Citation (SN3 The last. @ mardi 29 juillet 2008 à 22:16)

Citation (carnifex @ mardi 29 juillet 2008 à 20:40)

Le gréviste est nuisible au taux de profit. Il est utile à l'accroissement des salaires. Tout dépend de ton point de vue. Du point de vue de l'oligarchie possédante, le gréviste est nuisible. De point de vue des 93% de salariés, c'est différent.
93%, ce chiffre provient certainement d'un sondage. Un sondage n'est pas révélateur car la totalité des salariés ne sont pas questionnés.
Un sondage, c'est de la merde illusoire.
Je n'ai pas dit "de 93% des salariés", mais "des 93% de salariés", ce qui avait pour objet de mentionner que les salariés constituent 93% de la population active.
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Citation (Alternativ @ jeudi 31 juillet 2008 à 02:23)

Citation
Le gréviste est nuisible au taux de profit. Il est utile à l'accroissement des salaires. Tout dépend de ton point de vue. Du point de vue de l'oligarchie possédante, le gréviste est nuisible. De point de vue des 93% de salariés, c'est différent.
C'est exact le gréviste est nuisible au taux de profit: à long terme le gréviste est donc nuisible à lui même.
Le profit n'est aucunement utile au gréviste ni à court, ni à long terme. C'est la part de la valeur ajoutée qui ne lui est pas utile, puisqu'elle ne lui est distribué ni sous forme directe (salaire) ni sous forme indirecte (cotisation sociale).
Le profit est utile à celui qui le perçoit, l'actionnaire, pas au salarié.
Citation (Alternativ @ jeudi 31 juillet 2008 à 02:23)

Soyons réaliste, cela va de soi que l'actionnaire ne pâtira pas des revendications salariales.
Quand la part des salaires augmente, celle de la rémunération de la détention du capital diminue. L'actionnaire pâtit nécessairement des augmentations de salaires.
Citation (Alternativ @ jeudi 31 juillet 2008 à 02:23)

Il n'est pas nécessaire d'être patron "oligarque" pour savoir que les augmentations de salaires ne tiennent pas de leur générosité mais d'une augmentation du chiffre d'affaire en valeur et en proportion de l'inflation
L'accroissement du chiffre d'affaire n'oblige ni ne permet (la valeur ajoutée est une meilleure variable) une augmentation de salaire. Le niveau des salaires tient au partage salaire/profit, qui dépend in fine de la combativité du salariat.
Citation (Alternativ @ jeudi 31 juillet 2008 à 02:23)

: par ces temps difficile, une entreprise doit savoir rester compétitive.
Et après la pluie, le beau temps.
Citation (Alternativ @ jeudi 31 juillet 2008 à 02:23)

Ce que tu dis quant au rôle du gréviste dans l'accroissement des salaires est vrai et j'ai envie de dire "heureusement!". Sauf que la critique n'est pas portée à la grève en soi mais à son utilisation, son excès. Pour être clair je pense simplement qu'il faut savoir être réaliste et savoir faire certains sacrifices: on ne peut pas éternellement exiger une augmentation du pouvoir d'achat (l'augmentation du salaire n'étant pas forcément une augmentation de pouvoir d'achat) quand on sait que celle-ci est impossible mais aussi quand on sait que certains n'ont même pas le pouvoir de revendiquer des hausses de salaire et luttent même pour la conservation de leur pouvoir d'achat.
Affirmation acceptable, mais dénué de rapport à la réalité. Les catégories qui font le plus grève connaissent également la baisse de leur pouvoir d'achat et ne revendique même pas l'indexation de leur salaire sur les prix. A fortiori pas non plus une indexation (légitime) sur les prix + la hausse de la productivité. Encore moins une augmentation du pouvoir d'achat "impossible".
Citation (Alternativ @ jeudi 31 juillet 2008 à 02:23)

Je suis certain que tu dois côtoyer des gens de bords suffisamment différents pour avoir la preuve du contraire. Je ne suis pas sociologue donc je ne vais pas m'aventurer dans des chiffres comme tu le fais. Je reste tout de même certain que ton très grand groupe de salariés n'est pas si uni que tu le crois.
Je ne dis pas qu'ils sont unis.
Cependant, il est un fait objectif que toutes les personnes tirant la majorité de leur revenus de leur travail ont intérêt à ce que le partage salaire/profit évolue en faveur des salaires.
Il est un autre fait objectif que du fait de la répartition inégale de la propriété du capital, au moins 90% de la population a intérêt à ce que ce partage évolue en faveur des salaires.
Citation (Alternativ @ jeudi 31 juillet 2008 à 02:23)

Je persiste: paranoïa. D'ailleurs tu as probablement raison puisque j'entends beaucoup parler de cette théorie dans...la presse justement ! Ne me dis pas "oui dans marianne", je confirmerais mais j'ajouterais l'humanité, Libération, le canard enchainé.
Ni l'Huma, ni Libé, ni le Canard n'ont diabolisé Sarkozy. Dénoncé certaines (Libé) de ou toutes ses idées et ses propositions (L'Huma et le canard), sans doute. Diabolisé, non.
Citation (Alternativ @ jeudi 31 juillet 2008 à 02:23)

En ce qui concerne le reste de la presse écrite, tu prends le journaliste pour un idiot en prétendant qu'il puisse être manipulé par les "amis de Sarkozy".
Où ai-dit que le journaliste était manipulé ?
Je le dirais plutôt formaté, sélectionné pour sa conformité idéologique, et menacé s'il s'en détournait.
Citation (Alternativ @ jeudi 31 juillet 2008 à 02:23)

