur plusieurs centaines de mètres. Ici, quelques gouttelettes sur le trottoir. Là, de petites projections, au bas des vitrines. Une cinquantaine de gendarmes ont été mobilisés et de nombreux prélèvements ont été effectués. Mais les investigations sérieuses ont commencé un peu tardivement. Au départ, un médecin du Samu avait en effet confondu les plaies avec des morsures de chien, ce qui a retardé l'enquête pour homicide. De nombreuses auditions ont ensuite eu lieu, et deux perquisitions menées, hier après-midi, au domicile des parents et dans la supérette où travaille la mère de l'enfant. Valentin séjournait depuis quelques jours à Lagnieu, chez «l'ami de sa mère», selon l'expression du parquet. Les parents, en instance de séparation, vivent toujours ensemble, à Porcieu-Amblagnieu (Isère), à douze kilomètres de Lagnieu. Selon une source judiciaire, ce n'était pas la première fois qu'ils laissaient leur fils quelques jours chez l'«ami», qui habite une petite maison en pierres, à une centaine de mètres de la ruelle, théâtre du meurtre. OLIVIER BERTRAND Lire la suite
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vendredi 01 août 2008 à 09:57
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#5
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Le procureur de la République de Bourg-en-Bresse (Ain) a annoncé hier après-midi que les enquêteurs avaient retrouvé sur les lieux du meurtre de Valentin, 11 ans, à Lagnieu (Ain), et sur ses vêtements «une empreinte génétique inconnue de type masculin». «Nous disposons d'une empreinte génétique inconnue de type masculin, qui n'appartient pas à l'enfant», a précisé Jean-Paul Gandolière, lors d'une conférence de presse au Parquet de Bourg-en-Bresse. Selon le magistrat, les enquêteurs attendent maintenant les résultats d'une comparaison avec celles déjà enregistrées dans le fichier national. Il a précisé que l'empreinte ne correspondait pas au génotype de ses parents. Suite de l'article...
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vendredi 01 août 2008 à 10:02
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#6
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Les enquêteurs tiennent-t-ils une empreinte génétique du meurtrier de Valentin? Jeudi, les analyses des traces de sang trouvées à Lagnieu ont permis d'isoler «une empreinte génétique inconnue de type masculin», a indiqué jeudi lors d'un point presse le procureur de la République de Bourg-en-Bresse. Selon lui, la piste familiale est «en l'état, écartée». Jeudi dans la soirée, un jeune homme d'une vingtaine d'années habitant un appartement HLM à Lagnieu a été emmené par les gendarmes pour être entendu «comme témoin» dans l'enquête. Il a été relâché en fin de soirée. Selon des témoignages d'habitants de la résidence HLM, située à environ un kilomètre de l'endroit où le corps de Valentin avait été découvert, une dizaine de gendarmes sont arrivés jeudi en fin d'après-midi et ont perquisitionné un logement au quatrième et dernier étage d'un des immeubles. Le point sur l'enquête. Les faits Alors que ses parents sont en instance de séparation, Valentin séjourne à Lagnieu, chez le nouveau compagnon de sa mère, depuis quelques jours. Lundi soir, il fait du vélo dans une rue peu passante, à une cinquantaine de mètres de la maison, dans le centre-ville. En fin de soirée, l'ami de sa mère s'aperçoit de son absence et se met à sa recherche avec des membres de sa famille. Ils retrouvent le corps du garçon vers minuit, sur le bas-côté de cette rue étroite. L'enfant présentait de multiples blessures sur le haut du corps. Un suspect Les voisins n'ont rien entendu de particulier ce soir-là. La police affirme ne pas avoir de suspect. Pourtant, un homme d'une cinquantaine d'années présentant «un comportement suspect» a été interpellé mercredi par les policiers d'Agen (Lot-et-Garonne) et placé en garde à vue. L'intéressé était dans un bar mercredi soir et s'est blessé d'un coup de couteau dans le ventre, avant de tenir des propos incohérents sur le meurtre de Valentin, selon «Le Figaro». «Pour l'instant il n'y a aucun lien avec cette affaire», précise la gendarmerie. Mercredi, la maison des parents de Valentin, à Porcieu-Amblagnieu (Isère), a été perquisitionnée par les gendarmes. Objectif: vérifier «si Valentin n'avait pas laissé un document pouvant éclairer les événements» de lundi soir. Les parents ont également été entendus comme témoins, «pour vérifier les emplois du temps». Les enquêteurs assurent en effet qu'aucune charge ne pèse sur eux. Ils ont également emporté la Peugeot 406 bleu foncé appartenant au père, dont les portes et le coffre avaient été scellés. De même pour la Ford Puma