"Des juges humains, trop humains..., par Laurent Greilsamer
LE MONDE | 15.09.08 | 13h38 • Mis à jour le 15.09.08 | 13h38
Mais que se passe-t-il chez les juges ? Voilà plusieurs mois qu'ils se révèlent humains, trop humains. Et à chaque fois, la sidération opère. Sur le thème : "Non, ce n'est pas possible...", alors que d'autres juges répondent : "Si ! Nous avons les preuves, les aveux."
C'était dans Le Monde, le 13 septembre. Yves Bordenave racontait l'écart du substitut Patrick Keil, en poste à Montpellier. Devenu compagnon de bistrot d'un dentiste (on imagine la chaude camaraderie, la complicité et la connivence), le magistrat avait rendu de menus services à son ami en violant le secret de l'instruction. En échange, M. Keil avait empoché 15 000 euros en espèces. Peut-on le croire ? Peut-on imaginer cette corruption vulgaire, simplette... Oui. Le substitut a reconnu les faits. A quoi bon nier l'évidence ?"
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