Citation
Oui, ce serait immodeste. Il est bien des salariés qui ne font pas grève. Il n'en existe pas qui en abuse. Et pour cause, ça coûte très cher.
Cela coûte cher mais cela n'est pas un argument. blush.gif Permets moi de m'interroger sur la capacité de financement des grévistes qui ont quitté leur poste presque un mois pendant la grève contre la réforme des régimes spéciaux. Permets moi de m'interroger sur l'utilisation du budget de certains syndicats sachant que la règle de la transparence n'est que partiellement appliquée.
De toute façon ce que je considère comme abus du droit de grève, tu le considererais sûrement comme normal, donc pas si cher.
Certes. Je trouve normal que les salariés puisse mettre de l'argent dans un syndicat pour pouvoir soutenir le moment venu une grève.
Citation (Alternativ @ jeudi 31 juillet 2008 à 02:23)

Tu réponds là à une question inexistante. Que le salarié ait le pouvoir de demander une augmentation de salaire ne me choque pas, c'est son avantage logique dès lors qu'il est indispensable. En revanche qu'il l'applique (surtout avec excès) comme si la part de la valeur ajoutée consacrée aux salaires dépendait simplement du bon vouloir du grand manitou issu de "l'oligarchie" et non pas de la santé de l'entreprise
La "santé de l'entreprise", c'est le truc flou au nom duquel on peut distribuer les gains de productivité aux actionnaires ad vitam aeternam ?
La question n'est pas où tu la situes. Personne ne défend l'idée absurde que les salaires doivent être supérieur à la valeur ajoutée nette. La question tient à la part de la rémunération de la propriété du capital. Doit-elle continuer à augmenter ? Doit-elle diminuer ? Doit-elle être ramenée à zéro ? (la dernière solution a ma préférence)
Citation (Alternativ @ jeudi 31 juillet 2008 à 02:23)

Citation
auf qu'il ne s'agit pas d'un bénéfice. Les cheminots payent leur retraite par des cotisations sociales lourdes et des salaires nets faibles.
Cela est faux. Le taux de côtisation est le plus élevé chez les salariés EDF/GDF qui bénéficient des régimes spéciaux mais certainement pas de salaires nets faibles.
"Cela est faux", mais tu me réponds EDF/GDF quand je te parles des cheminots. Qu'est-ce qui est faux, au juste ?
Quant aux salariés d'EDF et GDF, je doute qu'ils soient des privilégiés. Si tu as des chiffres ou des éléments dans ce sens à nous donner...
Citation (Alternativ @ jeudi 31 juillet 2008 à 02:23)

Ensuite le taux de côtisation des salariés du privé (régime général) est à hauteur de 10 % contre 7.5 % pour le régime spécial SNCF auquel tu faisais justement allusion...
La part des seules "cotisations salariales" dans la valeur ajoutée n'a pas de sens. C'est la part totale de la richesse produite par les cheminots attribuée à leur régime qui est significative, soit les "cotisations salariales" + les "cotisations patronales".
La répartition cotisations salariales/patronales n'est qu'une fiction comptable. Elle n'existe pas dans les pays où la sécu est financée par l'IR. La valeur ajoutée est partagée entre salaire direct, salaire indirect (cotisations sociales en France) et profit.
Ce sont les rapports de ces trois valeurs à la VA qu'il convient d'observer pour faire des comparaisons.
Le rapport de la deuxième à la VA est d'environ 30% pour le régime général, 42% pour les cheminots, il me semble. Une dizaine certaine de points d'écart.
Citation (Alternativ @ jeudi 31 juillet 2008 à 02:23)

Carnifex, l'ennui est-il pour toi que le régime spécial soit aligner au régime général?
L'ennui est que l'on fasse travailler les personnes âgées ou plus souvent qu'on les prive de pension décente sous prétexte qu'elle n'auraient pas travaillé quarante douze annuités et demi, alors qu'on a cinq millions de chômeurs en âge de travailler.
Citation (Alternativ @ jeudi 31 juillet 2008 à 02:23)

Tu pourrais de toute façon dormir tranquille puisque la durée du régime général sera allongée à la même date que le régime spécial, en adéquation avec la forte augmentation de la durée de vie de l'être humain et la nécessité de sanifier un budget à la dérive
L'augmentation de la durée de la vie, ça existe depuis 1945 au moins. Et on n'a jamais eu besoin d'allonger la durée de cotisation. (Il y a un truc qui existe et qui augmente plus vite que l'espérance de vie, c'est la productivité du travail)
Quant à l'équilibre du budget, dans les conditions économiques et démographiques présentes, il ne peut se faire que de deux manières : en diminuant les pensions ou en augmentant les taux de cotisations. (note : quand on a des gains de productivité, on peut en attribuer une partie à une hausse des taux de cotisations, c'est d'ailleurs ce qu'on a fait depuis 1945 dans le silence le plus assourdissant sans que l'économie ne s'effondre pour autant)
Citation (Alternativ @ jeudi 31 juillet 2008 à 02:23)

et ne pas laisser une dette encombrante (dangereuse?) aux générations suivantes (c'est une étape parmis d'autres).
La dette était bien plus importante en 1789. Pourtant, l'espérance de vie était faible. La dette est plus un prétexte pour affecter les recettes de l'Etat à l'enrichissement des plus riches via les intérêts de cette dette, qu'un miroir de la part des dépenses socialisées dans la VA.