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vendredi 16 mai 2008 à 10:09
Le RC Lens peut-il se remettre d’une descente en Ligue 2 ? 16/05/2008 - 10 h 15 -
Aristide Mamilo
©TeamshootSamedi, le match contre Bordeaux comptant pour la dernière journée du championnat et qui se jouera à guichets fermés, décidera de l’avenir du Racing Club de Lens en L1.
Même si à l’image de Jean-Pierre Papin l’espoir de se sauver demeure, il n’en est pas moins vrai que la position de premier relégable qu’occupe les
Sang et Or, est une circonstance aggravante. Même avec une victoire contre le dauphin de l’OL le maintien ne serait pas garanti (Lens devra compter sur un faux pas de Paris 16e avec un point d’avance, et le TFC 17e avec le même nombre de points, mais bénéficiant d’un meilleur goal-average).
Lens a donc un pied et demi en L2, et le président Gervais Martel qui est un homme avisé, n’a pas attendu la fin des moissons pour réfléchir sur toutes les éventualités.
En cas de descente, outre les conséquences sur les revenus donc de la pérennisation des emplois des salariés lambda du club, le budget devrait diminuer de moitié à cause des pertes (en début de saison, Gervais Martel avait tablé pour une place européenne, soit des rentrées d’argent provenant des droits télé de l’ordre de 30 à 40 millions €, ce qui impliquerait le départ des cadres de l’équipe pour trouver un point d’équilibre.
Un budget amputéLe football a cela de magique, c’est qu’il peut donner lieu aux scénarios les moins envisageables. Voilà à quoi s’accrochent désormais les supporters lensois qui sentent le souffle de la L2 emporter leur club de coeur, mais qui ne font pas face aux contraintes plus rationnelles qui occupent les réflexions de Gervais Martel. En effet, le président du club nordiste qui a indiqué qu’il resterait fidèle au club dans lequel il s’est tant investi même en cas de relégation, devrait composer dans ce cas de figure avec un budget amputé au moins de moitié.
Avec un budget estimé à 69 millions € cette saison, les Artésiens qui vont accuser un manque à gagner important par rapport aux prévisions initiales, devront néanmoins limiter les dégâts en compensant les pertes.
Si Lens descend et compte retrouver l’élite la saison suivante, il faut trouver les moyens pour financer les ambitions. C’est donc dire que la vente de certains joueurs deviendrait une obligation, à cause de leurs salaires trop importants, mais aussi parce qu’ils permettraient de renflouer les caisses.
Les départs inéluctablement envisageablesContrairement aux autres concurrents pour le maintien tels que le PSG et le TFC, qui disposent au sein de leurs effectifs des joueurs dont les ventes pourraient permettre d’empocher un pactole, le club nordiste qui ne possède pas d’éléments valides de cette dimension, devrait se contenter d’indemnités de transfert raisonnables.
Convoité par l’Olympique de Marseille et l’AS Monaco, la vente du capitaine de l’équipe Severino Hilton pourrait rapporter 5 millions € au club. Les rentes sur les départs envisageables de Kovacevic, Coulibaly, Maoulida, Belhadj, Monterrubio, Sablé, pourraient rapporter jusqu’à 15 millions €.
Loic Rémy qui a récemment manifesté son envie de rester une saison de plus en prêt chez les
Sang et Or, ne devrait pas poursuivre l’aventure sous ces conditions.
L’épineux cas DindaneReste le cas Dindane blessé au genou et indisponible pour 6 mois, alors que sa présence sur le terrain aux côtés de ses coéquipiers aurait été déterminante à ce moment crucial de la saison. Avant la blessure de l’international ivoirien, le Racing aurait pu compter sur une belle indemnité de transfert venant de prétendants anglais voire allemands, séduits par les qualités de leur attaquant. Théoriquement, un transfert est impossible, car on a rarement vu un club conclure l’arrivée d’un joueur dont l’indisponibilité s’étend sur la moitié de la saison. En même temps, Lens aimerait ne plus assumer la charge d’un salaire aussi important en L2, même si un abattement de 20 % pourrait alléger le fardeau. Un problème épineux pour Gervais Martel.
Miser sur les jeunesSi la descente était confirmée, Lens pourrait compter sur ses jeunes pousses telles Kévin Monnet Paquet, Jonathan Lacourt, David Pollet, Abdoulrazak Boukari, sachant que Yohan Demont et Vedran Runje par exemple pourraient également relever le challenge de l’étage inférieur, si le projet sportif était ambitieux.
La maison lensoise est en péril. Mais un brin d’espoir sur sa survie demeure, surtout dans ce championnat où l’incertitude a été le maître mot tout au long de la saison.
Source Footmercato.net