Calinougat
dimanche 18 mai 2008 à 11:09
Tout d'abord, c'est quoi concrètement "être heureux". Je pense que ce fait n'a pas la même signification pour tout le monde.
Citation
Etre heureux correspond à une certaine satisfaction. Cette satisfaction peut être plus on moins intense. On n’est donc pas heureux ou pas, on l’est plus on moins. De plus, être heureux recoupe un grand nombre de choses : jouir d’un plaisir particulier, les plaisirs pouvant être de natures très diverses ; ressentir de la joie ; ne pas souffrir, et il y a diverses formes de souffrances… il y a donc une multitude de bonheurs selon les souffrances dont on est plus ou moins libéré, les plaisirs ou les joies que l’on ressent plus ou moins. Sans compter qu’un même état de bonheur peut être obtenu de différentes façons.
Dans un être humain, se superposent des plaisirs et des souffrances de différentes natures. A priori, parler du bonheur, ou même d’être le plus heureux possible, n’a donc pas vraiment de sens, car cela ne peut être quantifié. Il y a trop de plaisirs et de souffrances difficilement comparables.
Encore ne s’agit-il là que d’une définition du bonheur instantané. La plupart des plaisirs sont contingents et éphémères. Par exemple, lorsque l’on mange, on est vite rassasié, voire dégoûté par ce qui nous a temporairement apporté du plaisir. Le désir constitue un plaisir dont il induit la disparition (en étant satisfait). Inversement, un effort (qui est une petite souffrance) peut entraîner une satisfaction qui nous le rend plus qu’acceptable. Ainsi défini, le bonheur est variable en qualité, en intensité, en durée et est extrêmement subjectif. On comprend que ce concept ait pu être exploité très diversement.
En outre, il implique souvent une idée de perfection : il s’agit d’un « état de pleine et entière satisfaction ». La perfection n’étant pas de ce monde, on comprend que l’on puisse dire qu’il n’existe pas. Tout est affaire de définition.
Je suis assez d'accord avec ça.