Simplicius
vendredi 18 avril 2008 à 07:57
Citation (Elaïs @ jeudi 17 avril 2008 à 13:05)

Il ne s'agit pas d'être pour ou contre un petrole réservé encore une fois a ceux qui ont du blé ou pas. Mais juste de dire que l'augmentation des prix du pétrole a des conséquences dramatiques.
Le fait qu'il soit cher ou non ne resoud pas le probleme concernant le fait qu'il n y en aura plus de toutes facons a un moment donné. Le faire augmenter, rallonge jute eventuellement sa date limite de consommation, en ne reservant sa cono qu'aux riches, et en laissant crever les autres, comme d'hab remarque.
Sauf que l'augmentation du prix a pour conséquence l'augmentation du prix des matieres première, diffi_cilement accessible déja pour certaines populations, ....a tres moyen terme, cela entraine la baisse in finé de la scolarisation des enfants, car quand on a plus assez d'argent pour acheter on se souvient bien vite par nécéssité qu'un enfant qui travail rapporte plus qu'un enfant à l'école or, la scolarisation est indispensable a la pérennité du developpement et surtout a l'apprentissage de comportement de developpement durable.
Maintenant, le fric dépensé dans cette ressource pourrait aussi être placé dans la recherche en developpement de nouvelles technologies ecologiques...alors que le fric depensé dedans est bien du blé de perdu en pollution.
Mais tout va bien, comme d'hab.
Concernant ta remarque sur la motorisation, celle ci a permis la croissance exponentielle que l'on a justement connu justement en un demi siecle.
Faire 8 km a pied prend environ 1 heure et demi pour une femme de mon gabarit qui en a l'habitude à une allure soutenue, pour des enfants, c'est 2 heures voir 2 heures et quart. Habité a 8 km d'une école en zone rurale n'est pas rare.
Alors apres oui, faire des politiques publiques plus adaptées aux nouvelles configurations ecologiques...mais les politiques ont ils vraiment la main?
Je ne suis pas vraiment d'accord. A te lire rapidement et sommairement, on pourrait penser qu'il n'y a rien eu entre le Moyen Age et l'ère du pétrole. La première Révolution industrielle n'a pas du tout coïncidé avec le pétrole. C'était le charbon à l'époque. La fermeture des mines a-t-elle amené à une régression ? Non car le pétrole a pris la place. Seulement le pétrole est destiné à connaître le même sort que le charbon : c'est une énergie fossile en voie d'extinction. Et encore ! Il reste du charbon mais son extraction n'est guère rentable et sa consommation encore plus polluante que celle du pétrole. Pour le pétrole, il n'y a plus eu de découverte majeure de gisements depuis un quart de siècle. Si on continue la consommation actuelle voire qu'on l'augmente, c'est une question de décennies et peut être même pas un demi siècle avant son asséchement complet.
Peut-on privilégier une attitude très égoïste qui consiste à dire : notre génération doit vivre bien et à bas coût, après nous le déluge, que nos descendants se démerdent avec plus de pétrole du tout et une planète connaissant des régions hyper-polluées ?
Ce n'est pas aider les Etats en voie de développement que de ne pas leur proposer de fonder leur développement sur une énergie autre que celle qui n'existera plus à moyen terme. Quand ils auront tout fondé dessus, ils se retrouveront gros jean comme devant dans pas longtemps. Leur développement entre-temps aura été un mirage. Il n'est pas de leur intérêt de répéter ce qu'on a fait il y a 50ans. C'est aussi délirant que la Chine qui singe l'Angleterre des années 1820 avec son charbon, le smog qui empoisonne villes et rivières et des conditions de travail tellement abominables qu'elles avaient suscité à l'époque la création du communisme (ironie qu'on retrouve ces archaïsmes dans un "Empire communiste").
