Adultère : l'expression d'un manque dans le couple

Pour Gérard Leleu, médecin, psychothérapeute et auteur de Le couple et la fidélité (éd. Flammarion), l'infidélité n'a rien d'une fatalité génétique. Ses véritables origines ? Des besoins légitimes insatisfaits.
"Evidemment, il ne faut pas nier que, d'une certaine façon, nous avons tous un côté polygame, et les hommes davantage encore que les femmes, expose Gérard Leleu, médecin et psychothérapeute.
"Pour en être convaincu, il suffit de se souvenir que la notion de fidélité a initialement été créée par l'homme pour s'approprier le sexe et le ventre des femmes, puis a été érigée en vertu par l'église pour maintenir en place un système patriarcal. Ceci étant dit, l'infidélité ne doit pas être perçue comme une fatalité génétique ou biologique, comme semble le dicter la mode aujourd'hui. L'homme du 3ème millénaire est, en effet, beaucoup moins contraint par ses instincts que ne l'était son ancêtre l'homo-sapiens. A notre niveau d'évolution, les causes d'infidélité ne sont donc plus "naturelles"".
Leurs véritables origines selon Gérard Leleu ? Des besoins légitimes insatisfaits. "Tout le monde ou presque, hommes ou femmes, pensent aujourd'hui qu'il est indispensable d'être fidèle pour réussir pleinement une relation amoureuse. Les raisons qui conduisent à nouer des relations extraconjugales sont donc rarement celles que l'on annonce consciemment, poursuit le thérapeute. Dans la majorité des cas, on trouve, en réalité, à l'origine du comportement adultère un conflit datant de l'enfance, un besoin de réassurance narcissique ou un manque de communication dans le couple. Plus rarement un problème d'origine sexuel". Propos vérifiés par les statistiques : ce qui rend, aux yeux des Français, l'infidélité admissible ? Quand l'un rend la vie impossible à l'autre (43%), le manque d'attention et de tendresse (39%) et la perte de désir dans le couple (24%).
SOURCE : www.spychonet.fr http://www.psychonet.fr/2001/04/27/1191-ad...-dans-le-couple