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ALF: qui sont ces libérateurs d'animaux?Samedi 12 Juillet - 10:33 Le Front de libération des animaux suscite la polémique. Qui se cache derrière l'ALF, cette organisation considérée comme terroriste que défend Klaus Petrus? Des membres de l'ALF ont organisé un faux enterrement le 12 mars dernier à Sydney en Australie. Ils protestaient contre la pratique du «mulesing». Cette technique chirurgicale d'ablation d'une partie de la peau périanale des moutons, jugée barbare, est utilisée pour combattre les myiases. |
LE CREDO DE L'ALF
Né dans les années 1960 en Grande-Bretagne, le Front de libération des animaux (ALF, Animal Libération Front) s'est donné pour mission de «libérer les animaux de tous les lieux où ils sont victimes d'abus», qu'il s'agisse de laboratoires expérimentaux, de fermes destinées à la fourrure ou à l'alimentation. Par le biais de destruction de biens et de propriétés, les activistes cherchent à causer des dégâts financiers aux entreprises qui exploitent les animaux. Par exemple, l'ALF a revendiqué en février 2007 l'incendie de deux camions de transport de viande près de Bellinzone.
UNE ORGANISATION OPAQUE
Il est très difficile de savoir qui se cache réellement derrière l'ALF, car les militants agissent de manière anonyme, toujours encagoulés ou masqués pour éviter d'être identifiés. «Parce que les actions de l'ALF peuvent être hors la loi, les activistes travaillent de façon anonyme, que ce soit en petits groupes ou individuellement, et n'ont pas d'organisation centralisée ou de coordination de leurs actions», peut-on lire sur leur site Internet.
SONT-ILS DES TERRORISTES?
Jean-Marc Flückiger, doctorant en philosophie politique qui s'intéresse à cette mouvance, préfère parler de «mouvement politique violent» plutôt que de terrorisme. Dans La Liberté du 11 juillet 2007, il concède toutefois que «le système est comparable à celui d'Al-Qaida, tout est basé autour de quelques principes idéologiques, sans centralisation. Les cellules sont autonomes.» De son côté, l'association assure mener une «campagne non violente», car les activistes prennent toutes les précautions nécessaires pour ne pas blesser d'animaux (humains ou non humains), dit-elle.
Elly Tzogalis
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| Source: Le Matin |