Ce n'est pas une question manichéenne riches/pauvres, c'est une question de possibilité énergétique, d'existence (ou pas) de ressources et de viabilité de la planète. C'est être suicidaire et raisonner à très court terme de dire aux Togolais, aux Péruviens et aux Afghans : vous êtes destinés à connaître le mode de vie de l'Occident des années 60 : des pavillons de banlieue qui grignotent des surfaces agricoles utiles et qui incitent à avoir une voiture par personne pour faire 60 voire 100kms d'embouteillages où les gaz d'échappement s'en donnent à coeur joie, des places d'avion qui sont à peine plus chères qu'un resto à 4, une société de consommation à tout crin où le leitmotiv est l'éphémère et l'abondant : une nourriture qui ne se base plus sur les saisons à coup d'importations dans tous les sens et de congélos, des meubles qui ont vocation à être jetés, des vêtements bons pour la poubelle au bout de 6 mois...
Sauf que l'Occident des années 60 c'est pas 500 millions de consommateurs absurdes. A presque 7 milliards, c'est plié, on peut déjà appuyer sur le bouton game over.
Personnellement, je suis favorable à l'obligation par des mesures coercitives des Etats d'arrêter le délire. On peut faire tous les spots de pub sur l'environnement, ça n'empêchera pas les gens de penser qu'il leur faut leur maison individuelle à 3 plombes du boulot avec le tout voiture qui va avec. En taxant encore et toujours plus le carburant, on oblige à la sagesse. Jusqu'au jour où l'Etat (comme ça a existé en période de crise) réservera le carburant aux seuls véhicules d'utilité publique pour mettre en conformité actes et discours. Ca présentera le mérite de réserve le pétrole à la pétrochimie, activité ô combien plus vitale que d'alimenter tous les tire-veaux de la création. Quand on sait que le pétrole entre dans la composition de certains médicaments, on se dit qu'il est responsable de permettre aux siècles futurs d'en profiter eux aussi.
La fin d'une énergie à coût vil obligera de rompre avec la surconsommation et de revenir à des comportements sains où tout gaspillage était prohibé. En France, nos grands parents raisonnaient encore ainsi il y a 3 quarts de siècle et ne vivaient pas l'enfer pour autant. Si la décroissance est synonyme de l'arrêt du gaspillage insensé, j'en suis partisan sans condition. C'est à notre mode de vie de s'adapter aux possibilités de la planète et non la planète de créer (mythiquement) ce qu'elle ne peut offrir pour alimenter les obsessions consuméristes.
Enfin, pour le déplacement, là encore il y avait une vie avant le Tout voiture. L'école obligatoire pour tous, c'est Jules Ferry à une époque où pas une ville savait quelle tronche avait une voiture et à une époque où la France, contrairement à aujourd'hui, était majoritairement rurale. A ce que je sache, l'éducation a pourtant fait des bons colossaux.
La fin du pétrole obligera à la fin des banlieues "horizontales" et à la reconcentration au sein de villes et bourgs viables où les activités essentielles pourront se faire soit à pied soit avec des transports en commun (métro, tramway, trolley) dont les lignes n'auront pas à courir sur un diamètre considérable.
De toute façon, on peut gloser, la fin du pétrole arrive inéluctablement. Les "énergies renouvelables" ne pouvant connaître qu'une production sans commune mesure avec ce qu'on a vécu, les compotements doivent changer. Et des Sociétés peuvent connaitre une amélioration des qualités de vie sans recourir à la surconsommation.
Citation (SN3 The last. @ vendredi 18 avril 2008 à 01:05)

Citation (Elaïs @ jeudi 17 avril 2008 à 13:05)

Concernant ta remarque sur la motorisation, celle ci a permis la croissance exponentielle que l'on a justement connu justement en un demi siecle.
Moralité : surpopulation. Jusqu'à maintenant je n'ai vu que des points négatifs à la croissance; à moins que l'on m'en donne des positifs justifiants (ce qui, inévitablement, devient beaucoup plus difficile) le désastre qu'elle impose, je ne vois pas comment adopter ce principe
D'un côté ça prône la croissance, de l'autre la disparition de l'humanité pour le bien de la planète. Qu'y a t-il au milieu?Pour une fois, je suis à 100% d'accord avec toi sur ce sujet.