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Jean la ChanceVendredi 08 Février - 10:32 Lieu : Théâtre Antoine Vitez - Ivry-sur-Seine Dates : du 07 Janvier 2008 au 03 Février 2008 |
'Jean est un paysan qui se laisse (bien) vivre dans sa ferme-auberge avec sa femme. Arrive un homme de la ville qui séduit cette dernière. Elle demande à Jean de la retenir contre elle-même, contre ce qui l'entraîne, contre ce qu'elle désire. Il ne peut ou ne veut pas. Elle le quitte et en échange de son départ elle lui donne la ferme. Jean échangera ensuite la ferme contre deux charrettes (la liberté), une charrette contre l'amitié, la seconde contre un manège (la joie), le manège contre une oie, l'oie contre la compagnie des hommes, ses habits contre un travail, son travail contre l'amitié à nouveau, l'amitié contre la vie (ou la mort ?). Il sera finalement dépouillé de tout. Le voilà nu et seul (libre et heureux ou pauvre et désespéré?) au bord d'une rivière. Jean est un solitaire, lumineux, qui au bout de son chemin est plongé dans la nuit. Ce passage de la lumière à la nuit, il en est à la fois innocent et coupable. Innocent de l'état du monde et coupable de ne pas pouvoir ou vouloir le combattre.'
Jean-Claude Fall
De Bertrolt Brecht
Mise en scène de Jean-Claude Fall
Avec David Ayala, Mihaï Fusu, Patty Hannock, Dominique Ratonnat, Roxane Borgna, Fouad Dekkiche, Jean-Claude Fall, Isabelle Fürst, Fanny Rudelle, Luc Sabot
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| Source: Evene |
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Du rire à l'effroi avec "Jean la Chance"Vendredi 08 Février - 10:33 La pièce Jean la Chance de Bertolt Brecht qui, après Ivry, sera présentée en tournée en Suisse et en France, tient de la farce, de la fable et du conte, puisqu'inspirée du Hans im Glück, des Frères Grimm. Mais cette oeuvre de jeunesse, écrite à l'âge de 20 ans à la même époque que Baal et Tambours dans la nuit, puis oubliée inachevée dans un tiroir, annonce Le Brave Soldat Schweik, Homme pour homme, La Bonne Ame du Sichuan ou Sainte Jeanne des abattoirs : une interrogation sur la bonté et sur le mal, sur la naïveté, sur la nature humaine, sur la nature sociale. |
Victime incessante de son infinie bonté, de sa confiance absolue dans les autres, Jean subit plus que Job, mais ne sera pas récompensé. Son innocence, sa naïveté ne rencontreront que cruauté, noirceur et perversité. Il pardonne et accepte chaque coup du sort avec bonhomie, se repaissant pour se consoler de la nature qu'il aime profondément - la pièce se passe au fil des saisons pendant une année -, la caresse du soleil et du vent, la douceur de la pluie, la beauté des étoiles.
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| Source: LE MONDE | 07.02.08 |
