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lundi 07 juillet 2008 à 14:16
Message
#1
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Vous êtes au carrefour de tous les arts, passionné d'opéra pour lequel vous réalisez des costumes de scène, féru d'histoire de l'art. Considérez-vous la haute couture comme le dernier espace de création et de liberté dans un univers où les lois du marché priment ? Oui et non. On est, chacun, libre de notre créativité et de notre personnalité, du style de chaque maison. Il y en a désormais si peu que chacun est encore davantage poussé à s'exprimer avec beaucoup d'individualité, dans toute sa singularité, sous son jour le plus spectaculaire. Mais on habille tous des femmes qui ont des codes très stricts, ce qui est paradoxal. Il y a un grand écart entre ce qu'on voit sur le podium et ce que la cliente porte. Chez Dior et même chez nous, pratiquement aucune robe n'est semblable à celle du défilé. On réalise des vêtements qui sont au millimètre près, non seulement d'une silhouette, d'un corps, mais aussi d'une personnalité et d'un mode de vie. Chez les clientes du Moyen-Orient, la peur d'avoir la même robe qu'une autre est réelle. On ne peut plus se le permettre, on a tous ce souvenir de la duchesse de Windsor arrivant, dans les années 1960, à une soirée avec la même robe que sa voisine, toutes les deux en Givenchy. Les commandes sont passées pour des grandes occasions, un mariage, un bal. On dessine, comme pour le théâtre, un modèle unique en partant d'un élément du défilé. Suite de l'article...
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Version bas débit | Nous sommes le : lundi 08 septembre 2008 à 02:58 |