gris clair de la mère. Selon le procureur de la République de Bourg-en-Bresse, Jean-Paul Gandolière, le contexte familial ne semblait pas tendu, malgré la séparation en cours des parents de Valentin. Jeudi, le procureur a déclaré que la piste familiale était écartée. Les deux fils de l'homme qui hébergeait Valentin ont également été entendus. Quelles pistes ? Après la thèse de l'attaque par un chien, puis celle d'un chauffard ou encore d'une chute accidentelle, les enquêteurs privilégient désormais la piste criminelle. Les plaies, attribuées au départ à des morsures de chien, sont en fait des coups de couteau, révèle l'autopsie pratiquée mardi. Une quarantaine en tout, principalement au cou et au thorax, mais aussi aux bras, laissant penser que Valentin s'est défendu. En revanche, rien ne permet pour le moment de dire si Valentin connaissait son meurtrier. Empreinte génétique d'un homme Le résultat des traces de sang, retrouvées mardi à Lagnieu, ont permis d'isoler «une empreinte génétique inconnue de type masculin» qui a été transmise au fichier national. Des traces prélevées sur la devanture d'une pharmacie, devant un bar, sur une gouttière et sur le trottoir. Soit sur plus d'un kilomètre et demi. «Soit il s'agit du sang de l'enfant, et on peut penser qu'il a été d'abord blessé ailleurs dans la ville, et qu'il est allé jusqu'à l'endroit où on l'a trouvé. Soit il s'agit du sang du meurtrier qui a été blessé pendant l'agression, et qui a laissé une trace en quittant la scène de crime», a expliqué une source proche de l'enquête à l'AFP. L'agresseur pourrait ainsi être confondu par son ADN. Les enquêteurs vont «procéder à un certain nombre de prélèvements sur des personnes qui ont pu approcher l'enfant au cours de la journée et de la soirée» de sa mort, a poursuivi le procureur, précisant toutefois qu'il n'y aura pas de «prélèvement systématique sur la population de Lagnieu». Sandrine Cochard Article
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vendredi 01 août 2008 à 14:16
Message
#7
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Sur le seuil de la porte en bois bleu jonchée des stigmates du drame, des bouquets ont fleuri. «De tout coeur avec vous, signée une habitante de Lagnieu», dit un petit mot. «A notre copain», peut-on lire sur une banderole accompagnant un ensemble de lys et de roses blanches déposé par les meilleurs amis de la victime. C'est là, dans une ruelle en pente de Lagnieu (dans l'Ain, région limitrophe du canton de Genève), que le corps sans vie d'un enfant de 11 ans, sauvagement assassiné de 40 coups de couteau, a été retrouvé lundi vers minuit. Derrière cette porte de jardin, où le garçon a vainement tenté d'obtenir de l'aide comme en témoigne la trace de sa main ensanglantée, loge Hubert Graillot. «Lundi dans la nuit, j'ai entendu les pompiers. Je me suis levé et suis allé au bout du jardin. J'ai ouvert la porte. L'enfant était là, à mes pieds, gisant sur le sol. Les pompiers réalisaient les premiers soins. C'est épouvantable», répète-t-il, abasourdi par le souvenir d'un tel spectacle. MARIE PRIEUR Suite de l'article...
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vendredi 01 août 2008 à 14:20
Message
#8
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Citation J'ai ouvert la porte. L'enfant était là, à mes pieds, gisant sur le sol. Les pompiers réalisaient les premiers soins. C'est épouvantable», répète-t-il, abasourdi par le souvenir d'un tel spectacle. C'est horrible ! -------------------- ![]() |
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samedi 02 août 2008 à 10:52
Message
#9
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L'ADN n'a donc pas «parlé». Hier soir, le procureur de Bourg-en-Bresse, Jean-Paul Gandolière, a annoncé que le profil génétique isolé à partir de traces de sang prélevées sur les vêtements du petit Valentin ne correspond à aucune des 700 000 empreintes stockées dans le Fichier national automatisé (FNAEG). Selon toute vraisemblance, l'homme qui a frappé le garçon de 10 ans à plus de quarante reprises lundi soir à Lagnieu est donc inconnu des services de gendarmerie qui, faute de piste sérieuse, vont devoir poursuivre leurs investigations. Se préparant à une enquête de longue haleine, le procureur devrait recevoir les parents de Valentin «afin de leur expliquer la procédure judiciaire qui va désormais se poursuivre». «Dans la mesure où nous n'avons aucune suspicion particulière, nous recherchons (...) les personnes qui ont séjourné à Lagnieu peu avant le meurtre. Surtout celles qui n'y habitent pas en temps normal» , dit-il. Cyrille Louis Lire la suite
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