
Tout d'abord, je dois vous avouer que vous n'aurez pas de photos, cette fois encore, hélas...
Non, non, je n'avais pas oublié mon antique numérique, mes accu étaient chargés
Le type, un grand balèze (qui ne m'impressionne pas du tout, du tout, soit dit en passant...) me dit d'ouvrir mon sac, un grand fourre-tout noir et profond.
J'obtempère, sourire aux lèvres, quelque peu cynique!... Vous n'ignorez pas à quel point une fille peut charger un sac, n'est-ce pas?! Parapluie, bouteille d'eau, brosse, etc...Et appareil photo tout en dessous!
Pis, voilà qu'il me pose la question qui tue, d'un air jovial: " Vous avez un appareil photo?" Et moi, de répondre, tout de go: " Mais, oui, bien sûr!!!!" ...
Arfff, je serais bien autoflagellée d'avoir été piégée de la sorte! Induite en erreur par le fait que, pour Popa Chubby, les appareils étaient autorisés...
Vi, je sais, je crains!!!
Bon, bref...La sentence est immédiate: interdit!!!
Alors, le vif du sujet, maintenant...
La première partie est assurée par le groupe US Ned Evett (je me suis renseignée plus tard....
La particularité de ce trio vient de la présence du véloce Ned Evett, bon guitariste, je l'admets, et qui utilise une guitare du type fretless...
Mais, malgré leurs efforts pour chauffer la salle, je n'accroche pas vraiment...
L'acoustique y est toujours aussi déplorable
La salle se ré-éclaire. Changement de matos, les bâches qui couvraient les gros ampli du Satch sont enlevées. Essais des guitares par les petites mains
Acclamations, sifflements, délire de la part de ce public d'initiés, et là, je me dis : "Ah, les lyonnais sont chauds, ce soir! Bon, bon, cool!!!"
Il faut aussi avouer que le fait d'être dans une salle "assise" ne facilite guère l'exaltation...
Euh...Nous avons donc droit à un quatuor, lead guitar, rythm guitar (+ acoustic guitar), bass, drums, ce soir!
Et c'est parti pour "I just wanna rock" comme l'indique l'écran géant pointilliste vert & jaune (je crois...) qui tapisse le mur du fond...L'éclairage est génial, les gros spots tournent et roulent sur eux-même, inondant périodiquement et largement le public, sur le rythme du tempo!
On sent la différence de moyens par rapport au groupe d'ouverture!
Ah, oui, j'ai l'impression d'avoir deux coeurs qui battent tellement les amplis crachent...
Pour les guitares, quatre seront utlisées, parmi lesquelles l'Ibanez rouge. Pour les autres, demandez aux plus pointus que moi...
Alors, parmi les titres joués et appréciés, il y aura "Ghost", "Time machine", " One big rush", "Crying" et "Andalusia" ( très beau morceau, avec une belle guitare acoustique, derrière Joe. Cf dernier album, merci Brad!
Magnifique démonstration de la part de Satriani, certes
En plus, sa présence scènique se borne, à chaque fin de riff, à un levé de bras droit, index tendu à la ET!
Il faudra, lors d'un break, l'intervention, de l'étonnant bassiste Stu Hamm, pour déverrouiller l'exubérance latente du public...Enfin!!!!
Un solo débridé et remarquable, vi!
L'ambiance est meilleure d'un coup, et Satriani en profite dès son retour...Il sort de sa réserve
Le rappel est enthousiaste
Le satch arrive même à nous faire reprendre en choeur, chacun de ses phrasés, et on pousse tous de bon coeur la chansonnette, je dois dire!
On est même tellement bon, qu'il nous filme un moment avec sa caméra!
(Les parisiens n'auront qu'à bien se tenir, ce soir, au Grand Rex! Hi hi..
En somme, deux heures de très bon concert, vi, vraiment!!!!

