Flovia
jeudi 03 juillet 2008 à 12:12
Très sincèrement, je suis heureuse pour elle!

Six ans de calvaire, tout de même...Cette femme est courageuse!
Il n'empêche que dès le début de sa campagne pré-electorale, parce que c'était de cela qu'il s'agissait, je me suis posée la question suivante, laquelle concerne en vérité toutes les femmes qui briguent un haut poste au niveau gouvernemental, soit dit en passant...: une carrière politique est-elle compatible avec une vie familiale?
Dans le cas d'Ingrid, à fortiori?
Elle s'est investie dans un combat contre la corruption, les cartels, la pauvreté. C'est tout à son honneur! Et d'ajouter, avec le consentement et l'approbation totale de ses enfants, cela a été écrit et entendu.
Maintenant, Ingrid Betancourt connaissait les dangers encourus pour un tel engagement. Démarche aussi téméraire que médiatique!
Avait-elle le droit, néanmoins, de privilégier sa carrière politique au détriment de sa vie familiale?
Ne vaut-il pas mieux être dégagé de toutes contraintes, en ce cas précis?
Alors, quand je voyais ses enfants, très (trop?) dignes au demeurant, affirmer devant les médias que les FARC leur avaient arraché leur maman, je ne pouvais m'empêcher de penser qu'en une éventualité semblable, j'aurais plutôt éclaté en sanglot, hurlé mon désespoir!...D'où malaise ressenti...
Et je songeais aussi: A qui la faute, en premier? Aux FARC ou à Madame Betancourt?
Que le réquisitoire de sa libération ait été placé sur un plan humain, rien de plus évident!...Quant à le positionner sur le plan affectif, à l'éclairage des déclarations filiales antérieures, je suis plus mitigée. Mais que pouvait-on évoquer d'autre, en vérité?
Enfin, souhaitons que tous les autres otages, environ deux milles, plus anonymes, ceux-là, ne soient pas laissés pour compte, à présent...