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Mercredi 29 Juillet - 14:11 - AFP/FRAN CAFFREY En Irlande du Nord, des groupuscules républicains multiplient les actes de violence. Le retour à la violence de groupuscules républicains (catholiques) dissidents en Irlande du Nord inquiète Londres et Belfast, les deux parrains des accords de paix qui, en 1998, ont mis fin à trente ans de guerre civile. Depuis l'attentat avorté du 14 juin perpétré par des républicains dissidents, qui a blessé deux officiers de police, les attaques visant des membres des forces de sécurité se multiplient. |
La province a été placée au niveau d'alerte maximale. Le MI5, le service britannique de contre-espionnage et de lutte antiterroriste, a intensifié ses écoutes téléphoniques de militants républicains ultras. Quant au MI6 (espionnage), sa priorité est d'arrêter les livraisons d'armes aux extrémistes, provenant essentiellement des pays baltes.
Ces groupuscules reprochent à l'IRA et à sa branche politique, le Sinn Fein, leur engagement en faveur de la paix et des accords de partage du pouvoir avec les protestants, considérés comme une trahison de la cause républicaine de réunification de l'Irlande.
Les effectifs de ces opposants sont limités à une centaine de membres actifs issus de trois groupuscules : l'IRA véritable, l'IRA de la continuité et Oglaigh na hEireann. Ces jusqu'au-boutistes disposeraient d'un arsenal limité. Et la puissance de ces paramilitaires, certes dotés d'une solide expérience de la lutte armée, n'a rien à voir avec celle de l'IRA d'antan, force militaire digne de ce nom.
Marc Roche
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| Source: Le Monde |
