Aureliane
vendredi 14 décembre 2007 à 13:58
Citation (Grenouille Verte @ jeudi 13 décembre 2007 à 21:24)

Citation (Aureliane @ mercredi 12 décembre 2007 à 19:35)

Ca prouve deux choses :
L'auteur n'a aucune imagination puisqu'il utilise des personnages dejà existants
L'auteur et l'éditeur n'y voient qu'un intéret : l'argent.
J'ai connu un professeur de lettre qui disait que la réécriture était le summum de la littérature.
Je trouve étrange qu'on demande aux auteurs de réinventer l'eau chaude. De nombreux livres et/ou films ont été réécrits/retournés. Sont-ils plus mauvais ? Au contraire, ils peuvent enrichir l'oeuvre initiale !
Je ne suis pas d'accord avec ton prof de lettres. Bien sur, l'inspiration a toujours ses sources quelque part. Mais pourquoi prendre des personnages dejà existants (Hugo) et des situations identiques (Desforges)?
Je considère différemment le fait d'adapter un livre au cinéma. Ce sont deux arts distincts avec des techniques distinctes, et il est en effet intéressant de voir la transformation. C parfois fort réussi (ex : Le Parfum). D'autres fois, non.
Si l'on retranscrit une oeuvre, je pense qu'il est essentiel d'en garder l'esprit et le point de vue de l'auteur.
Il est intéressant également de transposer une oeuvre ancienne dans notre époque d'aujourd'hui, d'un point de vue pédagogique : "Roméo et Juliette" au cinéma est une réussite en ce sens ou le film a respecté l'histoire, le texte, l'a rendue viable à notre époque et a suscité un intérêt de la jeunesse pour une oeuvre et un auteur dont elle se fichait à priori en raison de son ancienneté et donc de son "décalage".
A coté de ca, nous savons tous que l'art cinématographique est devenu l'industrie du cinéma et que l'art musical, l'industrie du disque. Et que cela donne droit à tous les remakes, remaniements, suites, origines, faits n'importe comment au nom du sacro-saint argent . On ne parle pas encore d'"industrie du livre", heureusement. Enfin je ne crois pas. Mais si l'on commence à faire pareil, déterrer des bouquins pour en faire une suite, ou une genèse (l'enfance de Jean Valjean, et de la mère de Jean Valjean et du chat), c la porte ouvert à tous les abus.
Des héritiers sans vergogne vont surgir de partout, vont empocher des droits, les éditeurs vont se gaver, pour un art qui n'en sera plus un. Car cela risque fort de corrompre les oeuvres originales si un certain nombre de règles ne sont pas établies.