seth rotten
vendredi 25 avril 2008 à 14:52
Hin hin hin.
Procédons par ordre.
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Puisque tu refuses l'Esprit, il n'y a pas de vérité à trouver et encore moins à révéler. La matière n'est constitutive d'aucune vérité : elle est, c'est tout.
Oui et c'est ce que je dis : la chair est la réalité. Seule la matière existe, voilà la vérité. Avec un petit "v". Les choses sont, point. Le reste est mensonge.
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Ta matière ne fait que baigner dans l'invisible. Elle subit quand nous concevons.
Concevoir, c'est une illusion. Tu CROIS avoir de l'influence mais ce sur quoi tu crois en avoir n'existe pas, donc cette influence n'existe pas. La matière subit, c'est juste. Mais c'est la nature de toute chose que de subir. Le reste c'est de la prétention, s'imaginer pouvoir faire autre chose. Puisqu'au final tu subis la décomposition

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pour preuve, lorsque tu as faim, nous devisons autour d'un repas. Celui ci n'est jamais qu'anodin pour nous alors qu'il est essentiel pour toi.
Sans doute mais regarde l'ordre de tes priorités : parler ou manger ? Car au final vous mangerez alors que vous n'êtes pas obligés de parler. Parler ça peut se faire en chiant, en baisant, en pissant, en faisant rien ou en mangeant. C'est accessoire. C'est une façon de meubler. Mais au final vous parlerez autant que vous voulez, vous finirez par manger. Pourquoi ? Parce que vous avez faim.
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C'est ce qui nous mène à l'immortalité. C'est ce qui fait que nous sommes des dieux.
Hé ben tu n'as pas peur mec ! L'immortalité, rien que ça ! C'est un beau concept mais tes cellules finnisent par se lyser et disparaître, faisant disparaitre par là même la machine qui fabrique ce rêve que tu appelles "conscience" ou "immortalité", comme tu veux. Et c'est en embrassant les ténebres infinies que tu comprendras que tout celà n'avait pas de sens ni d'importance, car au final même les Dieux finissent par mourir, quand on ne croit plus en eux.
"Car n'est pas mort ce qui éternellement peut dormir
Et au cours d'étranges éternités la mort même peut mourir"
Je crois que tu n'as pas atteint ce stade.